Posted September 1999
Abstracts
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by Cristóbal Kay
Associate Professor of Rural Development, Institute of Social Studies, The
Hague, the Netherlands
It is argued that with the spread of neoliberal policies throughout Latin
America in recent years, the era of major agrarian reforms that started
with the Mexican revolution at the beginning of the twentieth century has
come to a close on the continent. It is thus opportune to attempt a general
overview of the causes and consequences of the agrarian reforms which were
implemented in most countries of the region. The reforms are evaluated in
terms of their impact on agricultural production, income distribution, employment,
poverty and gender relations as well as from a social and political perspective.
Governments have often underestimated the complexities of transforming the
land tenure structure and misjudged the multifarious dynamic processes set
in motion by the agrarian reforms, which frequently had unexpected and unintended
consequences. Agrarian reforms often provoked dramatic counterreforms and
neo-reforms following the social and political struggles they unleashed.
Thus the outcome of Latin America's agrarian reforms has been varied and
has given rise to a more complex and fluid agrarian system. While initially
some agrarian reforms were intended for the benefit of the peasantry, the
predominant outcome has favoured the development of capitalist farming.
The recent shift to neoliberal economic policies as well as land policies
has given an additional impetus to capitalist farming while further marginalizing
peasant farming.
La réforme agraire en Amérique latine: ombres et lumières
L'auteur soutient qu'avec la diffusion ces dernières années
de politiques néolibérales en Amérique latine, l'ère
des grandes réformes agraires, qui a commencé avec la révolution
mexicaine au début de ce siècle, touche à sa fin sur
le continent. Il est donc opportun de tenter de faire le point sur les causes
et les conséquences des réformes agraires mises en oeuvre
dans la plupart des pays de la région. Ces réformes sont évaluées
en fonction de leur impact sur la production agricole, la répartition
des revenus, l'emploi, la pauvreté, les rapports entre les sexes,
ainsi que du point de vue social et politique. Les gouvernements ont souvent
sous-estimé la difficulté qu'il y a à transformer la
structure du régime foncier et se sont fait une fausse idée
des multiples processus dynamiques que déclenchent la réforme
agraire et qui, dans bien des cas, ont eu des conséquences inattendues
et involontaires. Les réformes agraires ont souvent provoqué
des contre-réformes et néo-réformes dramatiques suscitées
par les luttes politiques et sociales qu'elles ont déchaînées.
C'est ainsi que les résultats de la réforme agraire en Amérique
latine ont été variés et ont donné lieu à
un système agraire plus complexe et plus flou. Même si, initialement,
certaines réformes agraires avaient pour objectif le bien du paysannat,
elles ont, dans la plupart des cas, favorisé l'instauration d'une
agriculture capitaliste. La tendance récente à se tourner
vers des politiques économiques néolibérales et foncières
a ultérieurement encouragé l'agriculture capitaliste tout
en accroissant la marginalisation de l'agriculture paysanne.
La reforma agraria en América Latina: luces y sombras
Con la propagación de las políticas neoliberales en toda América
Latina durante los últimos años, se aduce que la época
de las reformas agrarias importantes, que comenzó con la revolución
mexicana al comienzo del siglo, ha llegado a su fin en el continente. Es
oportuno, pues, tratar de presentar un panorama general de las causas y
las consecuencias de las reformas agrarias que se llevaron a cabo en la
mayoría de los países de la región. Las reformas agrarias
se evalúan en función de sus repercusiones en la producción
agropecuaria, la distribución de los ingresos, el empleo, la pobreza
y las relaciones entre el hombre y la mujer, así como desde la perspectiva
social y política. Los gobiernos han infravalorado a menudo la complejidad
de la transformación de la estructura de la tenencia de la tierra
y valorado erróneamente los múltiples procesos dinámicos
puestos en marcha por la reforma agraria, con frecuencia con consecuencias
involuntarias inesperadas. Las reformas agrarias han provocado muchas veces
contrarreformas y neorreformas radicales tras las luchas sociales y políticas
desencadenadas por ellas. Por consiguiente, los resultados de la reforma
agraria en América Latina han sido desiguales y han dado lugar a
un sistema agrario más complejo y fluido. Si bien en principio algunas
reformas agrarias tenían por objeto beneficiar a los campesinos,
el resultado predominante ha favorecido el crecimiento de la agricultura
capitalista. El reciente desplazamiento hacia políticas económicas
y agrarias neoliberales ha dado un impulso adicional a la agricultura capitalista,
marginando aún más la de los campesinos.
