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Atteindre la Faim Zéro grâce à des politiques publiques éclairées (in FRENCH)

Atteindre la Faim Zéro grâce à des politiques publiques éclairées (in FRENCH)

04/10/2017

Au Mali, les populations qui vivent essentiellement de l’agriculture et de l’élevage, un peu plus de 40 pour cent de la population, sont ceux qui présentent les capacités de résilience à l’insécurité alimentaire les plus faibles. Ces ménages situés dans les zones rurales se caractérisent par un accès limité aux services de base et une faible capacité d’adaptation face aux chocs. C’est l’un des résultats d’une étude sur la résilience réalisée dans le pays pour identifier les dimensions de la résilience des ménages vulnérables et les populations qui ont le plus besoin d’appui. L’étude a également permis de mettre en évidence l’impact des chocs sur la sécurité alimentaire des ménages.

Partager les conclusions de ces travaux en matière de résilience des moyens d’existence vers la réduction de l’insécurité alimentaire et la malnutrition, était la mission principale de l’Equipe sous-régionale de la FAO pour la résilience en Afrique de l’Ouest et au Sahel (REOWA), à Bamako, au Mali du 26 au 30 septembre 2017.

Coumba Sow, Coordonnatrice de REOWA, a présenté au Ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, les recommandations du rapport et son utilité dans l‘élaboration des politiques et programmes, tels que la Politique Nationale de Sécurité alimentaire ou celle de Protection sociale.

Le Ministre a salué la mise en place d’un tel processus de soutien à la prise de décision politique, et exhorte les gouvernements des pays sahéliens à travailler davantage sur des programmes à moyen et long-terme de façon coordonnée et bien planifiée. Le Commissaire a appelé de ses vœux une prise en compte renforcée, au niveau gouvernemental, de la dimension résilience et de la prévention aux chocs. Depuis 2008, la FAO est à l’avant-garde de la mesure de la résilience à l'insécurité alimentaire et a lancé le développement et l'utilisation de l'Indice de mesure et d’analyse de la résilience (RIMA).

« Le CILSS a décidé, avec ses pays membres, d’utiliser l’outil RIMA comme la base de la mesure de la résilience en Afrique de l’Ouest et au Sahel ; ils considèrent que les politiques, programmes et investissements, lorsqu’ils sont fondés sur des preuves, présentent une efficacité renforcée en matière de sécurité alimentaire », a indiqué Coumba Sow. « Au Mali, cet outil a permis  d’identifier les groupes les plus vulnérables aux chocs, et leur localisation par région suivant les dimensions établies de la résilience », a-t-elle ajouté.

Des résultats probants

Autre résultat important, les ménages dirigés par les femmes qui présentent une capacité de résilience légèrement supérieure à celle des ménages dirigés par les hommes, du fait qu’ils reçoivent plus de transferts monétaires privés et de pensions. La protection sociale, en particulier les transferts privés, est donc, pour ces ménages vulnérables, vitale à leur capacité à répondre aux chocs.

L’analyse a donc permis de dégager un certain nombre de recommandations que le Gouvernement malien pourra prendre en compte pour élaborer des politiques pertinentes et des interventions ciblées en faveur du renforcement de la capacité de résilience de ces ménages.

Dans le cadre du Programme de partenariat Union Européenne – FAO intitulé «Information pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et résilience pour la prise de décision» (INFORMED), la FAO accompagne les efforts des gouvernements et des institutions régionales afin d’améliorer la résilience des moyens d’existence des populations vulnérables, et réduire l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

A Bamako, la mission de la FAO, dont les bureaux sont à Dakar, a rencontré un grand nombre d’acteurs nationaux clés dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et programmes en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de résilience, notamment la Direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire, le système d’alerte précoce ou encore le projet « Intensifier la résilience au changement climatique ».

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