Resilience

Madagascar - Locust situation bulletin D17 - June 2015 (in FRENCH)

Madagascar - Locust situation bulletin D17 - June 2015 (in FRENCH)
Aug 2015

Diagnostic

Durant la 2ème décade de juin 2015, la pluviosité diminuait par rapport à la décade précédente sauf dans le secteur Sud de l’Aire transitoire de multiplication où une augmentation localisée a été constatée. La pluviosité semblait être acceptable pour le développement du Criquet migrateur malgache dans le secteur Sud de l’Aire transitoire de multiplication. Partout ailleurs, la pluviosité était faible, c’est-à-dire déficitaire pour les besoins du Criquet migrateur malgache. Sous l’effet de la diminution de la pluviosité, le dessèchement différentiel du tapis végétal se poursuivait dans l’Aire grégarigène comme dans l’Aire d’invasion. Ce phénomène induisait une concentration des populations imaginales du Criquet migrateur malgache en mesure de voler dans des bas-fonds ayant des réserves hydriques persistantes. Les températures continuaient à diminuer, surtout au niveau des Hautes-Terres, induisant un ralentissement du développement des acridiens.

Dans l’Aire grégarigène, les compartiments Nord et Centre étaient assez faiblement infestés. Aucune population larvaire groupée n’a été observée ni signalée ; par contre, de jeunes ailés du Criquet migrateur malgache, d’aspect grégaire, formaient des essaims et vols clairs de taille relativement modeste (taille moyenne de 160 ha) dans les secteurs Nord et Centre de l’Aire grégarigène transitoire. Ces populations imaginales groupées avaient tendance à se déplacer vers le nord.

Les populations diffuses, essentiellement imaginales, transiens degregans à solitaires, étaient confrontées au déficit hydrique si bien qu’elles continuaient à se réfugier dans les bas-fonds ayant une humidité persistante, d’origine phréatique. D’une manière générale, les densités étaient faibles à fortes (40 à 1 300 ailés/ha).

Dans l’Aire grégarigène, une superficie de 605 ha infestée par des essaims ne sera pas traitée car ces populations se sont déplacées et n’ont pas pu être relocalisées.

Dans l’Aire grégarigène, 838 ha étaient infestés et venaient s’ajouter aux 294 ha identifiés et non traités lors des décades précédentes. Une superficie de 525 ha a été traitée. Les populations des 607 ha restants devront être relocalisées et si possible traitées (si elles sont retrouvées) au cours de la prochaine décade.

Dans l’Aire d’invasion, le compartiment Centre était moyennement infesté par des populations imaginales du Criquet migrateur malgache. Dans le Bongolava, le passage d’essaims de taille petite à moyenne restait assez fréquent même si une diminution de leur nombre a été constatée. Ces essaims, composés de jeunes ailés d’aspect grégaire, se déplaçaient généralement du sud vers le nord.

Dans l’Aire d’invasion, des taches et bandes de larves grégaires de stade L3 à L5, sur une superficie de 1 865 ha, repérées au cours des décades antérieures n’ont pas pu être traitées. Ces populations larvaires ont formé des vols clairs ou des essaims qui se sont déplacés et ne seront plus traitées car elles ne sont plus identifiables.

Durant cette 2ème décade de juin 2015, 1 992 ha ont été identifiés comme infestés et venaient s’ajouter aux 9 536 ha repérés et non traités lors de la décade précédente. Une superficie de 5 198 ha a été traitée. Les populations sur les 6 330 ha restants seront relocalisées et éventuellement traitées au cours de la prochaine décade.

Pronostic

Dans l’Aire grégarigène, les vols clairs et les essaims repérés devront être éliminés dans les plus brefs délais ; de plus, les prospections visant à détecter les essaims et vols clairs devront être renforcées car des populations similaires à celles qui ont été traitées durant la décade pourraient encore subsister, plus particulièrement dans les secteurs Nord et Centre de l’Aire grégarigène transitoire et de l’Aire de multiplication initiale.

Par ailleurs, les populations imaginales diffuses, composées d’imagos solitaires ou transiens degregans, continueront de se regrouper dans les biotopes où persiste de l’humidité édaphique (bas-fonds de l’Aire de multiplication initiale et de l’Aire grégarigène transitoire). Il conviendra de surveiller attentivement ces populations tout au long de l’hiver austral pour évaluer correctement l’inoculum disponible pour la prochaine campagne.

Dans l’Aire d’invasion, des populations de larves grégaires de stade L3 à L5 n’ayant pas pu être traitées à temps, des essaims et vols clairs pourront encore être présents et continuer leur nomadisation. Ils pourraient être rejoints par les essaims qui n’ont pas pu être localisés ou ont échappé aux traitements au niveau de l’Aire grégarigène. La vigilance devra donc être maintenue, surtout dans le Bongolava et la plaine du Betsiriry.

Share this page