par P. Mathieu
Institut d'études du développement, Université catholique
de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique
S. Mugangu Matabaro
Faculté de droit, Université de Bukavu, République
démocratique du Congo
A. Mafikiri Tsongo
Faculté d'agronomie, Université de Butembo, République
démocratique du Congo
Depuis 1993, la partie nord du Kivu (est de la République démocratique
du Congo, ex-Zaïre) a été le lieu d'affrontements massifs
et violents entre groupes de paysans d'origines socioethniques différentes.
Ces violences ont fait des dizaines de milliers de morts civils et des centaines
de milliers de personnes déplacées entre mars 1993 et début
1996. Ces massacres sont le résultat d'un processus historique d'escalade
conflictuelle attisée par plusieurs facteurs de tension: les déséquilibres
démographiques et ethniques résultant des migrations; la dépossession
foncière de la paysannerie; les incertitudes et la confusion relatives
aux questions de nationalité; et, enfin, les manipulations politiques.
L'article résume les causes de ces processus d'escalade et de polarisation
violente des tensions. Il propose ensuite diverses lignes d'action susceptibles
de prévenir ou de limiter l'émergence de tels conflits dans
trois domaines d'intervention: le développement rural, la gestion
foncière et la gouvernance.
Land issues and violence in Africa: prevention of conflicts, drawing from
the case of North Kivu (1940 to 1994)
Since 1993, northern Kivu, in eastern Democratic Republic of the Congo (former
Zaire) has been the scene of large-scale violent fighting between rural
groups of differing socio-ethnic origin. Between March 1993 and early 1996,
tens of thousands of civilians were killed and hundreds of thousands displaced.
This slaughter is the culmination of a long process of escalating conflict
fuelled by a number of factors: the demographic and ethnic imbalances resulting
from migration, the expropriation of smallholders, the uncertainties and
confusion of nationality and, finally, political manipulation. This article
summarizes the causes of this escalation of tension and its violent polarization.
It suggests lines of action that might prevent or at least restrain the
emergence of similar conflicts, concentrating on three intervention areas:
rural development, land management and governance.
Problemas de tenencia y violencia en África: la prevención
de los conflictos a partir del caso del norte de Kivu (1940-1994)
A partir de 1993, en la parte septentrional de Kivu (al este de la República
Democrática del Congo, antiguo Zaire) se han registrado enfrentamientos
violentos entre grupos de campesinos de distintos orígenes sociales
y étnicos. Esa violencia ocasionó decenas de miles de muertos
entre la población civil y el desplazamiento de cientos de miles
de personas entre marzo de 1993 y el comienzo de 1996. Tales masacres son
el resultado de un proceso histórico de agravamiento de los conflictos
en el cual interfieren numerosos tipos de tensiones: los desequilibrios
demográficos y étnicos derivados de las migraciones, la privación
de la tenencia de los campesinos, las incertidumbres y la confusión
en relación con las cuestiones de la nacionalidad y, por último,
las manipulaciones políticas. En el artículo se resumen las
causas de este proceso de escalada y de polarización violenta de
las tensiones. Luego se proponen diversas posibilidades de actuación
orientadas a prevenir o limitar la aparición de tales conflictos
en los tres sectores de intervención: desarrollo rural, gestión
de la tenencia, gobierno.
