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Revue de bases de données en ligne sur les bonnes pratiques pour l'ADRD

Plusieurs bases de données de bonnes pratiques complètes et accessibles enligne ont été passées en revue et évaluées par la FAO. Les forces et faiblesses de chaque base de données et la comparaison de toutes les bases passées en revue sont présentées dans Le rapport d’évaluation des bases de données des bonnes pratiques de l’Initiative ADRD, août 2006. Vous en trouverez ci-dessous les points essentiels.

La base de données LIFE-Environnement de la Commission européenne

Forces:
• La base de données est liée à un moteur de recherche puissant, des exemples de domaines de recherche étant: recherche gratuite de textes, année, pays ou région qui soumet ou est bénéficiaire, mots clé (375 descripteurs), domaine législatif de l’UE (évaluation de l’environnement, changement climatique, etc.), type de bénéficiaires (agence de développement, institution de recherche, etc.), principales régions type du projet (zones agricoles, zones humides côtières, etc.), secteur (gestion des déchets, etc.) habitat type (forêt, taïga occidentale, etc.), espèces (gymnosperme, arthropode, etc.), et autres.
• Chaque description de projet est très articulée et définit clairement les antécédents, objectifs, résultats (seulement pour des projets complets), bénéficiaires, partenaires impliqués et contact du responsable du projet.
• Chaque description de projet comporte aussi une section “Autres sources” fournissant d’autres informations comme des rapports, des sites Internet et des documentations intéressantes.

Faiblesses:
• Les projets s’attachent principalement à la conservation et gestion environnementale (principaux domaines: l’agriculture, l’élevage, la foresterie, les pêches, le climat, les écosystèmes, l’énergie, l’industrie, la production, la pollution, l’éducation, le tourisme, le commerce, les services, le transport, l’environnement urbain, les déchets, l’eau, les sols, la géographie, etc.).


Solutions agricoles (exemple de réussites pour une future agriculture)

Forces:
• Le site Web propose des rapports et décrit des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement pour diffuser à tous.
• Leurs projets et réussites sont présentés selon les zones géographiques: Afrique subsaharienne, Amérique centrale et Caraïbe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Océanie.
• Les réussites sont détaillées et favorisent la large diversité des pratiques agricoles productives et respectueuses de l’environnement employées par les agriculteurs et leurs communautés locales. Elles vont des expériences de banques de semences communautaires, d’irrigation au goutte-à-goutte, de ventilateur fonctionnant grâce au vent, de gestion des zones humides aux systèmes d’intensification de la culture du riz.
• Chaque pratique dispose d’un contact possible.

Faiblesses: Il n’existe pas d’outils de recherche des mots clé.


La base de données des bonnes pratiques agricoles (BPA) de la FAO

Forces:
• L’information est très détaillée: chaque référence possède un court résumé et un lien vers des sites Web internes et externes, des bases de données ou documents pdf, permettant l’accès à des bonnes pratiques agricoles détaillées.
• La base de données peut être passée en revue par le biais d’une recherche des mots clé généraux dans le titre et le texte, les catégories AGRIS (vulgarisation, travail et emploi, foresterie, etc.), pays, région, systèmes agricoles (pêche artisanale côtière, systèmes pastoraux, irrigués, etc.), techniques de BPA (santé et production animale, culture et production de foin, eau, etc.), contribution principale (innocuité alimentaire, stabilité environnementale, etc.).
• Deux autres moteurs de recherche très utiles existent: les facteurs de réussite au niveau technologique (résolution des problèmes de genre, génération de revenus, maintien ou augmentation de la biodiversité, etc.) et facteurs de réussite au niveau institutionnel (accès aux intrants et ressources, politique sur l’environnement, etc.).

Faiblesses:
• Le lien fourni dans la section “détails” ne permet pas toujours d’ouvrir le document voulu, mais plutôt la page d’accueil du site Web. Ensuite, le lecteur doit passer en revue le site lié pour trouver la publication, la description des projets ou les directives recherchées.


Réseau Honey Bee (Réseau de connaissances pour augmenter les innovations de base)

Forces:
• Le réseau Honey Bee rassemble des agriculteurs, artisans, mécaniciens, pêcheurs, femmes et travailleurs créatifs et innovants, qui ont résolu leurs problèmes grâce à leur ingéniosité et sans avoir reçu d’aide de l’Etat, ni du marché ou des ONG (alors que le manque d’assistance peut parfois entraîner des faiblesses, la méthode s’assure que des expériences de terrain aient réellement lieu).
• Il est possible d’effectuer la recherche dans la base de données par site, mots clé ou liste des catégories prédéfinies comme Biodiversité, Agronomie, Sélection des plantes, Protection des cultures, Conservation des sols, Indicateurs du temps, Innovations globales, etc.
• Les descriptions sont souvent détaillées.
• Il permet la soumission des innovations avant la vérification.

