arabic  chinese  english  español        version texte

Page d'accueil de la FAO

Accueil En Action Communauté JMA 2007 Centre du Savoir


Foire aux questions
Foire aux questions

Section consacrée aux questions et réponses de nature générale sur le droit à l'alimentation. Cette section est mise à jour avec des questions/réponses provenant de visiteurs comme vous. Nous espérons que vous les trouverez utiles et instructives.


Y a-t-il une différence entre les droits civils et politiques, d'une part, et les droits économiques, sociaux et culturels, d'autre part?

    Pas vraiment. Même si, d'un point de vue historique, ces droits étaient divisés en deux catégories et traités différemment, il est aujourd'hui de plus en plus admis que les deux sont tout aussi indispensables pour la protection de la dignité humaine. Les deux requièrent les mêmes degrés de participation et d'intervention de l'État, dont l'obligation principale est de respecter les droits des citoyens et de ne pas interférer avec leur jouissance de ces droits. Cette obligation négative est complétée par l'obligation positive qu'a l'État de prendre des mesures pour protéger les droits lorsque, par exemple, la liberté de certaines personnes est compromise par d'autres. Auparavant, l'accent était plutôt mis sur les droits civils et politiques, mais cette tendance s'expliquait principalement par le fait que les violations de ces droits sont plus tranchées et évidentes que les violations des droits économiques, sociaux et culturels - il est plus facile de repérer un État qui torture et emprisonne ses citoyens qu'un État qui ne respecte pas ses obligations relatives au droit à l'alimentation.


Existe-il une procédure internationale de plainte contre les pays qui ne respectent pas le droit à l'alimentation?

    Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels contrôle si les États respectent ou non leurs obligations au titre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Les États parties au Pacte soumettent des rapports au Comité, qui a le droit d'exiger des informations supplémentaires et des précisions et peut également être saisi de rapports provenant d'autres entités, comme des organisations non gouvernementales et des organes des Nations Unies, afin d'avoir une idée plus complète de la situation. Le Comité publie ses observations, notamment une évaluation de la situation et des recommandations d'action. À l'avenir, des particuliers ou des groupes pourraient être autorisés à soumettre leurs griefs directement au Comité, dans des cas particuliers, mais cette procédure est encore à l'étude.

Pour l'instant, le Comité adopte également des observations générales sur les différents articles du Pacte, qui servent d'orientations aux États parties: une observation générale sur le droit à l'alimentation sera élaborée prochainement.


Quelle est la différence entre le droit fondamental à être libéré de la faim et le droit à une alimentation adéquate?

    Le droit à être libéré de la faim est fondamental, ce qui signifie que l'État est tenu de garantir, au minimum, que les populations ne souffrent pas de la faim. Ce droit est étroitement lié au droit à la vie. Mais les États devraient également prendre toutes les mesures nécessaires possibles afin d'assurer que le droit à une alimentation adéquate soit pleinement respecté. Cela signifie que chacun doit avoir un accès physique et économique, à tout moment, à une nourriture en quantités et de qualité suffisantes pour lui permettre de mener une vie saine et active. L'alimentation doit également être acceptable d'un point de vue culturel, elle doit être assurée sans faire obstacle à d'autres droits de l'homme et doit être durable d'un point de vue environnemental et social.