
Juin 1997
Un projet de recherche conjointe FAO/SPAAR
Impact de l'assistance étrangère sur le développement institutionnel
des systèmes nationaux de recherche agricole des pays en développement
Pays-ciblés: 16 pays choisis dans le monde en développement
Durée: 19 mois
Budget: $E.U. 160 000
I. Historique et justificatifs
1. Productivité et développement agricoles
L'agriculture constitue l'épine dorsale du développement économique
de beaucoup de pays en développement. Elle contribue pour une grande
part à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB); en moyenne
40 à 65% du PIB, plus que 60% des recettes en devises et représente
la principale source d'alimentation et d'emploi en milieu rural.
Au cours des trois à quatre dernières décennies, la
production agricole s'est considérablement accrue dans les pays développés
comme dans les pays en développement. Beaucoup de progrès
ont été accompli pour augmenter les rendements et la production
des différentes cultures notamment les céréales, dans
bon nombre de pays en déficit vivrier ce qui a amené les disponibilités
alimentaires à croître plus vite que la population. La production
de céréales par habitant est passée de 305 kg en 1970
à un niveau record de 342 kg au milieu des années 80 pour
s'y maintenir il n'y a pas longtemps encore avant d'amorcer une légère
baisse. Ces résultats ont été obtenus grâce à
l'utilisation de technologies améliorées, en particulier des
variétés à haut rendement, l'irrigation, l'engrais
et une panoplie de technologies agricoles améliorées et de
gestion des ressources dans le cadre de politiques agricoles favorables.
Ce phénomène a fait de certains pays importateurs des pays
exportateurs en 10-15 ans seulement.
Cette augmentation de la production vivrière a été
le résultat d'un investissement constant dans le secteur agricole
dans les années 60 et 70. Bien que des chiffres exacts ne soient
pas toujours disponibles, ceux de la FAO indiquent que l'investissement
net dans les améliorations en milieu paysan était de l'ordre
de 26 milliards de dollars par an entre 1987 et 1992, un investissement
essentiellement privé auquel il faudrait ajouter les fonds publics
alloués à la recherche et la vulgarisation, estimés
à 10 milliards de dollars par an (estimations de la Banque mondiale).
L'importance de ces investissements montre que les fonds alloués
à l'agriculture et les systèmes d'appui publics ont occupé
une part assez modeste de l'ensemble des investissements effectués
dans les pays en développement. Les redistributions des ressources
relativement mineures des autres secteurs vers l'agriculture, résultat
de la suppression des préjugés anti-ruraux, pourraient avoir
un impact significatif, notamment en Afrique subsaharienne.
Pour bon nombre de pays en développement, l'investissement dans l'agriculture
est tributaire de l'aide étrangère. Les crédits publics
au développement alloués au secteur agricole des pays en développement
sont passés d'environ 11 milliards de dollars par an au début
des années 80 à 14 milliards de dollars en 1988. Ils sont
peut être tombés depuis à moins de 8 milliards de dollars
par an. L'aide multilatérale montre en gros les mêmes tendances.
Celle de la Banque mondiale à l'agriculture sur l'ensemble de son
programme l'aide a chuté de 30% dans les années 70 à
16% dans les années 90.
2. Développement institutionnel de la recherche agricole
La recherche agricole a joué un rôle crucial en matière
de sécurité alimentaire et de développement agricole
en augmentant la production, permettant ainsi de faire face aux besoins
d'une population qui ne cesse de croître. Les progrès exceptionnels
réalisés dans les domaines de la production des céréales
et autres cultures, du bétail et de l'aquaculture, ont été
d'un apport déterminant dans les 80% d'augmentation de la production
alimentaire mondiale dès le milieu des années 60.
L'investissement dans la recherche agricole a plus ou moins suivi les mêmes
tendances que celles de l'ensemble du secteur agricole. Dans les années
80 (1), les fonds publics consacrés à la recherche étaient
annuellement de 4,4 et 4,8 milliards de dollars dans les pays développés
et en développement respectivement, représentant un accroissement
de 260% sur le montant des deux premières décennies. Toutefois,
cet accroissement a reculé par la suite, stagnant dans les années
90 (2).
