L’Initiative est facilitée par la FAO et bénéficie de l’impulsion de la société civile. Les parties prenantes peuvent d’ores et déjà revendiquer de nombreuses réalisations concrètes, parmi lesquelles:
- étude sur les indicateurs culturels ADRD dans l’alimentation et les cultures des populations autochtones (financée par le programme régulier de la FAO, août 2003)
- études rétrospectives au Honduras, aux Philippines et au Zimbabwe pour tirer des leçons sur la durabilité des bonnes pratiques une fois les projets achevés (financées par le programme régulier de la FAO avec l’appui des Grands Groupes, décembre 2003 à mars 2004) inventaire des contributions de la FAO à l’ADRD et développement d’un cadre de travail pour un inventaire plus large des activités de toutes les parties prenantes de l’Initiative ADRD (financés en partie par le Canada, décembre 2003 à septembre 2004)
- échanges d’expériences et leçons tirées sur l’Initiative ADRD pendant le Forum International sur les Partenariats pour un développement durable (rencontre de la Commission du développement durable des Nations Unies, mars 2004)
- promotion des bonnes pratiques ayant fait leurs preuves en termes d’agriculture conservatrice des ressources au Kenya et en Tanzanie (avec l’appui de l’Allemagne/de GTZ-Sustainet) et démarrage d’un suivi plus systématique pour mesurer l’impact social, économique et environnemental de l’agriculture conservatrice des ressources (à partir de juin 2004)
- établissement d’un mécanisme pilote de coordination pour le développement durable FAO-Italie pour améliorer l’impact des projets FAO en cours (financé par l’Italie, septembre 2004)
- développement d’un projet en cours avec l’Afrique du sud pour documenter et encourager les bonnes pratiques ADRD tout en renforçant les capacités de 200 personnes diplômées et sans emploi
- diffusion et promotion de protocoles de prises de décision par les Grands Groupes/la société civile, pour stimuler la participation des parties prenantes à l’Initiative ADRD
- formulation de 14 activités qui, à l’avenir, seront menées par les Grands Groupes représentant les agriculteurs, les populations autochtones, les travailleurs et syndicats, les organisations non gouvernementales, les femmes, la communauté scientifique et technologique, les milieux d'affaires et industrie, et les jeunes.
- Publication d’une sélection de contributions de la société civile et de gouvernements à l’Initiative ADRD.
La principale réalisation est peut-être de remettre les liens entre l’agriculture et l’environnement à l’ordre du jour des questions de développement international. Dans de nombreux pays en développement, le développement durable de l’agriculture et l’économie rurale sont des conditions préalables à l’éradication de la pauvreté et de la faim. Pourtant, à l’approche de Johannesburg, cette réalité a risqué d’être éclipsée par d’autres préoccupations, pour différentes raisons. Les parties prenantes de la société civile qui participent à l’Initiative ADRD ont été parmi les premières à reconnaître l’importance fondamentale de l’agriculture durable si l’on veut réduire la pauvreté et protéger l’environnement: leur soutien actif, leur plaidoyer lors de nombreux forums internationaux ont, sans aucun doute, contribué à une plus large diffusion de cette idée.













