Vulgarisation Connaissance

20 juin 2000

Etude sur la vulgarisation agricole en Côte d'Ivoire

Présenté par:
Daniel Glounaho, Ingénieur Agronome
Service de la vulgarisation, de l'éducation et de la communication (SDRE)
Division de la recherche, de la vulgarisation et de la formation, FAO

Avant propos

Cette présentation s'inscrit dans le cadre des études de cas initiées par le bureau régional de la FAO. Accra et portant sur un diagnostic des activités de vulgarisation les vingt dernières années dans cinq pays d'Afrique: Ghana, Côte d'Ivoire, Cameroun, Zambie et Ouganda.

Cette étude sur la vulgarisation agricole en Côte d'Ivoire fait le point de l'évolution de l'encadrement du monde rural depuis 1958 jusqu'aux dernières réformes institutionnelles (1994) et fait ressortir l'impact des différents programmes d'ajustement structurel sur les activités de vulgarisation.

Cette présente étude a été réalisée selon les termes de référence formulés par le bureau région de la FAO-ACCRA:

  1. Rappel historique de la vulgarisation en Côte d'Ivoire
  2. Systèmes et méthodes de diffusion des messages agricoles
  3. Les programmes d'ajustement structurel de la Banque Mondiale et leur impact sur les Services de vulgarisation en Côte d'Ivoire
  4. Système actuel de diffusion des technologies aux exploitations marginales et de rente
  5. Proposition de système de vulgarisation adapté au genre et aux spéculations particulières
  6. Enseignements tirés de l'expérience ivoirienne en matière de vulgarisation agricole

I. Bref apercu de la Côte d'Ivoire

1.1. Presentation de la Côte d'Ivoire

La République de Côte d'Ivoire, d'une superficie de 322 463 km2, est située en Afrique de l'Ouest, dans la partie Nord du Golf de Guinée. Elle a des frontières communes avec le Mali et le Burkina Faso au Nord, la Guinée et le Libéria à l'Ouest et le Ghana à l'Est.

Le pays est essentiellement constitué par un vaste plateau de 100 à 400m d'altitude, avec à l'Ouest quelques reliefs plus marqués dépassant 1000 m. Les quatre principaux cours d'eau (Cavally, Sassandra, Bandama et Comoé) coulent du Nord au Sud et ont un débit irrégulier.

Le climat et la végétation divisent le pays en deux grandes parties:

Au Sud, la zone forestière d'environ 137 000 km2 est marquée par le climat subéquatorial avec deux saisons de pluies.

Au Nord, la zone des savanes d'environ 183 000 km2 caractérisée par le climat tropical de type Soudano Guinéen, avec une seule saison des pluies.

La Côte d'Ivoire est découpée actuellement en seize régions administratives, 58 départements (ou préfectures, 230 sous-préfectures, 1 100 pays ruraux et 8 549 localités dont 7 859 villages).

Chaque pays rural est composé d'un village centre avec 7 à 10 villages satellites.

Au dernier recensement (1988), la population était de 10, 8 millions d'habitants. Sur la base d'un taux annuel de croissance voisin de 3,2 pour cent, elle est estimée à plus de 14 millions d'habitants en 1997. La densité rurale moyenne n'est que de 22,6 habitants/km2.

Le pays compte une soixantaine de groupes ethniques autour de quatre grands groupes ethnolinguistiques: les Akans, les Gouros, les Krous et les Mandés.

1.2 Situation economique

Après l'indépendance en 1960, le pays a grâce aux performances de l'agriculture et au secteur forestier, traversé une période de forte croissance d'environ 7 pour cent par an.

Toutefois, à partir de 1981, les termes de l'échange sont détériorés et le pays a connu une phase de récession grave. Le PIB par habitant qui était de 1 000 $ EU à la fin des années 70 n'était plus que 700 $ EU en 1993.

Après la dévaluation du Franc CFA, il a subi de facto une autre baisse qui l'a ramené en définitive à environ de 500 $ EU.

En 1993, la dette extérieure se chiffrait à 5739 milliards de FCFA, soit environ 20 milliards de $ dollars au taux de change en vigueur avant la dévaluation.

Dès 1981, le gouvernement avec l'appui du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale a entrepris une série de programmes d'ajustement structurel en vue de rétablir les équilibres macro-économiques, de restaurer la compétitivité internationale et d'amorcer une croissance durable.

Le programme de stabilisation et d'ajustement structurel pour la période 1994/1996 prévoit:

Dans le secteur agricole, le programme soutient plusieurs types de réformes économiques:

II. Bref apercu du secteur agricole

2.1 Caracteristiques generales

La Côte d'Ivoire est un pays agricole dont la richesse repose sur le binôme café/cacao.

En 1993, l'agriculture employait 2/3 de la population active et contribuait pour 33 pour cent au PIB et pour 66 pour cent aux revenus d'exportation.