par Gérard Ciparisse
Coordonnateur, Service des régimes fonciers, Division du développement
rural, FAO
En Afrique subsaharienne, les différents gouvernements de la région
pourraient envisager, s'ils le jugent opportun, d'allouer des terres de
leur domaine national à des cultivateurs et à des éleveurs
directs, sans pour autant aliéner leur droit absolu de propriété
sur les zones rétrocédées aux paysans en faire-valoir
direct. De cette manière, ces derniers, ainsi que leurs proches,
tiendraient de l'Etat des titres d'usufruit aussi longtemps qu'ils mettraient
directement en valeur et d'une façon adaptée aux conditions
agroclimatiques locales ­p; avec interdiction de vendre, de fragmenter
ou de mettre en gage ­p; une terre dont ils ne seraient que les usufruitiers,
et non pas les propriétaires. Ce genre de stratégie foncière
créerait en milieu rural un double système d'accès
aux ressources naturelles: celui, traditionnel, en vigueur dans les lignages
et clans, c'est-à-dire celui où tous les membres du groupe
ont un droit imprescriptible à cet accès aux ressources, selon
les besoins de leur famille nucléaire; et un second pour les ruraux
désavantagés ou les urbanisés qui seraient prêts
à retourner à la terre, pour peu que les droits de tenure
leur soient garantis par l'Etat, aux conditions de ce dernier.
Access to land for all in sub-Saharan Africa: a utopia?
Where feasible, and perhaps necessary, in sub-Saharan Africa, governments
could envisage allocating State-owned land directly to farmers or herders,
without this in any way alienating the State's right of eminent domain over
the land thus occupied. The beneficiaries would receive usufructuary titles
from the State which would continue to hold effect so long as they or their
next of kin directly worked the land, using practices suited to local agroclimatic
conditions. Having only usufructuary but not ownership rights, they would
not be allowed to sell, divide or pledge the land. Such a land tenure strategy
would establish a dual system of access to natural resources in rural areas:
the traditional system, prevailing in lineages and clans, whereby all members
of the group have the imprescriptible right of access to these resources,
in proportion to the needs of their nuclear family; and a second system
for the disadvantaged rural population groups and for urban dwellers willing
to return to the land under the conditions imposed by the State, but with
guaranteed rights of tenure.
Acceso de todos a la tierra en el África negra: ¿una utopía?
Siempre que sea posible, los gobiernos del África subsahariana podrían
prever el arrendamiento de las tierras de propiedad pública en beneficio
de los agricultores y ganaderos, sin necesidad de perder su derecho eminente
de propiedad sobre las zonas cedidas a los campesinos en tenencia directa.
Estos últimos obtendrían así del Estado el título
de usufructo durante suficiente tiempo para que ellos y sus familias pudieran
aprovecharlas de una forma adaptada a las condiciones agroclimáticas
locales, con la prohibición de vender, fragmentar o utilizar como
fianza un terreno del que tengan el usufructo, pero no la propiedad. Este
tipo de tenencia crearía en el medio rural un doble sistema de acceso
a los recursos naturales: el tradicional, en vigor en las tribus y clanes,
en el que todos los miembros de un grupo tienen un derecho imprescriptible
de acceso a los recursos, de acuerdo con las necesidades del núcleo
familiar, y un segundo en el que, para los campesinos desfavorecidos y los
urbanizados obligados a regresar a la tierra, aunque el Estado les garantice
los derechos de tenencia, lo hace con arreglo a las condiciones propias.
