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Viet NamLe riz dans le monde

Le Viet Nam est l'un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n'a été atteinte qu'après l'aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : " En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang ".

La campagne de riz Mua dure depuis mai-août jusqu'à septembre-décembre, He-Thu d'avril-juin à août-septembre ; et le Dong-Xuan s'étend de décembre-février à avril-juin. Des variétés améliorées de riz Indica ont été introduites afin d'être cultivées au Viet Nam, mais des variétés spéciales telles que le Nep Mot, le Tam Thom et le Nang Huong sont toujours prisées. La culture de riz hybride commercial se fait le plus souvent sous forme de rizières irriguées dans les régions du nord et du centre. Au milieu des années 1990, le Viet Nam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d'accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung - ou gâteau de riz gluant - est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3 000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet. Au fil des ans, le Banh Chung a subi de multiples transformations. Puisque les temps de cuisson d'un seul Banh Chung ou de 10 Banh Chung ne diffèrent en rien, on procède, en règle générale, à la confection d'un nombre important de ces gâteaux.


Banh Chung vietnamien
(4 à 6 portions)


Ingrédients:

- 1 kg de riz gluant
- Demi-cuiller à soupe de sel
- Extrait de feuilles de Dua (peut être remplacé par un extrait d'épinards)
- 500 g d'haricots mung (soja vert)
- 1 oignon émincé
- 200 g de poitrine de porc, en tranches
- Sel, poivre noir
- Un cadre en bois, mesurant 40 cm x 30 cm
- Feuilles de bananier (peuvent être remplacées par du papier d'aluminium)



Préparation:

Laver et rincer le riz gluant et bien égoutter. Ajouter une demi-cuiller à soupe de sel, puis faire tremper dans de l'extrait de Dua ou d'épinards pendant 20 minutes.

Faire tremper les haricots mung (soja vert) pendant 2 heures dans de l'eau chaude, égoutter et décortiquer le soja vert. Faire cuire les haricots mung de la même manière que vous le feriez pour du riz usiné, puis broyez-les ou faites-en une purée. Mélanger cette purée à l'oignon et aux tranches de poitrine de porc. Ajouter du sel et du poivre noir.

Créer un treillis de ficelle dans le cadre en bois puis ajouter 3 couches de feuilles de bananier. Verser une moitié du riz gluant égoutté et étendre la pâte ainsi obtenue de manière égale. Etendre en une couche égale la purée d'haricots mung préparée au centre de la couche de riz gluant. Verser la moitié restante du riz gluant. Plier avec soin les feuilles de bananier et nouer la ficelle de manière solide. Enfin, retirer le paquet du cadre en bois et faites-le cuire dans de l'eau bouillante pendant au moins 5 heures.