La superficie des aires cultivables est de 17 millions d'ha dont 6,5 millions d'ha environ sont cultivés.

L'agriculture ivoirienne est caractérisée par:

  1. Le faible niveau de productivité lié:
    - au système de culture extensif à faible rendement et à faible niveau de mécanisation à l'exception de quelques cultures de rente : canne à sucre ; riz ; banane poyo, ananas;
    - au faible taux d'adoption des innovations techniques.
  2. La dégradation des ressources naturelles liées à:
    - la déforestation rapide du patrimoine forestier;
    - la pratique des feux de brousse;
    - l'érosion et la baisse de la fertilité des terres cultivables aux conflits fonciers;
    - au système d'agriculture itinérante sur brûlis.
  3. La faible productivité de l'élevage liées aux:
    - épizooties: (peste bovine, peste des petits ruminants, péri pneumonie contagieuse bovine, trypanosomiase);
    - élevages traditionnels peu pertinents.
  4. La faible structuration du milieu rural
  5. Les difficultés de financement de l'agriculture et de l'élevage
  6. L'existence de problèmes fonciers illustrés par:
    - l'hétérogénéité des textes réglementaires;
    - la thésaurisation de terre non mise en valeur.

TERMES DE REFERENCE DE L'ETUDE

I. Rappel historique de la vulgarisation agricole en Côte d'Ivoire

La vulgarisation agricole a connu plusieurs évolutions marquées par l'existence de plusieurs structures de développement.

1.1. L'assistance agricole de 1958 a 1965

L'encadrement agricole était confié à la société d'assistance et de modernisation de l'agriculture (SATMACI) qui était chargé du conseil agricole, de la diffusion du matériel végétal et autres intrants y compris le crédit auprès des agriculteurs.

Ce type d'encadrement visait essentiellement la promotion des cultures industrielles.

2.2. L'encadrement sectoriel avec les societes d'etat de 1965 a 1984

Cette période a été marquée par l'avènement des Sociétés d'Etat dont la mission était de développer une spéculation principale ou un groupe de spéculations. Il s'agit de:

Ces sociétés maîtrisaient toute la filière (distributions des intrants à la commercialisation, crédit) et ou d'une partie de la filière (SATMACI, PALMINDUSTRIE).

2.3. l'encadrement de masse avec les projets de vulgarisation agricole 1984-1989

Cette période a vu l'avènement du projet de vulgarisation agricole mis en S.uvre dans ce cadre du programme d'ajustement structurel et de la restructuration des services agricoles.

Ce projet de vulgarisation agricole, d'un montant global de 44 millions $ EU a été exécuté par trois structures : CIDT, ex-SODEPALM puis ex-CIDV (Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Cultures Vivrières), ex-SATMACI.

Ce projet tire son fondement des principes du système formation /visite (training and visit).

Les objectifs clés assignés au projet de vulgarisation agricole étaient les suivants:

Pour atteindre ces objectifs, le projet doit permettre, d'améliorer l'encadrement des agriculteurs par l'ex-CIDV, l'ex-SATMACI et la CIDT grâce à:

Au terme du projet de vulgarisation agricole, sur une population potentielle de 804 097 exploitants, le projet a touché 578 173 exploitants, soit 72 pour cent et 439 043 exploitants, soit 55 pour cent.

Les ratios d'encadrement au niveau des structures concernées par le DVA:

Cette période a été marquée par le développement des liens clients fournisseurs entre la recherche agronomique et le renforcement de la formation continue des agents de vulgarisation.

2.3. Approche de vulgarisation unifiée à partir de 1994

L'encadrement ivoirien a favorisé le développement de l'agriculture mais il présentait quelques faiblesses:

Sur la base des faiblesses, de la politique d'ajustement structurel, les autorités ont procédé après une large concertation, à la restructuration des services agricoles entre 1992/1993.

Cette restructuration avait pour objectifs:

Cette restructuration a abouti à:

La création en septembre 1993 de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Agricole (ANADER), société d'économie mixte, reprenant les activités de vulgarisation agricole des trois structures agricoles : ex-CIDV, ex-SATMACI, ex-SODEPRA.

II. Resume des systemes et methodes de la vulgarisation agricole en Côte d'Ivoire

2.1 Introduction

Deux types d'encadrement coexistent en Côte d'Ivoire : l'encadrement public assuré par une structure unique de vulgarisation s'adressant à 90 pour cent des exploitants agricoles et l'encadrement de type privé assuré par les filières professionnelles (avicole, hévéicole, ovine...)

2.2 Encadrement public

Depuis la restructuration des services agricoles en Côte d'Ivoire en 1993, les pouvoirs publics ont créé une société unique de vulgarisation agricole reprenant les activités de trois structures dissoutes. Ex-SATMACI (encadrement café/cacao) ; Ex CIDV (encadrement vivrier) ; Ex-SODEPRA (encadrement des productions animales) : Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER).

Ces structures dissoutes avaient une approche de vulgarisation sectorielle et intégrée bâtie autours de la culture de rente qu'elles encadraient.