by J. du Guerny
Chief, Population Programme Service, Women and Population Division, FAO
Several international organizations are increasingly interested in the urban-rural
dichotomy (the "peri-urban" dimension). The Editorial Board of
Land Reform, Land Settlement and Cooperatives considers the analysis carried
out in this article, originally published 20 years ago in Migration and
rural development ­p; selected topics for teaching and research (FAO
Economic and Social Development Paper No. 3, Rome, 1978) extremely relevant
to this "new" emerging issue. The discussion about what makes
the difference between two points (distance) is presented with some concrete
proposals deserving consideration by those decision-makers in rural development
genuinely interested in avoiding negative migration effects. The work was
carried out in relation to the Population and Rural Development Programme
organized by the author for FAO with the Association of Southeast-Asian
Nations (ASEAN). ASEAN then comprised five countries (Indonesia, Malaysia,
the Philippines, Singapore and Thailand), and each country took the lead
in one area. One of these focused on the interrelations between migration
and rural development. The objective of these considerations is to point
out that the interrelations between migration and rural development can
be seen from very different perspectives with equal justification and that
even the aspects that seem the most clear-cut (such as the distance between
two points) are complex and depend on the attitudes and objectives of those
examining the question.
Considérations relatives à certains aspects de la migration
Plusieurs organisations internationales s'intéressent de plus en
plus à la dichotomie urbaine et rurale (la dimension «périurbaine»).
Le Comité de rédaction de Réforme agraire, colonisation
et coopératives agricoles examine l'analyse effectuée dans
cet article, publié il y a 20 ans dans Migration et développement
rural ­p; sélection de thèmes aux fins d'enseignement et
de recherche , ( Etudes FAO: Développement économique et social
n o 3, Rome, 1979), particulièrement d'actualité étant
donné ce problème «nouveau». L'étude de ce
qui fait la différence entre deux points (distance) est présentée
avec quelques propositions concrètes qui méritent d'être
examinées par les décideurs en matière de développement
rural, qui souhaitent véritablement éviter les effets de la
migration. L'ouvrage porte sur le Programme de population et de développement
rural réalisé par l'auteur pour le compte de la FAO avec l'Association
des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE). L'ANASE comprenait alors cinq
pays (l'Indonésie, la Malaisie, Les Philippines, Singapour et la
Thaïlande), chacun étant chargé d'un domaine particulier.
L'un d'eux a analysé les liens qui se nouent entre la migration et
le développement rural. L'objectif des présentes considérations
est de montrer comment ces liens peuvent être perçus sous des
perspectives très différentes et avec autant de justifications,
et que même les aspects qui paraissent le plus clairement définis
(comme la distance entre deux points) sont complexes et dépendent
des attitudes et des objectifs de ceux qui examinent la question.
Algunas consideraciones sobre aspectos específicos de la migración
Diversas organizaciones internacionales manifiestan un interés creciente
por la dicotomía existente entre zonas urbanas y rurales (la dimensión
«periurbana»). El Comité de Redacción de Reforma
agraria, colonización y cooperativas estima que el análisis
que se ofrece en este artículo, publicado originalmente 20 años
atrás en Las migraciones y el desarrollo rural: temas concretos de
enseñanza e investigación (Colección FAO: Desarrollo
económico y social, N o 3, Roma, 1979), es muy pertinente para la
comprensión de un asunto «emergente» y nuevo. Se presenta
un debate acerca de las causas que explican las diferencias entre dos puntos
­p;distancia­p; y se formulan propuestas específicas que merecen
la atención de los responsables de la adopción de decisiones
en materia de desarrollo rural interesados en evitar los efectos negativos
de la migración. Este trabajo se llevó a cabo en relación
con el Programa de población y desarrollo rural, organizado por el
autor para la FAO con la Asociación de Naciones del Asia Sudoriental
(ASEAN). La ASEAN estaba formada entonces por cinco países (Filipinas,
Indonesia, Malasia, Singapur y Tailandia), cada uno de los cuales estaba
al frente de un sector. Uno de éstos se concentró en las relaciones
entre la migración y el desarrollo rural. El objetivo de estas reflexiones
es señalar que las relaciones entre la migración y el desarrollo
rural se pueden considerar desde perspectivas muy distintas con igual justificación,
y que incluso los aspectos que parecen más definidos (como la distancia
entre dos puntos) son complejos y dependen de los puntos de vista y objetivos
de quienes examinan la cuestión.
par Machioudi Dissou
Professeur d'économie rurale, Doyen de la Faculté des sciences
agronomiques, Université nationale du Bénin
Il existe deux types de propriété privée au Bénin,
l'une fondée sur le droit écrit et l'autre sur le droit coutumier.