L'aide étrangère a joué un rôle déterminant
dans le développement de la recherche agricole de tous les pays en
développement et de l'Afrique en particulier. Le financement sous
forme de prêts et de subventions des bailleurs de fonds internationaux
représentait environ 34% de l'ensemble des dépenses du secteur
en Afrique subsaharienne au début des années 60. Les systèmes
nationaux de recherche agricole (SNRA) ont de plus en plus compté
sur le financement extérieur qui était d'environ 43% de l'ensemble
de leur financement en 1991 (3). Il faudrait ajouter aux fonds affectés
directement aux SNRA ceux du Groupe consultatif pour la recherche agricole
internationale (GCRAI) à travers son réseau de centres internationaux
de recherche agricole (CIRA), s'élevant, selon les dernières
estimations, à 270 millions de dollars.
Le rôle de l'aide extérieure a été capital dans
le développement des SNRA des pays en développement. Rappeler
ce rôle, qui du reste dépasse les limites de ce document, prendrait
trop de temps. Il suffit de résumer la situation présente
de ces SNRA, en soulignant leurs contraintes actuelles, en particulier pour
ce qui est de leur développement institutionnel.
D'après Idachaba (4), renforcer les compétences en matière
de recherche agricole revient à développer la capacité
à formuler les règles des formes organisationnelles permettant
de faciliter les activités des populations dans l'organisation, l'appui,
la conduite et le contrôle de la recherche. Parmi les éléments
qui contribuent au développement de la capacité institutionnelle,
il a choisi entre autres, (i) le groupe d'institutions ou d'organisations
où l'on demande aux gens d'agir en tant que chercheurs, acteurs universitaires,
administrateurs de recherche ou acteurs politiques; et (ii) la capacité
de gestion de la recherche au sein des SNRA, qui comporte entre autres éléments
la capacité à:
- élaborer des plans et stratégies de recherche à
moyen et long termes, pour 10-15 ans, servant de cadre aux programmes et
projets de recherche prioritaires,
- identifier les instruments de recherche appropriés permettant
d'atteindre les objectifs fixés,
- traduire les ressources humaines, physiques et financières des
institutions de recherche en rendement et technologies pratiques,
- élaborer et mettre en oeuvre des programmes de recherche afin
d'accélérer une production agricole durable compatible avec
une dégradation minimale de l'environnement et,
- contrôler et évaluer l'ensemble du système de recherche.
Le développement de la capacité de gestion de la recherche
se situe à deux niveaux: macro, au plan national et micro au plan
institutionnel; chacun des niveaux comportant ses fonctions et besoins spécifiques.
3. Les contraintes des systèmes nationaux de recherche agricole
Quelles sont les contraintes auxquelles la plupart des SNRA des pays en
développement sont confrontés dans leur développement
institutionnel? Les analyses de celles-ci sont assez abondantes et il se
dégage en général une sorte de consensus autour de
celles qui suivent en raison de leur gravité.
- Piètre gestion de la recherche. L'absence de compétence
en matière de gestion et de conduite éclairée est générale
et affecte tous les niveaux du développement institutionnel. Les
raisons en sont nombreuses et la plupart d'entre elles ont été
identifiées et des programmes élaborés afin d'y faire
face.
- Instabilité institutionnelle. Il s'agit là d'une
caractéristique des SNRA des pays en développement, notamment
ceux de l'Afrique subsaharienne où, à la place d'une analyse
approfondie de l'inefficacité, c'est toujours la voie facile qui
est empruntée pour procéder aux réformes, très
souvent sur avis d'un bailleur de fonds.
- Instabilité des ressources humaines. L'instabilité
des effectifs est un fléau pour la plupart des SNRA et les changements
de personnel dans bon nombre d'entre eux atteignent 10% en Afrique. Parmi
les raisons on note: une gestion médiocre, des conditions de travail
peu attrayantes, absence de satisfaction au travail, de financement, etc.