Le conseil individuel était privilégié. Ces structures se chargeaient de la distribution des intrants (semences, engrais) et du crédit agricole.

2.2.1 Objectifs spécifiques de l'ANADER

L'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) a pour objectif spécifique de fournir des services agricoles efficaces aux exploitants à travers:

2.2.2. Stratégie de vulgarisation agricole

Pour répondre aux objectifs assignés plus haut, l'ANADER s'appui sur une stratégie axée sur l'approche village consistant à identifier les contraintes et atouts des communautés rurales et à élaborer des plans de développement prenant en compte toutes les priorités des différentes couches socio-professionnelles du milieu rural.

2.2.3. Méthodes et outils de vulgarisation

Le Diagnostic Participatif Village (DPV) en constitue l'outil de dialogue et d'identification des actions jugées prioritaires par la communauté rurale.

Le Diagnostic Participatif Village (DPV) comprend trois phases:

2.2.4 Méthode de vulgarisation

L'ANADER intervient auprès des groupes cibles de deux manières:

2.2.4.1 La Vulgarisation de masse

Basée sur les principes du système formation-visite, elle consiste à apporter des thèmes techniques chaque quinzaine à des groupes d'agriculteurs appelés groupes de contact et composés de dix (10) à quinze (15) exploitants agricoles.

Son application depuis 1984 en Côte d'Ivoire a mis en exergue certains acquis et faiblesses.

- existence d'un calendrier d'intervention de l'agent de base auprès des exploitants agricoles;
- recyclage permanent des agents de vulgarisation;
- démonstrations pratiques adaptées au niveau technique des exploitants agricoles. - composition hétérogène des groupes de contact : agriculteurs de niveaux de technicité différents;
- absence rigoureuse de diagnostic des besoins des agriculteurs;
- approche instructive (Top-down) des vulgarisateurs;
- existence de relation de type «maître à élève» entre le vulgarisateur et l'exploitant agricole.

2.2.4.2. la vulgarisation à travers les champs écoles paysans

Cette approche de vulgarisation est appliquée sur les périmètres irrigués et date de 1996. Elle consiste à amener les exploitants à réaliser un diagnostic sur leur exploitation sous la supervision d'un formateur et à prendre la décision qui s'impose en matière d'application d'itinéraire technique et de traitement chimique des parcelles.

- formation des agriculteurs bien ciblée;
- formation in-situ;
- relation de partenariat entre l'exploitant et le vulgarisateur jouant le rôle de facilitateur;
- évaluation permanente des actions;
- meilleure connaissance de la flore et de la faune. - Participation limitée des agriculteurs aux frais de formation.

2.2.4.3 Les journées-paysannes

D'introduction récente, elle constitue une possibilité d'échanges entre vulgarisateur, chercheur et exploitant.

2.2.4.4 Le Conseil Spécialisé

Adapté aux grandes exploitations de culture pérenne, le conseil spécialisé est une forme d'assistance technique ciblée et à la demande paysanne.

Il est conduit par des vulgarisateurs de niveau plus élevé que l'agent de base selon un contrat de développement.

- Prise en compte de la globalité de l'exploitation,
- Intervention de l'agent après un diagnostic de l'exploitation. - Absence d'évaluation des actions mises en S.uvre.

2.2.5. Le Centre des Métiers Ruraux (CMR)

L'approche permet d'assurer un transfert de savoir, savoir-faire et savoir être aux apprenants à partir d'une meilleure connaissance du milieu et de l'expression des besoins des groupes-cibles à l'aide de la M.A.R.P.

2.3. La vulgarisation privée

La vulgarisation privée est le fait des filières organisées (avicole, hévéicole, cotonnière) ; Elle porte sur une spéculation unique de la filière et consiste non seulement à apporter le conseil agricole mais également à distribuer les principaux facteurs de production tels que les engrais, les pesticides etc...

En Côte d'Ivoire, les sociétés hévéicoles (SAPH, SOGB), cotonnières (CIDT) et les provendiers. (FACI, SIPRA, IVOGRAINS) assistent les agriculteurs pratiquant ces spéculations.

- vulgarisation très rapprochée des agriculteurs;
- formation des agriculteurs sur l'itinéraire technique de la culture;
- disponibilité des intrants pour faire les démonstrations. - approche thématique;
- absence d'approche globale de l'exploitation agricole;
- manque de diagnostic de l'exploitation.