Bien que leur évolution manifeste une tendance bien précise
et que des procédures claires règlent les transferts de terre,
les systèmes coutumiers paraissent se désintégrer.
Les facteurs du changement comprennent la forte pression exercée
sur la terre par une croissance démographique incontrôlée,
non accompagnée d'une intensification de la production agricole.
Cette même pression crée un conflit entre les communautés
locales et les pouvoirs publics, ces derniers cherchant à conserver
les réserves forestières et d'autres zones sujettes à
des droits d'usage des ressources naturelles limités par l'Etat.
Un autre aspect est celui de l'injustice des systèmes coutumiers
qui nient par exemple aux femmes des droits équitables à l'héritage
de la terre. Il est proposé que l'Etat amorce un dialogue avec les
représentants des producteurs ruraux dans le but de définir
des directives pour la mise en place d'un cadre juridique approprié
qui remédie aux faiblesses actuelles des systèmes de tenure
et de gestion des terres.
In search of a better concordance between the State and the rural world
in Benin
Two types of private property are common in Benin, one based on statutory
law and one based on customary law. Although customary systems exhibit a
defined direction of evolution and some defined procedures for regulation
of land transfers, they are seen to be disintegrating. Agents of change
include intense land pressure exerted by uncontrolled population growth
which has not been accompanied by an intensification of agricultural production.
This pressure creates conflict between local communities and the State,
as the latter attempts to maintain forest reserves and other areas where
use rights of natural resources are State restricted. An additional concern
is the injustice of customary systems which deny, for example, equitable
land inheritance rights to women. It is suggested that the State initiate
a dialogue with representatives of rural producers with the goal of defining
guidelines for an appropriate legislative framework that will address current
shortcomings in tenure and land management systems.
En busca de una mayor concertación entre el Estado y el mundo rural
en Benin
En Benin son habituales dos tipos de propiedad privada, una basada en el
derecho escrito y la otra en el derecho consuetudinario. A pesar de mostrar
una orientación de la evolución clara y algunos procedimientos
definidos para reglamentar las transferencias de tierras, se considera que
los sistemas consuetudinarios son desintegradores. Entre los agentes del
cambio figuran la intensa presión ejercida sobre la tierra por un
crecimiento demográfico incontrolado, no acompañado de una
intensificación de la producción agrícola. Esta misma
presión crea conflictos entre las comunidades locales y el Estado,
que intenta mantener las reservas forestales y otras zonas con derechos
de uso restringido de los recursos naturales. Otro motivo de preocupación
es la injusticia de los sistemas consuetudinarios que, por ejemplo, niegan
un derecho equitativo de herencia de las tierras a las mujeres. Se propone
que el Estado comience un diálogo con representantes de los productores
rurales con el objetivo de definir directrices para un marco legislativo
apropiado en el que se aborden los problemas actuales de los sistemas de
tenencia y ordenación de la tierra.
by Vernon R.N. Chinene, Fabian Maimbo, Diana J. Banda
University of Zambia, Lusaka, Zambia
Stemon C. Msune
Ministry of Lands, Ndola, Zambia
Land tenure in Zambia continues to be classified as in colonial times, with
three categories: State land, reserves and trust land. Because of the high
level of abuse, the government introduced radical land reform in 1975, eliminating
private property, closing down the estate agents and placing all land under
the control of the President. This reform was well received at the time,
but the government is now considering a different type of reform based on
private ownership. Customary tenure continues to govern access to reserves
and trust land. While the debate on reform to facilitate the private ownership
of reserves and trust land continues, care needs to be taken to prevent
better-educated and better-connected urban speculators from abusing the
situation at the expense of the rural population.
