FAO.org

Accueil > Peste des petits ruminants

Peste des petits ruminants

 
Previous

La Peste des petits ruminants (PPR), également appelée peste des ovins et des caprins, est une maladie animale très contagieuse des petits ruminants. Une fois introduit, le virus peut infecter jusqu’à 90 pour cent d’un troupeau et la maladie tue entre 30 et 70 pour cent des animaux infectés. Le virus de la PPR n’infecte pas l’homme.

La PPR a été décrite pour la première fois en Côte d’Ivoire en 1942. Depuis, la maladie s’est propagée à de vastes régions d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Actuellement, plus de 70 pays ont confirmé la présence de la PPR à l’intérieur de leurs frontières et de nombreux pays sont à risque que la maladie soit introduite. Environ 1,7 milliard d’ovins et de caprins sont élevés dans ces régions, soit environ 80 pour cent du cheptel mondial d’ovins et de caprins.  

En 2015, des hautes autorités compétentes et des chefs des services vétérinaires de 70 pays ont adopté, à Abidjan, Côte d’Ivoire, une stratégie mondiale pour le contrôle de la PPR. La stratégie est en ligne avec les principes de la fructueuse campagne qui a mené à l’élimination totale de la peste des petits ruminants.

Voir le Document de synthèse, la Stratégie mondialele Recueil des Résumés et les Recommandations.

La FAO et la PPR

La FAO fournit depuis longtemps un appui aux pays dans le domaine de la préparation et de la réponse à la PPR, dans le cadre de l’action qu’elle mène pour réduire l’impact des maladies animales transfrontières.

Préparation et réponse  

La FAO aide les pays à se préparer à des situations d’urgence liées à la PPR et à intervenir rapidement si elles se déclarent, dans le cadre de son appui global à la bonne gestion des situations d’urgence.   

Les activités mondiales de la FAO dans le domaine de la préparation aux maladies animales sont centrées sur : 

  • La prévention: empêcher le virus d’entrer dans un pays ou dans une région grâce à des mesures de quarantaine, de sécurité aux frontières, de coordination transfrontière, à de bonnes pratiques de biosécurité et autres mesures de prévention.
  • La détection: dépister et diagnostiquer le virus rapidement et sans risque d’erreur
  • La réponse: contrôler les foyers quand ils apparaissent et enrayer leur propagation
  • Le rétablissement: aider les communautés touchées à se relever et vérifier si elles sont bien indemnes de la maladie

(Pour plus d’informations, consulter le Guide de la FAO Méthodes de bonne gestion des urgences: les fondamentaux)

Pour contenir la maladie, il est essentiel de mettre en place des mesures de prévention et de lutte telles que le contrôle des déplacements d’animaux, l’institution de mesures de quarantaine dans les exploitations touchées ou suspectes et une prophylaxie médicale (vaccination autour des foyers et dans les zones à haut risque).

Renforcement des capacités

La FAO coopère avec des organisations gouvernementales et non gouvernementales, la société civile, le secteur privé, des instituts de recherche et des universités pour renforcer les capacités dans le domaine de l’élevage (préparation aux maladies, gestion de l’élevage, production durable et bien-être animal). En concertation avec ses partenaires, l’Organisation aide les services vétérinaires et les éleveurs vulnérables à acquérir de nouvelles connaissances et techniques. Les éleveurs, hommes et femmes, appliquent ensuite ces techniques pour accroître de façon responsable leur production de lait, de viande et d’autres produits, ce qui permet non seulement d’accroître les disponibilités d’aliments nutritifs mais aussi d’améliorer le revenu familial. Les services vétérinaires mettent à profit leurs nouvelles compétences pour améliorer les services et permettre aux paysans d’élever plus d’animaux en bonne santé et productifs. Les responsables des politiques entreprennent avec la FAO d’élaborer des approches plus efficaces pour promouvoir la santé animale dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les moyens d’existence.  