- Insuffisance du financement. Les SNRA des pays en développement
connaissent un manque de ressources, pour leurs budgets de fonctionnement
notamment; les dépenses réelles par chercheur ont considérablement
baissé dans les années 80 au niveau de toutes les régions. L'intensité de la recherche y est présentement d'environ
0,5% ou moins.
- Instabilité du financement. Les directeurs des SNRA pourraient
faire avec des ressources limitées débloquées à
temps, mais en plus de l'insuffisance des sommes, celles-ci sont décaissées
de manière irrégulière et rarement au niveau promis.
- Instabilité des programmes de recherche. En raison des
contraintes ci-dessus et l'absence d'une planification et une fixation correcte
des priorités, en plus des changements fréquents de direction,
la programmation de la recherche est caractérisée par un degré
élevé d'instabilité.
- Caractère limité de la pertinence de la recherche.
L'imperfection de la fixation des priorités, l'absence de liens véritables
avec les utilisateurs et la vulgarisation, les faibles réseaux d'antennes
et expérimentations en milieu réel, conduisent tous inévitablement
au caractère limité de la pertinence des activités
et résultats de la recherche.
- Mauvaises relations avec le système de connaissances à
travers le monde. La médiocrité des relations entre les
SNRA eux-mêmes (universités, secteur privé, organisations
non gouvernementales) et avec les partenaires étrangers tels que
les CIRA, les institutions régionales, institutions de recherche
spécialisées des pays développés, etc., amoindrit
de façon notable l'efficacité et la performance d'un organisme
de recherche. Cette situation se rencontre souvent dans les pays en développement,
en Afrique en particulier.
- Faiblesse du contrôle et de l'évaluation de la recherche.
Dans la plupart des SNRA des pays en développement, le système
de contrôle et d'évaluation est faible ou fait défaut,
une situation qui conduit généralement à la routine
et à une mauvaise qualité du travail.
4. Les défis de la recherche agricole
Les disponibilités alimentaires mondiales ont plus que triplé
au cours des trente dernières années. Cependant, cette production
accrue due à la révolution verte n'a pas résolu le
problème de dénutrition chronique des centaines de millions
d'individus qui se trouvent dans le dénuement à travers le
monde. La population mondiale atteindra probablement 8,3 milliards d'habitants
d'ici l'an 2025. Si la croissance démographique nécessitera
une augmentation de la production vivrière mondiale de 2,600 milliards
de tonnes, soit 57% entre 1990 et 2025. Toutefois, si le régime alimentaire
de ceux qui ont faim s'améliorait, estimés à 1 milliard
d'individus vivant essentiellement en Asie et en Afrique, la demande alimentaire
mondiale pourrait doubler, atteignant quelque 9 milliards de tonnes d'ici
2025. Une croissance terrible qu'il faudrait atteindre d'une manière
écologiquement durable. Il s'agit là d'un défi considérable
pour le développement et la recherche agricoles dans les décennies
à venir (5).
L'agenda de la recherche doit faire face à ce défi. Il sera
façonné par les choix d'investissement et stratégies
de recherche des gouvernements et institutions aussi bien des pays développés
qu'en développement. Les SNRA restent et resteront la pierre angulaire
du système mondial de recherche agricole. Ils sont les seuls capables
de prendre en charge la panoplie de questions relatives à la productivité
et à la durabilité au niveau de leurs propres pays. Compte
tenu de la nature variée des conditions agro-écologiques,
de la spécificité des sites, de la production limitée
et des problèmes généralisés de gestion des
ressources naturelles, les SNRA doivent jouer un rôle encore plus
important d'interface entre le système mondial de recherche agricole,
dont ils sont un élément, et les producteurs. La réussite
de ce système à relever le défi auquel il est confronté
est tributaire d'une forte capacité nationale à entreprendre
une recherche productive complétée par un mécanisme
efficace de transfert de technologies. Un partenariat fort entre les SNRA
d'une part et d'autre part entre eux et les instituts de recherche régionaux
et internationaux, notamment ceux du groupe consultatif, est la seconde
condition permettant de renforcer l'efficacité du système
mondial de recherche (6).