Comparaison entre les modes de faire-valoir coutumiers et les systèmes
de fermage: agriculture et développement en Zambie
Le système foncier en Zambie reste toujours dominé par une
classification héritée de l'époque coloniale: le domaine
national, les réserves, et le fidéicommis. A la suite de nombreux
abus, le gouvernement a introduit, en 1975, une réforme foncière
radicale qui élimine la propriété privée, ferme
les agences immobilières, et met toutes les terres sous le contrôle
du Président. Cette réforme était populaire à
l'époque, mais le gouvernement considère maintenant un autre
type de réforme fondé sur la propriété privée.
La tenure coutumière continue de dominer l'accès aux réserves
et aux domaines sous fidéicommis. Tandis que les réformes
pour favoriser la propriété privée sur les réserves
et les terres sous fidéicommis sont débattues, il faut veiller
à empêcher les abus commis par des spéculateurs urbains,
mieux éduqués et disposant de meilleures relations, au détriment
de la population paysanne.
Comparación de la tenencia consuetudinaria y de arrendamiento: agricultura
y desarrollo en Zambia
El sistema de tenencia en Zambia sigue estando caracterizado por una clasificación
heredada de la época colonial: propiedad pública, reservas
y fideicomiso. Como consecuencia de diversos abusos, el Gobierno introdujo
en 1975 una reforma radical de la tenencia, por la que se eliminó
la propiedad privada, se cerraron las agencias inmobiliarias y todas las
tierras se pusieron bajo el control del Presidente. Esta reforma fue popular
en su momento, pero el Gobierno está estudiando ahora otro tipo de
reforma, basada en la propiedad privada. La tenencia consuetudinaria sigue
predominando sobre las reservas y los terrenos en fideicomiso. Mientras
se debaten las reformas para favorecer la propiedad privada sobre las reservas
y los terrenos en fideicomiso, hay que vigilar para impedir los abusos de
los especuladores urbanos, más instruidos y que disponen de mejores
relaciones, en detrimento de los campesinos.
Hezekiel M. Mushala, Ackson M. Kanduza, Nomcebo O. Simelane, Juliana K.
Rwelamira and Nonhlanhla F. Dlamini
University of Swaziland, Kwaluseni, Swaziland
There are two major categories of land tenure in Swaziland: Swazi Nation
land (SNL) and title deed land (TDL) or freehold tenure of land, which was
mostly acquired by South Africans at the beginning of the century. The SNL
areas have much greater population density and, in the context of a subsistence
economy, generate more employment, although there are more formal employment
opportunities in the TDL areas. SNL land is an inherent part of Swaziland's
cultural identity. It fulfils a function of social equity to the extent
that it gives heads of families the right of access to land. However, women
are generally denied this right, despite their pre-eminent role in agricultural
production. Multiple policy objectives suggest that this duality of land
tenure should be continued in Swaziland, although the problems of fragmentation
and overpopulation of SNL lands need to be resolved.
Modes de faire-valoir et moyens d'existence: comparaison entre les modes
de faire-valoir communautaires et privés au Zwaziland
Le foncier au Swaziland se divise en deux catégories majeures de
tenure: le domaine national (Swazi Nation Land [SNL]) et le foncier bénéficiant
d'un titre de propriété (Title Deed Land [TDL]), ou propriétés
foncières libres qui, pour la plupart, furent acquises par des Sud-Africains
au début du siècle. Les zones SNL soutiennent une population
bien plus dense et, dans la perspective d'une économie de subsistance,
génèrent plus d'emplois, bien que les possibilités
d'emploi formel soient plus nombreuses en zone TDL. La terre SNL est une
partie inhérente de l'identité culturelle du Swaziland. Elle
exerce une fonction d'équité sociale dans la mesure où
elle donne aux chefs de famille le droit d'accéder à la terre.
Cependant, les femmes sont généralement privées de
ce droit malgré leur rôle de premier plan dans la production
agricole. Des objectifs politiques multiples suggèrent de continuer
la dualité de la tenure foncière au Swaziland, bien qu'il
soit nécessaire de résoudre le problème de la fragmentation
et de la surpopulation pour les terres du régime SNL.