Faiblesses:
• Les exemples ont tout d’abord été récoltés en Inde (par la Society for Research and Initiatives for Sustainable Technologies and Institutions, SRISTI) mais aussi dans d’autres régions du monde. Le réseau comprend 77 pays.
• Aucun contact n’est fourni sur les personnes qui ont mis en place ces pratiques ou les ont recueilli.


InterADRD (pour une meilleure diffusion de l’information sur l’agriculture durable et le développement durable)

Forces:
• Bon outils de recherche: pays, écorégion (vallées, tropiques, tempéré continental, etc.), thème (foresterie communautaire, production animale, énergie, etc.), intervention (conservation, récolte, stockage, etc.), nom des organisations, mots clé généraux en pratique, titre et contenu.
• Chaque description des pratiques comporte une section sur les “Bons contacts”, qui établissent clairement le responsable de la pratique, celui qui a collecté l’information et les entités responsables.
• L’information est collectée par le biais d’entrées indépendantes, échange de données par le biais des points focaux nationaux pour approbation et vérification de la qualité avant qu’elle ne soit disponible au public. L’enregistrement permet d’accéder aux données (un utilisateur non enregistré n’y aura pas accès).

Faiblesses:
• Approximativement 60% des pratiques fournissent des informations sur les impacts actuels.
• Certaines pratiques impliquent que le lecteur comprenne les abréviations ou mots abrégés peu compréhensibles. Le style anglais n’est pas toujours très bon.


La base de données sur l’élevage et les terres de pâtures (IFAD)

Forces:
• La base de connaissances fournit un accès facile aux informations sur 48 projets et offre une lecture fouillée, thématique des activités du FIDA sur l’élevage et les leçons apprises.
• La base de données peut être passé en revue par région, pays, activité (aménagement des pâtures, finance rurale, amélioration des terres, etc.), thèmes (santé du bétail, gestion des risques, etc.), type d’animaux (alpaga, poisson, yak, etc.), santé animale (parasite, déparasitage, peste bovine, etc.), aliments pour animaux (pâturages, légumes, minéraux, etc.), reproduction animale (insémination artificielle, reproduction animale multiple, etc.), gestion de la production (élevage, surpâturage, etc.).
• Il y a une section sur les leçons apprises à partir des projets d’élevage et de pâtures qui permet un accès aux savoirs que le FIDA a rassemblé sur ces thématiques, dimensions opérationnelles et techniques des projets. Les leçons apprises peuvent être trouvées par thématique, mots clé opérationnels et techniques.
• Chaque description de projet fournit une information détaillée sur les objectifs, activités, bénéficiaires, résultats, accès aux intrants et infrastructures, gestion des risques, amélioration du troupeau, santé des animaux et leçons apprises.

Faiblesses:
• Une liste de rapports est joint à chaque description de projet, même s’ils ne sont pas téléchargeables.


TECA (Technologie pour l’agriculture, FAO)

Forces:
• Le système de gestion de l’information basé sur les savoirs interactifs permet de rassembler des éléments de manière dynamique et selon une gestion décentralisée.
• Organisations partenaires diffusent leurs technologies dans le cadre d’un transfert technologique selon un standard commun pour la description. De plus, TECA offre une série d’outils où les partenaires peuvent gérer et systématiser leurs propres intrants.
• Il permet l’accès à des technologies reconnues utilisées avec succès dans des contextes spécifiques qui pourraient être adaptés et diffusés dans des environnements biophysiques, socioéconomiques et humains et systèmes agricoles similaires.
• Les données peuvent être passées en revue et recherchées par technologies, titre, produits (riz, bambou, volaille, etc.), technologies de production (récolte, élevage, pêches, et forêts, etc.), activités de post-récolte dans les différents secteurs (produit animal, ressources naturelles, etc.), attribut technique, socioculturel, financier, économique et environnemental (pour traiter les problèmes de genre et de revenus, améliore l’utilisation efficace des ressources restreintes, etc.), facteurs sous-jacents d’adoption réussies de technologies (politique environnementale, possession par les utilisateurs finaux, accès aux intrants et ressources, etc.), systèmes agricoles (irrigués, pêche côtière artisanale, etc.), pays.

Faiblesses:
• Il se centre seulement sur les technologies et ne propose pas de bonnes pratiques dans ses bases de données.


Les réussites des NU-CDD

Forces:
• Les réussites du CDD présentent le niveau et l’importance de la participation des Grands Groupes dans l’agriculture, la planification et la gestion intégrée des terres, les ressources en terre, les ressources financières, le commerce et le financement et la croissance économique, ainsi que les questions primordiales comme les nouveaux modes de consommation et de production, la réduction de la pauvreté, l’éducation et le renforcement des capacités.
• Les données décrivent les projets et activités qui ont conduit à des résultats tangibles et qui peuvent être transposés ailleurs. Elles ont été rassemblées dans le but de diffuser des expériences positives dans le monde entier.
• Chaque réussite décrit les problèmes résolus, les résultats obtenus et les leçons apprises.