5. Impact des l'aide étrangère sur le développement
institutionnel
Etant donné la situation décrite ci-dessus, notamment pour
ce qui est des contraintes des SNRA, quel a été l'impact de
la recherche sur le développement agricole? Douglas Horton (7) estime
que l'investissement dans la recherche produit deux types de technologies:
la technologie sur la production et celle de la recherche -développement
(R-D), les impacts correspondants étant respectivement l'impact sur
la production et l'impact institutionnel. La technologie de la production
renvoie généralement à toutes les méthodes auxquelles
les utilisateurs ont recours pour cultiver, récolter, mettre en réserve,
transformer, manipuler, transporter et préparer les produits des
cultures vivrières et du bétail pour la consommation. Quant
à la technologie de la R-D, elle concerne les méthodes et
stratégies organisationnelles utilisées par les programmes
de recherche et de vulgarisation dans leurs activités. L'impact de
la production fait référence aux effets physiques, sociaux
et économiques de la nouvelle technologie sur la production, la distribution
et l'utilisation ainsi que sur le bien-être en général.
L'impact institutionnel renvoie à l'influence de la technologie de
la R-D sur la capacité des programmes de recherche et de vulgarisation
à générer et à diffuser une nouvelle technologie
de production.
Il existe d'abondantes preuves scientifiques du phénomène
de l'impact sur la production, lequel est bien documenté. Les taux
de rendement des capitaux investis dans la recherche agricole ont été
impressionnants et se situeraient généralement entre 20 et
190% dans les pays en développement (8). En revanche, l'impact institutionnel
de l'investissement est limité, en particulier l'apport de l'aide
étrangère.
Les analystes de l'aide étrangère allouée à
la recherche agricole, en Afrique notamment (Idachaba. 1991 (4), Eicher,
1990 (9) ) se montrent très critiques quant au rôle de l'assistance
extérieure. L'évaluation d'Idachaba est " qu'un défaut
fondamental de l'aide et de l'assistance étrangères au cours
des vingt dernières années a été leur grande
tolérance des structures institutionnelles défectueuses bénéficiant
de prêts et subventions mais rapportant peu de dividendes. Bon nombre
de bailleurs de fonds ont massivement financé des structures institutionnelles
défectueuses sur la base de l'hypothèse erronée selon
laquelle ces institutions seraient réorganisées, revitalisées,
modernisées, etc. Des années plus tard et après bien
de millions de dollars investis par les bailleurs, les pays africains traînent
encore des dispositions institutionnelles imparfaites qui continuent de
gêner le développement de la capacité institutionnelle
en matière de recherche agricole".
Pour Eicher (9): "Il ressort des archives des projets financés
par les bailleurs de fonds à l'intention des SNRA africains au cours
des années 80, l'inéluctable conclusion selon laquelle les
questions étroitement liées de taille, de performance et pérennité
des SNRA ne sont pas abordées par les décideurs, leurs responsables
et les bailleurs de fonds. Aujourd'hui, la majeure partie de ces SNRA ne
sont pas dotés de la capacité institutionnelle, financière
et de gestion leur permettant d'absorber les niveaux actuels de l'aide "avec
intégrité" et de poursuivre les activités des
projets une fois supprimée progressivement l'aide étrangère:
l'approche actuelle par projet et par pays financée par les bailleurs
de fonds pour le renforcement des compétences scientifiques africaines
présente de sérieux inconvénients". Eicher poursuit
et conclut: "le défi des donateurs pour les années 90
est d'aller au delà du modèle de transfert des ressources
qui consiste à financer la construction des bâtiments et acheter
équipement et véhicules des SNRA pour celui du renforcement
des compétences humaines et de la capacité institutionnelle
adapté aux besoins spécifiques des Etats africains à
ce stade de leur développement".
