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mars 2003

Nouvelle publication

Le rôle de la femme dans la préservation des ressources génétiques du maïs au Guatemala

Le Guatemala se situe dans une zone où le niveau de diversité génétique végétale est un des plus importants du monde. Dans le contexte géographique et les types de végétation propres à cette zone, on dénombre 14 zones de vie. De plus, la population Maya, qui a occupé le Guatemala avant la conquête européenne a pratiqué une des agricultures les plus avancées du monde. Les interactions existantes entre la santé végétale et la santé humaine font de ce pays l'espace idéal pour étudier la diversité génétique et l'évolution du maïs, mais aussi d'autres cultures comme le haricot, le cacao, le coton, les piments, la courge, le recouyer (Bixa orellana), le manioc et la patate douce.

On a consacré de nombreuses études aux modifications que les plantes ont connu au cours leur évolution, mais très peu ont porté sur l'étude du rôle prédominant de l'homme dans ces modifications, notamment en les domestiquant. Les études portant sur l'origine et l'évolution des végétaux se n'intéressent pas suffisamment à l'action des sociétés et moins encore à celle des femmes au sein de ces sociétés. Bien que les femmes aient été étroitement associées aux processus de domestication des végétaux, on dispose de peu de données sur le rôle qu'elles ont joué dans la conservation des ressources génétiques des plantes. C'est pourquoi il faut approfondir ce sujet, s'agissant notamment de la biodiversité et du rôle que les populations indigènes - notamment les femmes - ont joué dans l'évolution de l'agriculture. Le but de cette étude est d'identifier le rôle joué par les femmes dans la préservation des ressources génétiques des cultures de maïs (Zea mays L.) dans le département de Huehuetenango.

Ce travail part de l'hypothèse que le développement social vise à valoriser les zones rurales, l'agriculture ainsi que les hommes et les femmes qui s'y consacrent, en conformité avec le principe de non séparation entre les dynamiques sociales et les dynamiques naturelles.

Une autre question importante consiste à ré-examiner le rôle des femmes dans le monde rural. Leurs responsabilités familiales, relatives à la nourriture, à l'économie familiale, aux modèles linguistiques et culturels qu'elles apportent aux enfants et au travail artisanal générateur de revenus pour la famille ne sont généralement pas reconnues comme une contribution au développement social et économique. De plus, dans la plupart des sociétés, les rôles que jouent les femmes comme agents d'échange économique et social et comme dépositaires des savoirs locaux sont généralement ignorées. Ceci conduit à analyser les raisons qui sous-tendent cette sous-estimation du rôle des femmes dans la société : invisibilité: elles (ou leurs activités) ne sont pas considérées comme importantes ou ne sont pas visibles; stéréotypes (le rôle des femmes est associé à la soumission, la résignation, l'abnégation etc.); sous-évaluation (leur travail et leurs responsabilités sont réduits à un complément ou une aide à l'économie familiale), parti-pris (on considère qu'elles manquent de compétence, de capacité à diriger) et inégalité.

Bien que les femmes participent à diverses activités agricoles, elles jouent un rôle majeur dans la sélection des différents types de maïs (espèces et sous-espèces) présents dans les différentes régions et cela souligne l'importance de leur travail dans la préservation des ressources génétiques du maïs.

(disponible uniquement en anglais et en espagnole)

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