Éradication d’ici à 2030

La FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) mobilisent la communauté internationale autour d’une nouvelle initiative mondiale: la lutte pour l’éradication de la PPR d’ici à 2030. Le but ultime de la FAO est de faciliter l’éradication de la maladie et d’améliorer durablement la production de petits ruminants pour promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de renforcer les moyens d’existence des hommes et des femmes du milieu rural.

Conférence et campagne

Du 31 mars au 2 avril 2015, la FAO et l’OIE se sont retrouvées à Abidjan (Côte d’Ivoire) à l’occasion de la Conférence internationale pour la lutte contre la peste des petits ruminants et l'éradication de la maladie, en vue de relever les défis actuels et de consolider les stratégies d’endiguement et d’éradication de la maladie. 

Lors de la Conférence, la FAO et l’OIE ont lancé la campagne mondiale pour l’éradication de la PPR d’ici à 2030. Cette campagne se concentre sur les zones d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique touchées par la maladie. Les deux organisations conduiront et coordonneront les efforts déployés à travers le monde par les gouvernements, les organisations régionales, les instituts de recherche, les partenaires de financement et les propriétaires de bétail pour libérer la planète de cette maladie dévastatrice pour le cheptel.

Etapes clés depuis la Conférence d’Abidjan

Etablissement du secrétariat de la PPR: selon les recommandations de la Conférence d’Abidjan, la FAO et l’OIE ont mis en place un secrétariat global de la PPR afin de coordonner la préparation, la gestion et la mise en place du Programme mondial FAO-OIE de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR GCEP). Les membres du secrétariat sont le Dr Bounar Diop, secrétaire, le Dr Felix Njeumi, coordonnateur pour la FAO et le Dr Jean-Jacques Soula, coordonnateur pour l’OIE. Le secrétariat va travailler de façon étroite avec toutes les organisations régionales pertinentes, les laboratoires et les centres internationaux de référence ainsi qu’avec les institutions techniques et de recherche afin de soutenir le développement et la mise en œuvre de plans nationaux et les engagements communautaires adaptés aux situations locales en matière de maladie.

Les séminaires régionaux sur les feuilles de route: sur les neufs régions et sous-régions définies en fonction de la répartition régionale et sous-régionale des Etats membres de l’OIE et de la FAO et également en fonction des Communautés économiques régionales (CER), six ont déjà mis en place leur feuille de route régionale. Ces séminaires servent à (i) présenter le GCEP et ses outils de façon détaillée, (ii) à réaliser une première auto-évaluation de la situation de la PPR dans chaque pays et de la capacité des services vétérinaires à contrôler la maladie; (iii) à examiner les projets liés à la PPR et tirer les leçons de leur mise en œuvre, iv) identifier les visions nationales et régionales pour mettre fin à la PPR, v) établir les priorités pour les autres maladies qui touchent les petits ruminants et qui peuvent être contrôlées et enfin, (vi) mettre en place une structure de gouvernance pour superviser la mise en place des activités de contrôle de la PPR dans la région.

  • Afrique centrale, Yaoundé, Cameroun - Août 2015
  • Afrique de l’Est, Kampala, Ouganda - Septembre 2015
  • Moyen-Orient, Doha, Qatar – Octobre 2015
  • Asie centrale, Almaty, Kazakhstan – Février 2016
  • ASACR, Nagarkot, Népal – 11-12 avril 2016
  • Afrique de l’Ouest: Dakar, Sénégal – 9-11 mai 2016

Les autres séminaires sur les feuilles de route se tiendront avant la fin de l’année 2016 pour l’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud et l’Asie du Sud-Est.

Lancement de l’élaboration du Programme mondial FAO-OIE de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (GCEP): la FAO et l’OIE organisent une réunion d’experts à Nagarkot du 13 au 14 avril 2016 pour discuter des grandes lignes du GCEP. Ce programme de cinq ans doit être finalisé à la rentrée de septembre 2016.

Partagez