La présente étude commune FAO/SPAAR vise à aborder
la question de l'impact de l'aide étrangère sur le développement
institutionnel des SNRA pour ce qui est du défi mentionné
ci-dessus.
II. Objectifs
Les références données dans les sections précédentes
indiquent la contribution de l'aide étrangère à la
recherche agricole. Cependant, l'analyse est pauvre et insuffisante. Le
projet envisagé est important pour trois raisons. Premièrement,
il illustrera dans des pays choisis, l'enveloppe exacte de l'aide étrangère
allouée à la recherche agricole comme indicateur de l'engagement
des bailleurs de fonds dans ce secteur. Deuxièmement, il évaluera
l'impact de cette aide sur deux plans: les résultats de la recherche
(technologie et information appropriées) et la capacité institutionnelle
(efficacité) des institutions de recherche. Enfin, il élaborera
des mécanismes visant à améliorer la capacité
de la recherche et permettant aux SNRA de faire meilleur usage de l'aide
à venir. Il abordera expressément les aspects ci-après:
- élaboration et mise en oeuvre d'une politique et d'une stratégie
de recherche,
- planification de la recherche, fixation des priorités et allocation
des ressources,
- relations avec le système mondial de connaissances,
- performance de la recherche, efficacité et bon rendement,
- budgets suffisants et stables,
- durabilité,
- systèmes de contrôle et d'évaluation.
Il donnera également une analyse comparative des différents
exemples d'aide étrangère afin de puiser dans les enseignements
de leurs spécificité, leurs forces et faiblesses. L'étude
devra par ailleurs dégager des critères d'évaluation
ex-ante et ex-post des programmes et projets d'assistance étrangère.
III. Resultats escomptés
L'étude devra fournir:
- un cadre conceptuel d'évaluation de l'aide étrangère,
- des données et informations sur la performance des différentes
interventions de l'assistance extérieure en matière de renforcement
des compétences des SNRA,
- des lignes directrices et recommandations adressées aux bénéficiaires
et aux bailleurs de fonds eux-mêmes pour que l'aide étrangère
ait davantage d'impact et de durabilité,
- se familiariser avec les stratégies présentes et futures
de certains bailleurs de fonds importants.
IV. Stratégie d'application
L'approche de l'étude sera double:
A. Monographies
Des monographies sur des pays du tiers monde choisis seront préparées
avec les critères ci-après:
- importance du secteur agricole dans l'économie,
- performance du secteur agricole,
- appui de l'Etat au secteur agricole,
- appui de l'assistance étrangère au secteur,
- appui de l'assistance nationale et étrangère à
la recherche agricole,
- croissance et développement des SNRA,
- performance du système de recherche agricole
- stabilité politique.
La répartition régionale des pays (16 en tout) se fera comme
suit: Afrique subsaharienne:7; WANA:3; Asie et Pacifique:3; Amérique
latine:2; Caraïbes: 1.
Le choix approprié des pays fera l'objet de consultations pour chaque
région. Les pays suivants ont été proposés à
titre indicatif:
- Afrique subsaharienne: Cameroun, Ghana, Kenya, Malawi, Mali, Sénégal
et Madagascar.
- WANA: Egypte, Maroc, Pakistan
- Asie/Pacifique: Inde, Malaisie et Philippines
- Amérique latine et Caraïbes: Bolivie, Colombie et Guyane.
Pour chacun des pays sélectionnés, un chercheur hautement
expérimenté sera choisi en collaboration avec le responsable
du SNRA compétent. Il lui sera accordé un contrat d'auteur
pour l'élaboration d'une monographie nationale à partir d'un
échantillon de projets déterminants de l'assistance étrangère
au cours des 30 dernières années. Cinq à dix projets
constitueraient un bon échantillon. Les auteurs devront:
- rassembler des données et informations sur les projets témoins,
- analyser et interpréter les données et informations rassemblées
- faire rapport sur les conclusions et résultats.
