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Foire aux questions
Section consacrée aux questions et
réponses de nature générale sur le droit
à l'alimentation. Cette section est mise à jour
avec des questions/réponses provenant de visiteurs comme
vous. Nous espérons que vous les trouverez utiles et
instructives.

Y a-t-il une différence entre les droits civils et
politiques, d'une part, et les droits économiques, sociaux
et culturels, d'autre part?
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Pas vraiment. Même si, d'un point
de vue historique, ces droits étaient divisés en
deux catégories et traités différemment, il
est aujourd'hui de plus en plus admis que les deux sont tout
aussi indispensables pour la protection de la dignité
humaine. Les deux requièrent les mêmes degrés
de participation et d'intervention de l'État, dont
l'obligation principale est de respecter les droits des citoyens
et de ne pas interférer avec leur jouissance de ces
droits. Cette obligation négative est
complétée par l'obligation positive qu'a
l'État de prendre des mesures pour protéger les
droits lorsque, par exemple, la liberté de certaines
personnes est compromise par d'autres. Auparavant, l'accent
était plutôt mis sur les droits civils et
politiques, mais cette tendance s'expliquait principalement par
le fait que les violations de ces droits sont plus
tranchées et évidentes que les violations des
droits économiques, sociaux et culturels - il est plus
facile de repérer un État qui torture et emprisonne
ses citoyens qu'un État qui ne respecte pas ses
obligations relatives au droit à l'alimentation.
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Existe-il une procédure internationale de plainte contre
les pays qui ne respectent pas le droit à
l'alimentation?
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Le Comité des droits
économiques, sociaux et culturels contrôle si les
États respectent ou non leurs obligations au titre du
Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels. Les États parties au Pacte
soumettent des rapports au Comité, qui a le droit d'exiger
des informations supplémentaires et des précisions
et peut également être saisi de rapports provenant
d'autres entités, comme des organisations non
gouvernementales et des organes des Nations Unies, afin d'avoir
une idée plus complète de la situation. Le
Comité publie ses observations, notamment une
évaluation de la situation et des recommandations
d'action. À l'avenir, des particuliers ou des groupes
pourraient être autorisés à soumettre leurs
griefs directement au Comité, dans des cas particuliers,
mais cette procédure est encore à
l'étude.
Pour l'instant, le Comité adopte également des
observations générales sur les différents
articles du Pacte, qui servent d'orientations aux États
parties: une observation générale sur le droit
à l'alimentation sera élaborée
prochainement.
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Quelle est la différence entre le droit fondamental
à être libéré de la faim et le droit
à une alimentation adéquate?
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Le droit à être
libéré de la faim est fondamental, ce qui signifie
que l'État est tenu de garantir, au minimum, que les
populations ne souffrent pas de la faim. Ce droit est
étroitement lié au droit à la vie. Mais les
États devraient également prendre toutes les
mesures nécessaires possibles afin d'assurer que le droit
à une alimentation adéquate soit pleinement
respecté. Cela signifie que chacun doit avoir un
accès physique et économique, à tout moment,
à une nourriture en quantités et de qualité
suffisantes pour lui permettre de mener une vie saine et active.
L'alimentation doit également être acceptable d'un
point de vue culturel, elle doit être assurée sans
faire obstacle à d'autres droits de l'homme et doit
être durable d'un point de vue environnemental et
social.
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