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La résilience
Women’s groups from rural Liberia, Kakata, Margibi County FAO/J. Monibah

Ebola: Coordinateur de la réponse FAO visite le Libéria

14/11/2014

Le Coordonnateur de la réponse FAO à l'épidémie Ebola, Vincent Martin et Représentant de la FAO au Sénégal est arrivé au Libéria le 10 novembre pour une mission d'appui technique de trois jours. Il a , rencontré des associations de femmes rurales, des agences gouvernementales de crédit, ainsi que les partenaires des Nations Unies et du secteur.

M. Martin est en mission d’une semaine au Libéria et en Guinée dans le cadre de l'appui de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en faveur de la sous-région suite à l'épidémie de la maladie du virus Ebola (MVE) en Afrique de l'Ouest.

Cross section of participants

Mardi, lors d'une grande rencontre de la mairie de Kakata, dans le comté de Margibi, à 70 km au nord de Monrovia, M. Martin; M. Alexis Bonte, Représentant de la FAO a.i. au Libéria et Mme Julia Duncan-Cassell, Ministre en charge du Genre et du Développement au Libéria, ont rencontré des groupes d'association de femmes de quatre comtés affectés par le virus Ebola notamment Lofa, Bong, Margibi et Montserrado.

Au cours de la réunion, Rashida V. Yambasu, Yama Jabateh et d'autres femmes n’ont pas manqué de rappeler les effets traumatiques du virus Ebola sur leurs familles, l'agriculture, les systèmes d’épargne et de crédit ainsi que sur les moyens d’existence. Voici les propos de Rashida, la première à prendre la parole, «Avant Ebola, nous avions nos fermes, nous tenions nos marchés transfrontaliers et nos clubs d'épargne. Cette maladie est apparue et en l’espace d’une seconde, elle a tout pris. Nous ne pouvons plus travailler ensemble, ni nous serrer la main encore moins rembourser l'argent que nous avons emprunté. Nous avons besoin de votre aide.»

Yama Jabateh, qui n’était pas en pleurs lorsqu’elle a pris la parole, a confié, «Ce que le virus Ebola a fait dans mon quartier à Bakedu, dans le comté de Lofa, m'a fait peur. Un jour, des gens m'ont appelé pour dire que des personnes mouraient à cause d'une maladie étrange appelée Ebola. Nous n’avions nulle part où aller. Alors nous nous sommes chez nous. La maladie a emporté mon mari, mes enfants et toute ma famille. A présent je suis seule.», a-t-elle conclu en sanglots.

La Ministre Duncan-Cassell, en charge du Genre et du Développement, a salué le soutien considérable de la FAO aux femmes libériennes en particulier au cours de la collaboration d'après-guerre sur le projet pour l'autonomisation des femmes financé par l’Agence Danoise pour le Développement International (DANIDA). D’après ses propos «Si la FAO contribue à l'autonomisation des femmes qui se trouvent dans cette salle aujourd'hui, cela signifie que toutes les autres du Libéria expérimenteront cette autonomisation. Elles seront formées, engagées et capables de rembourser les prêts, seulement cette maladie les a freinées.»

La FAO est toujours déterminée à soutenir les femmes pour qu’elles retrouvent leurs moyens d’existence. «Quand nous nous sommes rendus à Lofa en septembre et qu’on nous parlait de l'impact du virus Ebola sur les activités des femmes, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait leur venir en aide dans la mesure du possible »,a déclaré M. Bonte. Quant à lui, M. Martin a félicité les femmes pour leur courage, leur dynamisme et leur ambition pour leur pays, «Vous êtes un peuple fort et je suis convaincu que nous pouvons vaincre la maladie. Malgré ses moyens limités, la FAO compte soutenir le Libéria de façon stratégique».

M. Martin a souligné la nécessité de renouveler les moyens d’existence des femmes rurales touchées par le virus Ebola en leur apportant l'aide nécessaire. Aujourd'hui, avec l'amélioration de la situation épidémiologique au Libéria, il a insisté sur la nécessité d’avoir une vigilance accrue et de mobiliser les réseaux agricoles et les associations de femmes pour mener des campagnes de sensibilisation et d'information contre la MVE.

Peu de temps après son arrivée à Monrovia, M. Martin a rencontré le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La FAO et le PAM ont mis l’accent sur des secteurs clés tels que l'impact d’Ebola sur la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et l'agriculture au Libéria et le groupe de travail de la composante sécurité alimentaire.

L'épidémie de MVE, qui a débuté en mars 2014, a eu des répercussions négatives considérables sur tous les aspects de la vie au Libéria. En septembre et octobre 2014, la FAO a commandité deux missions d'évaluation distinctes dans les Comtés de Lofa et Bong au cours desquelles il a été noté que les programmes d'épargne et de crédit des femmes du village, les entreprises commerciales, l'agriculture et autres activités de moyens d’existence ont été affectés dans les communautés durement touchées par le virus Ebola. De ce fait, la FAO a renforcé sa collaboration avec le Gouvernement Libérien et ses partenaires dans la mobilisation de moyens afin d’aider les populations touchées à se remettre sur pied rapidement.

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