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février 2003

L' impact du VIH/SIDA sur les différents secteurs agricoles de Namibie

Ce rapport, publié conjointement par l'Université de Namibie et le Bureau régional de la FAO pour l'Afrique, décrit le contexte de la situation du VIH/SIDA en Namibie, en analysant notamment son impact sur l'agriculture, qu'elle soit communautaire ou commerciale. Il examine d'abord les effets du VIH/SIDA sur la structure sociale des communautés agricoles, puis analyse successivement l'impact sur le travail et les revenus, la propriété foncière, ainsi que sur la santé et le bien-être psychologique des ménages affectés, en incluant les enfants scolarisés. Il propose enfin des éléments d'information sur les conséquences de l'épidémie sur la production agricole et l'élevage et décrit les mécanismes et les stratégies mises en place par les communautés pour améliorer la productivité du travail.

La méthodologie utilisée par cette étude spécifique est également décrite. L'étude a cherché à réunir des exemples représentatifs des divers secteurs agricoles (communautaire et commercial) et a décrire comment ils étaient affectés par le VIH/SIDA. Les régions retenues devaient couvrir les différentes caractéristiques des communautés agricoles : (i) agriculture communautaire /commerciale, (ii) Production animale/végétale et, (iii) prévalence du VIH/SIDA forte / faible. Sur la base de ces critères, sept régions ont été choisies : Caprivi, Erongo, Karas, Khomas, Omaheke, Omusati et Oshikoto. L'étude s'est déroulée en octobre 2001 sur la base d'un total de 428 questionnaire reçus, dont 319 provenaient de producteurs communautaires et 109 de producteurs commerciaux. Des tableaux croisés, des études de fréquence et des analyses du chi carré ont été réalisés à partir de ces données.

Le niveau de stigma reste élevé dans ces communautés agricoles et cela pourrait décourager les velléités de changements de comportement constatées chez les personnes infectées. Les résultats ont également permis de d'observer une baisse de l'apport en main d'œuvre dans les exploitations rurales qu'elles soient communautaire ou commerciales. Ce déficit de main d'œuvre se traduit par une réduction des surfaces cultivées, un accroissement du travail des enfants, des modifications dans la croissance des cultures et dans l'intensité des pratiques agricoles. Les ventes de bétail pour payer les traitements médicaux liés au VIH/SIDA conduiront, à terme, à une diminution des exportations de bœufs de Namibie vers l'Afrique du sud et l'Union européenne.

Les traditions de certaines régions font que lorsque le chef de famille d'un ménage décède du SIDA ou d'une maladie liée au VIH, sa famille revendique la propriété au dépens de la veuve et des enfants. Les funérailles durent plusieurs jours et entraînent des dépenses considérables. Il est suggéré que la période de deuil soit réduite au minimum car elle réduit les apports en main d'œuvre et la production des communautés agricoles.

Les conclusions et recommandations de l'étude s'adressent aux organisations paysannes, aux gouvernements, aux chefs traditionnels et aux communautés pour leur demander de consentir davantage d'efforts en matière d'éducation et de prévention du VIH/SIDA et d'apporter des soutiens et conseils aux communautés agricoles affectées. Les communautés sont également invitées à adopter des stratégies qui minimisent les pertes de main d'œuvre et s'appuient sur les pratiques et des groupes communautaires afin d'assurer une production agricole durable et de préserver la sécurité alimentaire. Le MWARD devrait doter ses agents de davantage d'outils de vulgarisation afin qu'ils puissent assurer de façon plus efficace l'éducation des agriculteurs sur l'impact du VIH/SIDA sur les systèmes agricoles et les communautés.

(disponible uniquement en anglais)

Pour plus d'informations sur ce document, veuillez cliquer ici.(254 KB)



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