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FAO en République démocratique du Congo

21 mars 2017 : Célébration de la Journée Internationale des Forêts en RD Congo

24/03/2017

L’inestimable forêt congolaise alliée redoutable face au changement climatique

La Journée Internationale des Forêts est l’occasion de célébrer la forêt dans sa diversité et de faire prendre conscience de l’importance des différents types de forêts. Elles sont les écosystèmes les plus riches en termes de diversité biologique et l’on y retrouve 80% de la biodiversité mondiale. 

Le thème de cette année est « les forêts et l'énergie ». En effet, les arbres représentent 40% de la demande mondiale d’énergie renouvelable. Un investissement dans la production durable de bois-énergie peut générer des revenus pour financer une meilleure gestion des forêts tout en les préservant pour les générations futures.

Le premier massif forestier africain

Avec 155 millions d’hectares de couvert forestier, la RDC concentre plus de la moitié des forêts du Bassin du Congo (premier massif forestier africain et second de la ceinture forestière tropicale mondiale). Malheureusement, à cause de l’agriculture itinérante sur brûlis, le pays perd chaque année environ 500 000 ha de forêts. Cela représente deux fois la superficie de la Ville de Kinshasa. De plus, cette déforestation entraîne ainsi des pertes importantes en matière de biodiversité.

La FAO est convaincue qu’il est important d’investir dans la gestion durable des ressources pour le bien-être des générations actuelles et futures. Les femmes sont des acteurs clés dans cette lutte pour la préservation des forêts. Elles ont en général des connaissances approfondies sur les aliments forestiers et consacrent beaucoup de temps à leur récolte et au ramassage du bois de feu.  Autonomiser les femmes dans le secteur forestier peut leur offrir d’importantes possibilités de développement et procurer des avantages indirects notables à leurs familles et communautés.

Pour une gestion durable des ressources 

En outre, la modernisation de la filière bois-énergie peut contribuer à revitaliser l’économie nationale du pays. Les forêts congolaises sont non seulement une des locomotives du développement socio-économique et de réduction de la pauvreté des populations congolaises, mais contribuent aussi de manière substantielle à l’équilibre environnemental mondial, national et local. 

Localement, l’augmentation des superficies gérées de manière durable par les ménages et de bois communautaires peut favoriser l'accès au bois-énergie, fiable et renouvelable à des millions de personnes supplémentaires. La gestion durable de ces ressources permettra à préserver la biodiversité et favoriser l’accès à une alimentation diversifié et de qualité.

A l’échelle nationale, la production du bois de construction génèrera des revenus importants pour le pays. Ce processus devra être bien mené et bien encadré afin qu’il constitue une garantie pour préserver l’environnement. A travers par exemple la plantation de bambous, le pays pourra lutter contre l’érosion, car cet arbre est un vrai trésor qui a la capacité de régénérer les sols et d’absorber une grande quantité de CO2.

Au niveau mondial, les forêts représentent une source importante de revenus sur le marché d’exploitation du bois précieux. Ce type de bois est très prisé en Europe.  Il est entre autres utilisé dans la confection des touches de pianos et dans la fabrication de meubles de grande valeur. Parallèlement, les forêts du Congo jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau, la conservation des sols et le piégeage du carbone. Investir dans les forêts est donc une assurance pour toute la planète.

Un bel atout pour les générations futures

À travers les activités de Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts (REDD+), les pays ont pu enclencher le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Gouvernement congolais pourra grâce au suivi de la couverture forestière, mieux évaluer le potentiel économique des forêts. C’est ainsi que la RDC fait partie des six pays partenaires de l’Initiative des forêts d’Afrique centrale (CAFI).  Cette initiative a permis au pays de démarrer l’Inventaire Forestier National (IFN), l’Inventaire des Gaz à effets de Serre (IGS) et la mise en œuvre du Système National de Surveillance des Forêts (SNSF).

« Le projet SNSF permettra de réaliser pour la première fois un inventaire national forestier de la RDC. Cela permettra de répertorier la biodiversité au niveau du Bassin Congo » a expliqué Alexis Bonte, Représentant a.i. de la RDC.  « Le massif forestier au Congo est la deuxième plus grande forêts au monde. C’est non seulement un bien extrêmement précieux pour les habitants qui vivent en bordure de forêts, mais également pour l’ensemble de la terre. Nous invitons donc le Gouvernement à investir davantage dans la préservation de cette forêts pour que nos enfants puissent également en profiter », a-t-il ajouté lors de la conférence de presse ONE UN, qui s’est tenue à occasion de la Journée Internationale des Forêts à Kinshasa.

La forêt de la RDC a une valeur qui n’a pas de prix. Le pays regorge d’un énorme potentiel, notamment avec sa population dynamique, ses réserves d’eau qui peuvent produire 13% du potentiel mondial de l’hydroélectricité et ses terres arables qui ont la capacité de nourrir deux milliards de personnes. Il est donc essentiel de léguer aux générations futures une forêt avec une richesse exceptionnelle en faune et en flore.