B. Evaluation des bailleurs de fonds
Il sera demandé aux bailleurs de fonds clés qui ont pris une
part active et qui ont été d'un grand soutien dans le financement
de la recherche agricole, de donner leur propre évaluation de l'impact
de leur assistance sur le développement institutionnel des SNRA.
Il fourniront également une déclaration de leur stratégie
présente et future de financement de la recherche.
C. Uniformisation des rapports
Des lignes directrices donnent le format de collecte et de présentation
des données et informations de façon homogène avec
une liste récapitulative de référence.
D. Leadership
Un chef d'équipe sera recruté à temps partiel pour
la supervision de l'étude et le dialogue avec les auteurs des monographies
nationales ainsi que les bailleurs. La personne analysera ces monographies,
recherchera la documentation supplémentaire et vérifiera les
données par recoupement avec les pays, les institutions et donateurs
afin de s'assurer de l'exactitude de l'information.
Enfin, la personne aura pour responsabilité l'élaboration
du projet de rapport comportant les principales conclusions et recommandations.
Un comité directeur composé de la FAO, SPAAR et des représentants
des partenaires intéressés sera chargé de la supervision
de l'ensemble de l'opération. Le chef d'équipe lui rendra
compte. Le comité révisera le projet et approuvera les recommandations
et conclusions.
Notes bibliographiques
1. Anderson, J.R., P.G. Pardey and J. Roseboom. "Sustaining Growth
in Agriculture: A Quantitative Review of Agricultural Research Investments",
Agricultural Economics, Vol.10, No. 2 (April 1994): 107-123
2. Roseboom, J. and P.G. Pardey: "Survey of Agricultural Research Investments
in Sub-Saharan Africa, in Achieving Greater Impact from Research Investments
in Africa", SAA/Global 200/CASIN, Proceedings of the Workshop Developing
African Agriculture, Addis Ababa, September 26-30, 1995; Steven A. Bresh,
editor, pp.74-88
3. FAO, "The National Agricultural Research Systems of West and Central
Africa", Rome, 1995
4. Idachaba, F.S.: "Building Institutional Capacity for Agricultural
Research in Sub-Saharan Africa"; In "Enhancement of Agricultural
Research in Francophone Africa", African Academy of Sciences, 1991,
pp.87-116
5. Borlaug, N.E.: "Mobilizing Science and Technology in a Green Revolution
in African Agriculture, in Achieving Greater Impact" from "Research
Investments in Africa, Proceedings of the Workshop Developing African Agriculture",
held in Addis Ababa, September 26-30, 1995, Steven, R. Berth, editor, pp.201-217
6. FAO, World Food Summit Technical Papers: "Role of Reseasrch in Global
Food Security and Agricultural Development"
7. Horton, D.E.: "Assessing the performance of R & D programmes:
Assessing Impact, the General Framework, the Social Sciences at CIP",
Report of the Social Science Planning Conference, held at CIP, Lima, Peru,
September 7-10 1987; 1988
8. Evenson, R. "Extension, Technology and Efficiency in Agriculture
in Sub-Saharan Africa, Achieving Greater Ïmpact from Research Investments
in Africa", Proceedings of the Workshop Developing African Agriculture
held in Addis Ababa, September 26-30, 1995
9. Eicher, Carl K.: "Building African Scientific Capacity for Agricultural
Development", Agricultural Economics, 4 (1990) pp. 117-143, Elsevier
Science Publishers B.V., Amsterdam
10. Oehmke, J.I and E.W. Crawford, 1994, "The Impact of Agricultural
Technology in Sub-Saharan Africa", Department of Economics, Michigan
State University, East Lansing, Michigan, USA, Duplicated
11. Birkhauzer, D.; Robert E. Evenson and Gershan Feder, 1991: "The
Economic Impact of Agricultural Extension: A Review on Economic Development
and Cultural Change", 39: pp.607-50
12. Bonte-Friedheim, C., Steven R. Tabor and J. Roseboom. "Financing
National Agricultural Research: The Challenge Ahead", 1994, 8 page
1155 or 1021-2310