III. Les programmes d'ajustement structurel de la banque mondiale et leur impact sur les services de vulgarisation en Côte d'Ivoire

3.1 Introduction

Dans le cadre de la mise en S.uvre des programmes d'ajustement structurel en Côte d'Ivoire, les Services Agricoles et les structures de vulgarisation ont bénéficié de projets avec le concours financé de la Banque Mondiale et d'autres Bailleurs de Fonds. Il s'agit de:

- 1985-1989: Projet de vulgarisation Agricole (PVA)
- 1994-1998: Projet National d'Appui aux Services Agricoles I (PNASA I)
- 1998-2001: Projet National d'Appui aux Services Agricoles II (PNASA II)

3.2 Avenement du projet de vulgarisation agricole (PVA) finance par la banque mondiale de 1984-1989

Le Projet de Vulgarisation Agricole cofinancé par l'Etat ivoirien et la Banque Mondiale a été mis en S.uvre par trois structures d'encadrement : ex-SODEPALM puis ex-CIDV, ex-SATMACI et CIDT.

Le montant global du prêt était de 34 millions $ EU, soit l'équivalent de 11,9 milliards de Francs CFA estimé en Octobre 1985.

3.2.1. Rappel des objectifs de la vulgarisation et de l'encadrement

L'objectif général du projet à travers ce volet est:

Deux sous-objectifs opérationnels ont été fixés pour atteindre l'objectif général:

3.2.2 Résultats atteints par le PVA sur les activites de vulgarisation

Le PVA a permis:

Ces formations ont touché 4 200 agents:

- 2 678 moniteurs
- 138 comptables
- 32 responsables des poste d'observation (PO)
- 60 observateurs
- 81 enquêteurs
- 122 techniciens 3.2.3. Acquis et faiblesses du PVA

Le projet de vulgarisation exécuté de 1985 à 1994 a connu des acquis et faiblesses à différents niveaux.

Les acquis du projet concernent plusieurs rubriques:

- Diffusion de thèmes simples permettant soit l'accroissement des productions alimentaires (cultures céréalières), soit l'amélioration de la productivité des cultures pérennes (café, cacao);
> - Utilisation systématique des parcelles de démonstration, comme outil de diffusion des messages auprès des agriculteurs;
- Crédibilité retrouvée des vulgarisateurs auprès des agriculteurs;
- Renforcement des liens entre les structures de développement et la recherche;
- Systématisation des visites auprès des vulgarisateurs.

Le Projet de Vulgarisation Agricole (PVA) a contribué à:

- remettre à niveau et harmoniser les connaissances de base des agents d'encadrement;
- systématiser la formation des agents à tous niveaux;
- amorcer des tentatives d'amélioration des programmes de formation par l'établissement de cadre de concertation avec la recherche pour la détermination des besoins, des plans et modules de formation;
- restaurer le goût des agents à la remise en question dynamique et leur faire prendre conscience que la formation continue est un moyen d'améliorer l'efficacité opérationnelle et donc la promotion.

L'exécution du projet de vulgarisation a mis en évidence des faiblesses:

- attention excessive accordée à la diffusion des messages simples au détriment de l'appréhension des problèmes globaux de l'exploitation agricole;
- organisation très centralisée, hiérarchisée et consommatrice de moyens humains et matériels;
- effectifs pléthoriques;
- coûts récurrents importants;
- mauvaise circulation de l'information;
- hétérogénéité de niveau technique des membres de groupes de contact constitués à partir des critères de proximité et d'affinités;
- difficultés d'approvisionnement en facteurs de production (crédits et intrants);
- multiplicité des interventions des agents provenant de structures de statut différents sur une même zone avec le risque de redondance et de contradiction des actions;
- faible valorisation des ressources humaines;
- non prise en compte des femmes exploitantes au sein des groupes cibles pour bénéficier des conseils techniques.

3.3. Projet national d'appui aux services agricoles (PNASA I) de 1994-1998

Dans le cadre de la politique d'ajustement structurel et en vue de corriger les faiblesses mises en évidence par le PVA, le gouvernement a entrepris depuis 1999, une réforme du système de l'agriculture et de l'élevage avec l'élaboration du Projet National d'Appui aux Services Agricoles (PNASA).

Ce projet a pour objectifs principaux la professionnalisation du métier d'exploitant agricole au sens large du terme et l'amélioration de la productivité des facteurs de production. Il vise aussi la réduction des charges de l'Etat tout en garantissant l'amélioration des services publics.

Cette structuration a abouti:

- la création en Septembre 1993 de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Agricole (ANADER), (Société d'économie mixte de type particulier);
- la dissolution en Février 1994, de trois établissements publics (CIDV, SATMACI, SODEPRA), chargée précédemment de l'encadrement agricole.

La mission de l'ANADER est de fournir aux agriculteurs et aux éleveurs les services essentiels: vulgarisation, recherche-développement, un appui aux organisations professionnelles agricoles et l'appui spécifique aux femmes et aux jeunes.

L'ANADER est une société d'économie mixte dont le capital est réparti comme suit:

- Etat: 35 pour cent
- Familles professionnelles agricoles et sociétés du secteur privé agricole: 65 pour cent.

Elle dispose d'un Conseil d'Administration de 12 membres dont des Administrateurs de l' Etat, des représentants des familles professionnelles et de l'agro-industrie.

