SAVE FOOD: Initiative mondiale de réduction des pertes et du gaspillage alimentaires

Intégration des initiatives de réduction des pertes alimentaires pour les petits exploitants dans les zones à déficit vivrier

Selon un rapport de la Banque Mondiale, de la FAO et du NRI (Natural Resources Institute) en 2011, les pertes de grains en Afrique sub-saharienne valent pratiquement 4 milliards de dollars par an et pourraient satisfaire les besoins alimentaires minimums d’au moins 48 millions de personnes. Le projet “Intégration des initiatives de réduction des pertes alimentaires pour les petits exploitants dans les zones à déficit vivrier” mis en œuvre par les agences des Nations Unies basées à Rome (ABR) FAO, FIDA, et le PAM, financé par le gouvernement suisse vise à améliorer la sécurité alimentaire et les opportunités de revenus grâce à la réduction des pertes alimentaires dans les chaines de valeur des céréales et des légumineuses appuyées. En mobilisant les forces respectives des trois agences, ce projet conjoint aura un impact significatif et de l’influence en stimulant les Etats Membres à agir pour réduire les pertes alimentaires, et il devrait être un modèle pour les collaborations futures des RBA à une plus grande échelle. Il contribuera aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et au Défi Faim Zéro lancé en juin 2012 par le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon, qui inclut zéro perte ou gaspillage de produits alimentaires parmi ses principaux éléments.

Les résultats de ce projet de trois ans sont les suivants:

Résultat 1: Les bonnes pratiques permettant de réduire les pertes après récolte sont compilées, analysées, disséminées et développées à des échelles supérieures

  • Une Communauté de Praticiens (CdP) au niveau global est établi pour le partage des connaissances, le partenariat et l’intégration.
  • Le module d'apprentissage en ligne et des leçons sur des pertes alimentaires sont développés.

Résultat 2: Des options améliorées de gestion et de stockage dans les  chaines de valeur des céréales et des légumineuses  profitent aux  petits producteurs des pays pilotes (Burkina Faso, Ouganda et la République Démocratique du Congo)

  • Les points critiques de réduction des pertes alimentaires sont identifiés pour des chaines d’approvisionnement alimentaires définies ainsi que la formulation de solutions viables.
  • Les capacités des parties prenantes sont  développées et renforcées au niveau des  points critiques des pertes.
  •  Des solutions potentielles pilotes seront testées.

Résultat 3: Un cadre politique et règlementaire (politique et normes) pour la réduction des pertes alimentaires dans les chaines d’approvisionnement alimentaires est introduit et exécuté aux niveaux national et régional

  • Elaboration de propositions pour l'amélioration des politiques et des cadres réglementaires propices à la réduction des pertes alimentaires nationales et régionales.
  •  Une proposition de Guide sur des Directives Volontaires des Parties prenantes engagées dans la réduction des pertes quantitatives alimentaires pour la seconde phase envisagée du projet.

Les objectifs du projet seront atteints par la mise en œuvre des activités suivantes au niveau global, régional, et national :

1. Une Communauté de Praticiens (CdP) au niveau global est établie pour le partage des connaissances, le partenariat et l’intégration: Cette CdP au niveau global est lancée comme la référence mondiale sur les pertes alimentaires.

2. Les points critiques de réduction des pertes alimentaires sont identifiés pour des chaines d’approvisionnement alimentaires définies ainsi que la formulation de solutions viables. Des évaluations sur les pertes alimentaires au niveau national seront faites dans les pays pilotes (Burkina Faso, Ouganda et la République Démocratique du Congo). Les points critiques identifiés seront validés dans les forums nationaux et les interventions seront planifiées et exécutées sur la base de ces points critiques.

Les produits agricoles suivants ont été proposés pour faire l’objet d’évaluations des pertes dans les pays pilotes suite à des consultations menées au niveau national pendant la phase de formulation du projet:

  • Au Burkina Faso: maïs, sorgho, niébé
  • En République Démocratique du Congo : riz et maïs
  • En Ouganda: maïs, oléagineux et légumineuses

3. Les capacités des parties prenantes sont développées et renforcées au niveau des points critiques des pertes: Une formation sera donnée aux niveaux national et régional à travers des ateliers, et si nécessaire par des experts techniques ou des fournisseurs de service.

4. Des solutions potentielles pilotes seront testées: chacun des trois pays pilotes vont s’engager à tester et à valider les solutions réduisant effectivement ces pertes. Au niveau national, la collaboration entre les agences facilitera l’identification des aides pour porter à une plus grande échelle les interventions réussies. Des solutions additionnelles seront également trouvées à travers les expériences des autres projets de la Direction du Développement et de la Coopération suisse (DDC) par l’intermédiaire de la CdP créée par le projet.

5. Élaboration de politiques et de réglementation soutenues et rendues possibles grâce à l’apport de connaissance fondée sur des preuves. Les connaissances et capacités développées par les deux premiers résultats mèneront à l'élaboration de propositions pour l'amélioration des politiques et des cadres réglementaires propices à la réduction des pertes alimentaires nationales et régionales. Il est également suggéré de développer une proposition de Guide sur des Directives Volontaires des Parties prenantes engagées dans la réduction des pertes quantitatives alimentaires pour la seconde phase envisagée du projet.

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