L’ADRD et le cadre stratégique de la FAO
La notion de durabilité a été intégrée dans le cadre stratégique de la FAO pour la période 2000-2015. Dans deux des trois objectifs généraux de l’Organisation présentés ci-dessous, l’agriculture et le développement rural durables ou l’utilisation durable des ressources naturelles sont mentionnés explicitement.
- Objectif no 1: Accès de tous à tout moment à une nourriture saine et nutritive, en quantité suffisante, de façon à réduire de moitié le nombre des personnes souffrant de sous-alimentation chronique d'ici à 2015.
- Objectif no 2: La contribution constante de l'agriculture et du développement rural durable, y compris des pêches et des forêts, au progrès économique et social et au bien-être de l'humanité.
- Objectif no 3: La préservation, l'amélioration et l'utilisation durable des ressources naturelles, qui incluent les terres, les eaux, les forêts, les pêches et les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture.
L’ADRD et le Comité de l’agriculture
Le Comité de l’agriculture (COAG) est l’un des organes directeurs de la FAO qui se réunit une fois tous les deux ans et qui effectue périodiquement des études et évaluations des problèmes agricoles et nutritionnels pour proposer aux États membres et à l'Organisation une action concertée. Il examine également les programmes de l'Organisation en matière d'agriculture, d'alimentation et de nutrition, ainsi que leur mise en œuvre en mettant l'accent sur l'intégration de tous les aspects sociaux, techniques, économiques, institutionnels et structurels afin de promouvoir le développement agricole et rural. Une fois tous les quatre ans, l’agriculture et développement rural durables est à l’ordre du jour du COAG.
L’ADRD lord de la 19ème session du COAG (2005)
En avril 2005, l’agriculture et le développement rural durables sont à l’ordre du jour du COAG. Les gouvernements y débattent des moyens pour y parvenir au sein de la FAO et en partenariat avec la société civile. Une rencontre en marge du COAG est prévue le 14 avril pour mettre en exergue: i) les réussites locales qui améliorent les moyens d’existence durables, l’intensification durable des systèmes de production rurale et la gestion intégrée des ressources naturelles, en tant que moyen de parvenir à une agriculture et un développement rural durables et ii) le besoin de mobiliser les capacités de différents acteurs pour accroître les bonnes pratiques et susciter des changements politiques qui peuvent rapidement réduire la pauvreté et la faim tout en protégeant l’environnement.
L’ADRD lors de la 16ème session du COAG (2001)
Suite aux discussions sur le document de travail soumis au COAG en 2001, le Comité a identifié trois champs d’action pour promouvoir l’agriculture et le développement rural durables, notamment: le renforcement des capacités et des institutions, la mobilisation de l'investissement et les technologies permettant d'améliorer la productivité agricole et de gérer l'environnement. Le Comité a signalé d’autres sujets importants pour l’agriculture et le développement rural durables tels que : l’accès à la terre et le régime foncier, l’allègement de la dette, le contrôle du VIH/SIDA, les connaissances traditionnelles, locales et indigènes, la parité hommes femmes et le rôle de la femme, la participation accrue de la société civile, la bonne gouvernance et enfin le rôle de la recherche publique en agriculture et développement rural.
Lors de cette même session et en parallèle, un débat multipartite s’est tenu qui a porté sur des questions clé d’agriculture et de développement rural durables. Le Comité a reconnu que les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales avaient fortement contribué au débat sur ce point.
Le Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après (2002)
Le Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après, qui s’est tenu à Rome en 2002, a réaffirmé les engagements des chefs d’Etat et des représentants de gouvernement dans la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et dans le plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de 1996.
La FAO, qui reconnaît le rôle essentiel joué par la société civile pendant les préparations du the Sommet mondial de l’alimentation, a encouragé les ONG et les organisations de la société civile à s’impliquer tout aussi activement dans le processus préparatoire au Sommet. Un groupe international de planification composé d’ONG et d’organisations de la société civile a animé cette participation et organisé un forum sur la souveraineté alimentaire, stipulant que les peuples, les communautés et les pays ont le droit de définir leurs propres politiques en matière d’agriculture, d’emploi, de pêche, d’alimentation et de terres qui soient appropriés – en termes écologique, social, économique et culturel – à leurs spécificités.