L'ANADER dispose d'une Direction Générale composée de:

- Direction de la Vulgarisation Agricole
- Direction de la Recherche-Développement
- Direction d'Appui aux Organisations Professionnelles - Direction de la Formation et des Ressources Humaines
- Direction financière et comptabilité
- Unité Centrale de Suivi/Evaluation
- Unité Centrale Stratégie et Etudes.

Elle comprend huit (8) Délégations Régionales sur le terrain.

Elle a un effectif de 3 149 agents dont 2 026 (64 pour cent) agents techniques sur le terrain en contact avec la population rurale.

Le montant du crédit alloué au PNASA 1 est de 2 628,6 millions Francs CFA dont 12 341,8 millions Francs CFA à l'appui de l'ANADER.

3.3.1. Objectifs et stratégies de la vulgarisation agricole de l'ANADER

Les objectifs peuvent se résumer en trois points:

- améliorer l'organisation et la gestion des services de vulgarisation;
- améliorer la connaissance et le savoir-faire des producteurs pour augmenter leur productivité;
- promouvoir des systèmes de productions stables et durables au plan environnement. - l'ANADER couvre 90 pour cent des villages en côte d'Ivoire;
- l'ANADER apporte son assistance technique à 256 000 exploitants encadrés par 1500 conseillers agricoles, soit un ratio d'encadrement de 1/170 (PNASA 1);
- l'Agence a installé 14 000 groupes de contact en 1996 et 22 000 groupes de contact en 1997;
- les agriculteurs ont été formés sur 19 000 unités de démonstration (UD) en 1995 et 47 000 UD en 1997 et portant sur près de 120 thèmes techniques;
- des thèmes concourant à la promotion des systèmes de production stables et durables au plan environnemental ont été développés: - Existence d'une structure unique de vulgarisation comme interlocuteur du monde rural.
- Utilisation du diagnostic participatif comme outil pour l'identification des contraintes et le choix des thèmes à diffuser.
- Formation continue du personnel de vulgarisation de terrain en vue de leur assurer un bon niveau technique.
- Dotation de tous les agents des moyens nécessaires à l'exécution des tâches qui leur sont confiées.
- Prise en compte des préoccupations des femmes dans les programmes de vulgarisation.
- Partenariat plus dynamique avec la recherche agricole en vue de répondre aux besoins des exploitants.
- Contribution significative à la promotion des spéculations agricoles : riz, coton, café, anacarde, aviculture villageoise.

3.3.2. Faiblesses relevées lors du PNASA I

- La mise en S.uvre du PNASA 1 a mis en exergue quelques faiblesses:

  1. Maîtrise insuffisante du Diagnostic Participatif (DP)
  2. Résultats du DP insuffisamment exploités
  3. Existence de Groupes de Contact non fonctionnels ne bénéficiant pas des thèmes techniques
  4. Nombre d'UD par GC est très faible : 2 UD/GC
  5. Manque d'évaluation économique des UD installées
  6. Appui de la hiérarchie aux agents de terrain encore faible
  7. Absence de synergie entre l'appui aux organisations professionnelles et la vulgarisation

3.4. Le projet national d'appui aux services agricoles (Phase II) de 1998-2001

Les résultats enregistrés au cours de la phase 1 du PNASA ont amené le Gouvernement a proposer aux partenaires au développement, une seconde phase pour projet national d'appui aux services agricoles (PNASA II).

Le PNASA II comportant quatre (4) composantes:

- ANADER: Vulgarisation agricole
- CNRA: Recherche agricole
- Ministère de l'Agriculture et des ressources animales
- Ministère de l'information: radios rurales.

Le PNASA II est un programme à long terme sur 11 ans dont la première phase de trois ans (1998-2001) vise à améliorer l'efficacité et la viabilité financière des services de recherche et de vulgarisation agricoles en Côte d'Ivoire.

L'objectif à moyen et long terme du projet est de mettre en place des systèmes de recherche et de vulgarisation viables orientés vers la demande et pour lesquels les bénéficiaires contribueraient de manière significative au financement des services pendant que l'Etat mettra l'accent sur le renforcement des compétences et sur la fourniture des services publics.

La restructuration de l'ANADER et la création du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) seront finalisés au cours de la 1ère phase du projet de trois ans. Cette première phase de trois ans (1998-2001) est financée par:

- Gouvernement République de Côte d'Ivoire: 88,55 millions $
- IDA (Banque Mondiale): 50,60 millions $
- Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA): 1,06 millions $
- Union Européenne: 5,25 millions $
- Coopération française: 1,04 millions $
- Organisations paysannes: 56,08 millions $

Le coût de l'appui à l'ANADER est de 116,58 millions $.

Objectifs du PNASA II

L'objectif global du PNASA II est de lutter contre la pauvreté et plus spécifiquement, d'accroître la production et la productivité de façon durable.

Objectifs de la composante ANADER (structure de vulgarisation)

L'objectif général de l'ANADER est de fournir des services agricoles efficaces aux exploitants.

