Collaboration entre les organismes des Nations Unies basés à Rome

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) , le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) collaborent dans divers secteurs afin de contribuer à la réalisation de l’objectif de la communauté mondiale consistant à éliminer la faim et la pauvreté.

Chaque organisme a un mandat spécifique – à savoir, respectivement, expertise technique, assistance financière internationale et aide alimentaire. En unissant leurs forces, ils permettent aux États membres de tirer parti des avantages issus de leurs complémentarités et synergies. La FAO, le FIDA et le PAM coordonnent de plus en plus leurs activités au niveau international, national, et régional/local, notamment dans le cadre de l’initiative «Unis dans l’action» dans les pays pilotes. De cette manière, ils contribuent aux vastes efforts de cohérence et de coordination déployés à l’échelle du système des Nations Unies.

C’est dans l’esprit de ce principe «Unis dans l’action» que les trois organisations ont collaboré au Mozambique pour renforcer les filières des produits de base et les liens du marché avec les associations d’agriculteurs – un  programme commun dans le contexte du Cadre d’assistance au développement des Nations Unies. Le PAM achète le maïs et les haricots directement aux associations de marchands du Mozambique. La FAO offre son expertise technique pour aider à réduire les pertes après récolte, améliorer la qualité du produit et mettre en place des procédures de suivi de la qualité. Le FIDA mobilise des fonds auprès des partenaires financiers afin d’améliorer l’accès au crédit pour les associations de producteurs ciblées.

Les organismes établis à Rome poursuivent une stratégie commune de réduction de la faim et de la pauvreté baptisée «l’approche sur deux fronts». Proposée pour la première fois en 2002, celle-ci aborde à la fois le problème de l’accès immédiat à la nourriture et les initiatives de plus longue haleine sur la sécurité alimentaire. Afin d’optimiser les résultats des travaux de développement, les programmes affrontent, simultanément et sur des voies parallèles, les besoins d’urgence et les interventions à moyen et long terme.

Au Pakistan, les trois organisations ont engagé une vaste collaboration suite au séisme de 2005 et aux inondations qui ont frappé le sud du pays en 2007. Ensemble, elles ont planifié les opérations dans les zones frontalières Pakistan/Afghanistan, le PAM fournissant un important appui logistique aux activités de la FAO.

Outre les projets techniques et les interventions d’urgence, le travail commun de la FAO, du FIDA et du PAM comprend des activités de plaidoyer et de communication. Chaque fois que possible, les trois organisations parlent d’une seule voix dans les instances internationales de politique, y compris dans le cadre de l’Équipe spéciale de haut niveau du Secrétaire général de l’ONU sur la crise de la sécurité alimentaire mondiale. Elles ont prononcé des messages communs à la Conférence internationale de Doha sur le financement du développement, à une session de fond du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) en 2008, ainsi qu’au Groupe de haut niveau des Nations Unies sur le droit à l’alimentation au printemps 2009. Elles ont apporté une contribution commune au document final de la Conférence des Nations Unies sur la crise financière et économique en juin 2009.

L’engagement à travailler ensemble est réaffirmé dans le document directif commun des institutions intitulé «Directions for Future Collaboration» qui identifie un cadre de collaboration reposant sur quatre piliers:

  • avis de politiques, gestion des connaissances et suivi
  • opérations, amélioration de la collaboration sur le terrain
  • plaidoyer et communication
  • collaboration administrative

Dans les domaines techniques et opérationnels, la collaboration entre les organismes porte actuellement sur: (1) un soutien analytique et de politique aux gouvernements et aux plans de développement nationaux, y compris aux stratégies de développement rural, (2) la crise alimentaire et la mise en œuvre du Cadre global d’action, (3) le changement climatique et ses liens avec la gestion des ressources naturelles, (4) l’Initiative concernant les objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique, et (5) l’aide aux pays à la transition de la phase de secours à la phase de développement.

Les représentants des trois organismes basés à Rome se réunissent périodiquement pour discuter des plans de travail et étudier les possibilités d’élargir la coopération.

dernière mise à jour:  mercredi 13 janvier 2010