Une riziculture prospère a pris naissance au XVIIIe siècle dans la région de la Camargue, du fait de son rayonnement solaire abondant. Jusqu'aux années 1930, l'objectif principal de la riziculture était de maîtriser la salinité qui menaçait la Camargue et qui pouvait mener à sa désertification. De nos jours, les variétés de riz Japonica sont plantées dans des rizières irriguées, d'avril-mai à septembre-octobre, sur de grandes exploitations hautement mécanisées.
Bien que la France ne soit pas un producteur de riz de premier plan, même dans le cadre de l'Europe, il n'en demeure pas moins que son apport - qui s'inscrit dans une stratégie de réalisation de systèmes viables de production rizicole au niveau mondial - est capital. Par l'intermédiaire de son Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), la France a accordé son appui à de nombreux programmes rizicoles nationaux dans le monde.
Les Français ne sont pas de gros consommateurs de riz (environ 7 kg par personne par an). Malgré cette consommation limitée, la France doit importer du riz chaque année afin de satisfaire à la demande du pays. Le rendement en riz de la Camargue est demeuré inchangé au cours de la dernière décennie. Tirant parti de l'art culinaire français, les exploitants agricoles de la Camargue ont entrepris de produire du riz de haute qualité aux fins de préparation de mets spéciaux. Le roulé de feuilles de riz au thon, est un exemple de la gastronomie typique de la Camargue.