IV. Systeme actuel de diffusion des messages aux exploitations marginales et exploitations de rente

Le système actuel de diffusion des messages techniques en faveur des exploitations marginales (irrigation, apiculture, petits ruminants) et exploitations de rente ( café, cacao, coton) repose sur une approche à deux dimensions:

4.1. Une approche de masse

Cette approche s'applique aux petites exploitations pratiquant les cultures vivrières tournées vers l'autoconsommation. Cette approche est basée sur le principe de groupe de contact de producteurs bénéficiant d'une assistance technique des vulgarisateurs chargés d'apporter des solutions techniques aux contraintes relevées lors des Diagnostics Participatif Village (DPV).

L'apprentissage des techniques est réalisé à l'aide des parcelles de démonstration installées à cet effet. Il est admis d'apporter le thème technique à un groupe de contact composé de 10 à 15 agriculteurs. La périodicité de visite des agriculteurs aux démonstrations est de 15 jours.

Cette démonstration est le fait d'un conseiller agricole, maillon de base en contact avec le terrain.

4.2. Conseil specialise

Depuis 1994, le Conseil Spécialisé conduit par l'ANADER s'adresse aux grandes exploitations de culture de rente (café, cacao, palmier, élevage laitier).

Le Technicien Spécialisé de l'ANADER intervient sur l'exploitation suivant un contrat-développement élaboré d'accord-partie avec le paysans après un diagnostic des contraintes et des atouts de l'exploitant.

Dans le contrat développement figurent les éléments suivants:

- contraintes relevées
- solutions envisagées
- période d'intervention
- qualité de l'intervenant
- moyens à prévoir.

Les bénéficiaires au conseil spécialisé regroupent:

- les agri-managers
- les femmes bénéficiant des actions d'un projet agricole
- les fermes agro-pastorales
- les agriculteurs individuels.

4.3. Champ-ecole-paysan

Le système de diffusion des technologies s'applique aux périmètres irriguées sur lesquels les agriculteurs reçoivent des observations et une formation hebdomadaire dispensée par un agent de vulgarisation.

4.4. Visites inter-paysannes

Elles offrent la possibilité aux agriculteurs d'acquérir une technologie déjà testée et vulgarisée. Elles sont organisées par la structure de vulgarisation ou par les organisations des agriculteurs.

V. Proposition de systeme de vulgarisation adapte au genre et aux speculations particulieres (foresterie, peche, elevage, bovin)

La stratégie de diffusion des technologies éprouvées, sur les spéculations particulières (telles que la pêche, l'élevage, foresterie) doit s'adapter au groupe cible et à son environnement. A ce titre, une approche en direction des agriculteurs doit tenir compte des plusieurs facteurs, entre autres:

- la réaction des groupes cibles face aux messages techniques
- le mode d'organisation des agriculteurs dans le milieu: groupesnaturels de producteurs; groupements informels ; coopératives
- le degré d'alphabétisation: alphabétisés ou analphabètes
- la valorisation de la production : produits destinés à la commercialisation ou à l'autoconsommation

La stratégie à développer s'appuiera sur les méthodes et outils de diffusion des messages techniques.

5.1. Methodes de vulgarisation

Les méthodes et outils de diffusion des messages adaptées aux spéculations particulières peuvent se regrouper en deux catégories selon le groupe cible et les spéculations pratiquées.

5.1.1. L'encadrement lié aux groupes d'exploitants

L'encadrement de masse est basé sur la diffusion de technologies simples aux bénéficiaires regroupés en groupement naturels ou groupes de contact constituées autour des spéculations telles que les cultures maraîchères, l'agroforesterie, les thèmes de santé animale pratiquées par les femmes et les jeunes.

Les outils permettant une rapide adoption des messages techniques sont les parcelles de démonstration ou les champs communautaires des femmes ou des jeunes.

Les bénéficiaires reçoivent un thème ou un itinéraire technique à travers une formation hebdomadaire visant à améliorer les compétences techniques des agriculteurs.

Les champs-écoles-paysans permet un diagnostic hebdomadaire de l'exploitation et une formation in-situ des bénéficiaires sont orientés vers le petit élevage et les cultures maraîchères et sont mieux adaptés aux agriculteurs analphabètes. Les riziculteurs ont été formés sur les champs-écoles-paysans à cet effet.

Les journées paysannes constituent une méthode privilégiée d'échange entre vulgarisateur-chercheur et agriculteur. Cette méthode convient mieux à l'apprentissage des techniques sur l'apiculture et l'agro-foresterie ainsi que la petite irrigation.

Dans le cadre de la formation des groupes cibles sur l'apiculture, l'agroforesterie et le petit élévage, une formation de courte durée (2 semaines) alternant la théorie et la pratique peut permettre à l'apprenant de mieux maîtriser les aspects théoriques et pratiques et d'être opérationnel à court terme sur son exploitation. Il s'agit de développer des modules pour des groupes d'agriculteurs de 15 à 20 personnes.

