Qu’est-ce que l’agriculture conservatrice de ressources ?
L’agriculture conservatrice de ressources est un terme qui a évolué pour aujourd’hui représenter un ensemble inter-actif et complémentaire de pratiques et de concepts agricoles. Malgré des différences régionales et l’importance de divers composants qui caractérisent les pratiques de l’agriculture de conservation (dépendant de zones agro climatiques, de la disponibilité d’énergies agricoles, de types de systèmes agricoles, d’intrants, de compétences, etc.), trois principes de base sont omniprésents:
Si chacune de ces trois techniques est bien connue, leur combinaison et la gestion de cette combinaison dépassent la seule somme des pratiques individuelles pour générer des effets synergétiques nouveaux, sources d’une agriculture conservatrice de ressources.
Comment l’agriculture conservatrice de ressources peut-elle contribuer à l’ADRD?
Non seulement l’agriculture conservatrice de ressources favorise un environnement durable en préservant les sols et l’eau, mais en outre elle contribue aux fondations sociale et économique de l’ADRD en:
Le projet AC pour l’ADRD
Le projet d’Agriculture conservatrice de ressources pour une agriculture et un développement rural durables vise à faciliter et accélérer l’adoption des pratiques rentables de l’agriculture conservatrice de ressources par les petits agriculteurs dans au moins trois districts de la Tanzanie et du Kenya. Le projet est financé par le Ministère allemand de l’agriculture et de la protection des consommateurs (BMVEL).
Ce projet entend s’appuyer sur les activités pilotes d’agriculture conservatrice de ressources qui sont actuellement menées dans les deux pays. Le résultat à long terme est de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence ruraux, tout en créant les fondements qui permettront d’étendre l’agriculture conservatrice de ressources en faveur de l’ADRD.
Ce projet adhère aux trois principes de base de l’AC, et fait appel à des approches de vulgarisation participative pour introduire ce concept. Les expériences de la FAO avec les écoles pratiques d’agriculture de terrain (Farmer Field Schools - FFS) ont été satisfaisantes dans les deux pays. Les FFS donnent la priorité aux méthodologies axées sur les agriculteurs et à celles qui leur accordent la priorité. En mi-2006, environ 2000 agriculteurs ont participé directement aux activités du projet.
Un des défis du projet consiste à combiner cette méthodologie participative à un concept technique suffisamment clair d’agriculture. Un autre consiste à faire participer non seulement des agriculteurs, du personnel de vulgarisation et des chercheurs, mais aussi et surtout, le secteur privé. À long terme, le secteur privé, plutôt que le projet, aura besoin d’assurer que les intrants et services agricoles nécessaires, les outils spécialisés de l’AC (semoirs à main, les semoirs directs,…) et que l’énergie des exploitations soient disponibles pour les agriculteurs désireux de mettre en pratique l’AC.




