Faiblesses:
• Aucun engin de recherche n’est proposé pour passer en revue les 243 réussites. Elles sont divisées par année de collecte et organisées différemment: celles récoltées en 1997 et 2001 sont organisées par région, celles de 1998 et 2000 sont organisées par thèmes (petites îles et états en développement, gestion des ressources en eau douce, tourisme et développement durable, industrie, etc.).


Base de données des meilleures pratiques des Nations Unies pour améliorer les conditions de vie

Forces:
• Le Programme sur les meilleures pratiques et la responsabilisation locale (Best Practices and Local Leadership Programme, BLP) est un réseau mondial d’institutions dédié à l’identification et à l’échange de bonnes solutions pour le développement durable. Le réseau de partenaires BLP a pour but d’identifier des initiatives et rassemble des critères pour de meilleures pratiques proposées dans la base de données.
• Les leçons apprises des meilleures pratiques sélectionnées sont analysées dans des études de cas et directives et transférées dans les autres pays, villes ou communautés.
• Engin de recherche puissant et exemples d’outils de recherche sont: année, catégorie (réduction de la pauvreté, eau et assainissement, durabilité environnementale, etc.), sous-catégories (durabilité écologique, indicateurs de durabilité, planification de l’utilisation des terres, etc.) langage, région, pays, géographie (mondial, Etat, ville, village, etc.), taille de la ville, écosystème, type de pratique (meilleure, bonne, prometteuse, en révision, etc.).
• Chaque description de projet inclue un résumé et des informations détaillées sur les objectifs, les stratégies, les processus, les impacts, les acteurs de durabilité, les leçons apprises, les éléments de transferts possibles ainsi que les contacts des différents partenaires impliqués.
• La description des projets est bonne et permet une extrapolation facile des bonnes pratiques.

Faiblesses:
• Pas tous les projets intéressent complètement l’ADRD


WISARD (Plate-forme d’information basée sur le Web pour l’agriculture durable et le développement durable)

Forces:
• C’est une plate-forme publique d’information qui fournit des informations faciles à rechercher dans 3 790 projets conduits dans le monde entier dans le domaine de l’ARD depuis la moitié des années 90 jusqu’à aujourd’hui, 6 000 organisations et experts dans le domaine de la recherche agricole pour le développement (ARD), la gestion des ressources naturelles et le développement durable.
• Elle permet l’entrée et la gestion des données décentralisées. Les points focaux des organisations, réseaux ou au niveau national sont responsables de l’entrée des données et de leur gestion en ligne.
• Chaque projet possède des informations sur les organisations de financement et de coordination.
• Les informations sur les projets peuvent être recherchées en plein texte, par titre et contenu du projet, par région, pays, organisation (de coordination, financement, et/ou partenaire) et par classification qui comprend les mots clé généraux ARD, les thématiques sur des mots clé, les zones agro-écologiques, des mots clé spécifiques IPM, des mots clé spécifiques à la forêt, des thèmes de recherche relatifs à AGRIS/CARIS et des réseaux/programme/associations.
• Il est aussi possible de faire une recherche par éléments biophysiques (ressources biologiques, ressources en eau et terre, etc.), questions socioéconomiques (législation/politiques, systèmes de production, économie, etc.), chaîne de production (maladies/ravageurs, récolte, commercialisation, etc.), groupes sur tels produits (fruits et noix, poisson et produits tirés des poissons, plantes et produits médicinaux, etc.), et statut des projets.
• Il est directement intégré à InterSard, un système d’information basé sur le Web pour diffuser l’information et les savoirs sur les bonnes pratiques et les innovations locales en agriculture durable et gestion des ressources naturelles.

Faiblesses:
• Peu d’informations existent pour chaque projet.
• Aucune information sur les impacts.


Le groupe de la Banque mondiale – Programme sur les savoirs indigènes

Forces:
• Propose une base de données sur les savoirs et pratiques indigènes/traditionnels avec plus de 300 études de cas.
• La recherche dans la base de données (http://www4.worldbank.org/afr/ikdb/search.cfm) peut se faire par pays, secteurs (agriculture, environnement et télécommunication, etc.), domaines (énergie, éducation, etc.), technologies (droits de propriété intellectuelle, systèmes agricoles, résolution des conflits, etc.) et mots clé généraux.
• Comprend une série de feuilles d’informations intitulées "Notes IK" qui présente de manière détaillée, des solutions déjà trouvées au niveau local, des solutions à des problèmes complexes (75 références publiées jusqu’à maintenant).

Faiblesses:
• Distribution géographique limitée à l’Afrique.
• Description des pratiques limitée à 250 mots.
• Pas d’outils de recherche des mots clés généraux.


FAO/K. Boldt/Thailand

FAO/K. Boldt/Thailand

Bases de données sélectionnées

Comparaison de bases de données étudiées (en)

Programme de travail en réseau pour le développement durable du PNUD, Success Stories (en)