Cette formation comprend deux parties:

- une partie théorique dans un centre de vulgarisation ou de formation agricole;
- une seconde partie, davantage orientée vers la pratique se déroulant sur une exploitation agricole

Cette méthode a l'avantage de diffuser les technologies simples aux groupements naturels de femmes et jeunes en activité dans le milieu.

Ces groupements naturels mis en exergue au cours des Diagnostics Participatifs Village seront assistés techniquement selon une périodicité définie d'accord partie avec le vulgarisateur de base ou d'un technicien spécialiste dans la discipline. Sur les périmètres irrigués exploitées par les femmes, une formation hebdomadaire peut améliorer les compétences des productrices.

La formation des jeunes apiculteurs se déroule au Centre apicole de KATIOLA selon cette démarche.

5.1.2. L'encadrement individuel

L'encadrement individuel consiste à assister un producteur à la demande et est adapté aux exploitations agricoles pratiquant le petit élevage (les petits ruminants et les élevages non conventionnels tels que l'apiculture, l'héliciculture).

Selon un contrat développement établi entre l'éleveur et le technicien de l'ANADER précisant les actions à conduire et les périodes d'exécution des tâches, l'encadrement intervient pour lever les contraintes relevées.

Deux types d'outils permettant de répondre à l'attente des producteurs.

2.1. Le Conseil de Gestion

C'est un outil d'orientation de l'exploitant et d'analyse technico-économique des activités de l'exploitation.

L'enregistrement des données précises sur l'exploitation peut permettre de diagnostiquer les contraintes et apprécier la rentabilité à travers les calculs de marges brutes. Dans l'avenir, l'ANADER se propose de mettre en place des Centres de gestion dans les grandes régions.

2. Le Conseil Spécialisé

Il s'agit d'apporter un conseil technique à la demande par un technicien spécialisé. Le conseil spécialisé est adapté pour la petite irrigation, le petit élevage, l'apiculture.

5.3. Supports de vulgarisation et diffusion

En vue d'atteindre une large diffusion des technologies diffusées, l'ANADER accompagne sa stratégie par les supports appropriés:

Les « producteurs parlant aux producteurs » constitue un puissant moyen de diffusion des expériences. Des visites d'échanges d'expériences seront organisées entre les exploitants au sein d'une zone et entre des régions sur des points d'observation de la recherche, dans les villages témoins et sur les unités de démonstrations.

Le champs modèle est un champ appartenant soit à un groupement informel, soit à une coopérative, de taille réelle, d'accès facile, situé aux abords du village, dans lequel l'agent technique intervient et fait la démonstration de l'itinéraire technique. Il sert de lieu d'apprentissage des exploitants agricoles pour améliorer leur savoir et savoir-faire, de chantier de démonstration de résultats et de sites de visite.

Dans les zones où des possibilités existent, des contrats de partenariat sont négociés avec les radios rurales et les radios de proximité.

Dans ce cadre, des plages d'intervention sont animées par les agents de vulgarisation et d'appui aux organisations paysannes.

La radio rurale est essentiellement exploitée pour répéter des messages techniques vulgarisées et donner des informations aux producteurs et coopérateurs sur les intrants agricoles et les débouchés de produits en matière de marketing et de commercialisation.

Des bulletins de liaison, du genre « les paysans parlent aux paysans », "réseau de filières" sont édités par chaque région pour permettre aux producteurs et aux agents d'échanger leurs expériences.

L'ANADER, dans ce cadre, dispose d'un organe d'information intitulé le « Partenaire du monde rural » chargé d'informer les agriculteurs et les autres opérateurs du monde rural. Sa périodicité de parution est trimestielle.

VI. Enseignements tires de l'experience ivoirienne en matiere de vulgarisation agricole

Les grands enseignements tirés de l'expérience ivoirienne en matière de vulgarisation agricole sont multiples et se regroupent en plusieurs chapitres:

6.1. Au plan institutionnel

La suppression des duplications des structures d'encadrement, source de surcoût et de complexité pour les exploitants ont permis une amélioration de l'efficacité des agents de vulgarisation.

6.2. Au plan du financement de la vulgarisation agricole

La participation des producteurs agricoles au financement des organismes publics de services de vulgarisation à travers un mécanisme autonome de prélèvement de type professionnel pourrait remédier aux difficultés pour l'Etat d'assurer un financement continu et adapté aux organismes de vulgarisation agricole.

6.3. Au plan de la gestion et la motivation des ressources humaines

La formation continue et adaptée du personnel de vulgarisation à la demande paysanne et le statut de l'ANADER de société d'Economie mixte à participation minoritaire devraient permettre d'améliorer la qualité de la prestation du personnel technique.

6.4. Au plan de la diffusion des messages

L'évolution d'un type d'encadrement dirigiste et sectoriel vers un encadrement polyvalent et unifié prenant en compte la globalité de l'exploitation agricole et orienté vers la résolution des contraintes du monde rural à travers le Diagnostic Participatif Village restaure un climat de confiance entre les producteurs et les agents d'encadrement.

