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juillet/août 2003
mise à jour juin 2005

Nouvelle publication

Développement des coopératives agricoles: Manuel à l'intention des formateurs

Les économies de plusieurs pays subissent aujourd’hui des mutations destinées à leur permettre de suivre les réformes du marché. L’implication des Etats et des organisations paraétatiques dans les économies nationales s’est montrée nuisible à plusieurs égards et par conséquent, ils sont appelés à réduire leurs interférences et à laisser les marchés fonctionner. Dans certains pays, les interventions étatiques ont eu tendance à rendre le fonctionnement des organisations coopératives moins efficace.

Les organisations coopératives ont souvent été créées de façon exogène sans la participation véritable de leurs membres. Dans plusieurs cas, ces derniers se sont détournés de leurs propres organisations car elles ne correspondaient pas à des préoccupations telles que la commercialisation et la fixation des prix de leurs produits, qui étaient au centre de leur intérêt. Le potentiel des organisations coopératives capables de contribuer au développement rural basé sur la participation massive a été en grande partie «gaspillé» et le concept même d’autopromotion coopérative est tombé largement en disgrâce. Dans plusieurs pays, une révision de la politique coopérative s’avère nécessaire sur la base d’une nouvelle approche axée sur les principes de participation et de consultation plutôt que sur «l’interventionnisme». Cela ne signifie pas que les politiques actuelles doivent être entièrement rejetées; elles peuvent être adaptées c’est-à-dire plus participatives et orientées vers le marché.

L’impact des changements économiques et politiques sur les coopératives est varié : il a des effets négatifs et positifs. L’aspect positif est que les coopératives profitent souvent du retrait des sociétés para-étatiques pour réaliser une meilleure adaptation à leur environnement. Les coopératives apportent également un plus à la société en tant «qu’écoles de démocratie» sans subvention ni soutien de l’Etat.

De nos jours, la tendance est à la privatisation, à la décentralisation et à la participation, qui donnent plus de responsabilités aux populations pour leur propre développement. Cela implique que l’accent soit davantage mis sur l’auto-promotion et le principe de compter sur ses propres moyens, plutôt que sur l’aide de l’Etat. Beaucoup d’Etats adoptent de plus en plus cette approche.

La mise en pratique de ces idées suppose un long processus nécessitant une formation adéquate et une meilleure organisation afin de développer les compétences entrepreneuriales requises pour exercer dans une économie de marché.

Si le processus de restructuration, qui est en train de voir le jour dans plusieurs pays, aboutit à la création d’un environnement plus favorable au développement des organisations coopératives, il les expose aussi aux dures conditions de la libre entreprise et de la concurrence avec les autres sociétés commerciales.

Grâce à l’autopromotion les organisations coopératives peuvent constituer une force sur le marché. Avec des approches participatives, il est possible de mobiliser les ressources et les connaissances locales pour parvenir à un développement autonome. C’est une voie vers le développement d’un mouvement coopératif véritable, une organisation économique appartenant aux petits paysans, organisation dont l’appropriation par les paysans est signe de réussite pour de nombreux pays à travers le monde.

(disponible également en anglais et espagnol)

Pour plus d'informations sur ce bulletin, veuillez cliquer ici (format pdf)



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