6.5. Prise en compte de la femme et des activites preservant l'environnement

L'encadrement accorde un intérêt à la notion genre à travers une forte implication des agricultrices aux activités de vulgarisation et la diffusion des messages intéressant les femmes telles que la transformation des produits, la commercialisation, le transport etc. ...

Les technologies proposées au monde rural contribuent à la préservation de l'environnement: agroforesterie, IPM etc. ...

6.6. Au plan de la capacite de l'animation et la pedagogie

Malgré les efforts des structures de vulgarisation en matière de formation technique du personnel de vulgarisation, les agents de vulgarisation présentent quelques lacunes en matière de pédagogie rurale et d'animation pour un meilleur transfert des messages techniques aux agriculteurs.

6.7. Au plan de la mesure de l'impact des actions de vulgarisation

Le personnel de vulgarisation disposent peu de capacités techniques en matière de mesure d'impact des actions menées par la vulgarisation. Au niveau de l'ANADER, des dispositions en matière de formation sont envisagées en vue de rendre les agents opérationnels au plan de l'évaluation qualitative et quantitative des recommandations techniques.

CONCLUSION

En vue de répondre à la demande diversifiée du monde rural, les organismes de vulgarisation doit bénéficier d'un financement pérenne avec la participation des bénéficiaires des messages techniques.

La motivation du personnel de vulgarisation basée sur la formation et leur responsabilisation constitue un facteur important d'efficacité d'une structure de vulgarisation. Le financement des intrants agricoles, la commercialisation, le marketing sont les mesures d'accompagnement dont il faut tenir compte pour la réussite des activités de vulgarisation.

ANNEXES

Tableau 1: Evolution du nombre de conseillers agricoles en place avec le Projet de Vulgarisation Agricole (PVA)

 

Nombre de conseillers étude d'évaluation (1)

Nombre de conseillers agricoles 1988 (2)

Nombre conseillers agricoles 1989 (3)

Ecart 89 (3-1)

CIDV

350

275

263

87

75

SATMACI

1 150

713

584

566

51

CIDV

1 450

1 470

1 470

20

101

Ensemble structure PVA

2 950

2 458

2 317

94

79

Tableau 2: Evolution du nombre d'exploitations encadrées - Projet de Vulgarisation Agricole (PVA) 1988-1989

 

Nombre d'exploitation potentiel

Objectifs encadrement fin projet (50%)

Réalisation encadrement 1988

Réalisation encadrement 1989

Nombre exploitation 1988

Nombre exploitation 1989

 

 

 

 

% du potentiel

% de l'objectif

% du potentiel

% de l'objectif

CIDV

98 376

49 188

65 000

68 995

66

132

70

140

SATMACI

370 083

185 041

343 957

200 792

93

186

54

109

CIDV

3 355 38

167 819

167 819

169 256

50

50

50

101

Ensemble structure

804 097

402 048

578 179

439 043

72

144

55

109

Sources: DGCTX: rapport PVA 89

Tableau 3: Evolution des mesure d'encadrement

 

1988

1989

CIDV

SATMACI

CIDT

CIDV

SATMACI

CIDV

Nombre conseillers agricoles

275

713

1 470

263

584

1 470

Nombre d'exploitants

65 000

343 917

169 216

68 995

200 792

169 256

Nombre d'exploitants/conseillers agricoles

286

482

115

262

344

115

Nombre de groupes de contact

9 301

23 885

11 760

5 834

19 382

11 760

Nombre de groupes/ conseillers agricoles

34

34

16

22

33

16

Tableau 4: Evolution des résultats de vulgarisation agricole de 1994 à 1988

Libellé

1994/1995

1995/1996

1996/1997

1988

Nombre de CA

1 439

1 429

1 577

143

Population agricole recentrée

361 865

446 687

601 950

778 022

Population encadrée

204 088

162 371

240 780

323 289

Nombre de GC

21 571

14 036

24 001

24 368

Nombre de UD  

14 019

61 460

90 982

Nombre d'exploitant par CA

141

114

152

224

Source: ANADER 1999

Tableau 5: Evolution des rendements des cultures vivrières PNASA 1 1994-1998

Cultures

Rendement (T/ha)

Riz pluvial

1,6

Riz irrigué

2,7

Maïs

2,3

Manioc

6,7

Igname

12,9

Banane plantain

4,7

Aubergines

6,9

Source: ANADER 1999

Tableau 6: Evolution des effectifs d'exploitantes encadrés

 

1994/1998

1996/1997

1998

Taux d'encadrement 1995

Taux d'encadrement 1996

Taux d'accroissement 1997

Population recensée

43 424

69 379

146 753

60

112

112

Population agricole encadrées

24 491

27 154

55 842

106

106

74

Source: ANADER 1999



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