Sistemas dobles de tenencia y medios de subsistencia múltiples: comparación
de la tenencia comunal y privada de la tierra en Swazilandia
La tenencia en Swazilandia se divide en dos tipos principales: las tierras
públicas y la propiedad de tenencia libre, en la que el titular se
beneficia de un título de propiedad, en su mayor parte adquirida
por los sudafricanos al comienzo del siglo. Las zonas de tierras públicas
mantienen a una población mucho más densa y, en la perspectiva
de una economía de subsistencia, generan más empleo, aun cuando
las posibilidades de empleo oficial sean más numerosas en las zonas
de tenencia libre. La tierra pública forma parte integrante de la
identidad cultural de Swazilandia, y ejerce una función de equidad
social en la medida en que confiere a los cabezas de familia el derecho
de acceso a la tierra. Sin embargo, las mujeres carecen en general de este
derecho, a pesar de su función de primer plano en la producción
agrícola. De acuerdo con los objetivos políticos múltiples,
parece conveniente mantener la dualidad de la tenencia de la tierra en Swazilandia,
aunque sea necesario solucionar los problemas de la fragmentación
y la superpoblación en las tierras del régimen público.
por Gonzalo Flores
Oficial Nacional de Programas de la FAO; Gerente de Raíces, Bolivia;
ex coordinador del Programa Regional de Bosques Nativos Andinos (PROBONA)
El presente artículo examina la ley del Servicio Nacional de Reforma
Agraria de Bolivia. Entre los aspectos positivos de esta ley está
la limitación de la concentración de la tierra, una relativa
mejora de la administración del recurso tierra y una mejor aplicación
de la justicia. Entre los aspectos discutibles, se menciona que la ley impedirá
la constitución de mercados de tierras y de capitales, frenará
el desarrollo de la agricultura tradicional, rebajará el precio de
la tierra produciendo una demanda excesiva, incentivará la ineficiencia
en las zonas tradicionales, fomentará la destrucción de los
bosques, limitará las inversiones extranjeras y generará un
aparato burocrático complicado e ineficiente.
The INRA law: a second agrarian reform?
This article looks at the law on the National Agrarian Reform Service of
Bolivia. On the positive side, the law restricts the concentration of land,
partially improves the administration of land resources and improves the
exercise of justice. More controversially, the author claims that the law
will prevent the formation of land and capital markets, curb the development
of traditional agriculture and lower land prices and will thereby generate
excessive demand, encourage inefficiency in traditional areas, trigger the
destruction of forest land, discourage foreign investment and produce a
cumbersome bureaucratic apparatus.
La loi INRA: une deuxième réforme agraire?
Dans cet article, l'auteur étudie la loi du Service national de la
réforme agraire de la Bolivie. Parmi ses aspects positifs, il souligne
qu'il s'agit d'une loi qui établit une limite à la concentration
de la propriété foncière et améliore partiellement
la gestion des ressources en terres ainsi que l'application de la justice.
Parmi ses aspects plus discutables, l'auteur soutient que la loi interdira
la constitution de marchés fonciers et financiers, freinera le développement
de l'agriculture traditionnelle, abaissera le prix de la terre en suscitant
une demande exagérée, découragera les activités
productives dans les zones traditionnelles, favorisera la destruction des
forêts, limitera les investissements extérieurs et créera
une bureaucratie complexe et inefficace.
by Fu Chen
Professor, Deputy Dean, College of Economics and Trade, South China Agricultural
University, Guangzhou, China
John Davis
Director and Research Fellow, Centre for Rural Studies, Queen's University
of Belfast, United Kingdom
This article reviews the major issues of land reform in rural China since
the mid-1980s. Arguments are provided on China's current household responsibility
system, mainly focusing on its institutional weaknesses. The theoretical
debates on the nature and directions of further land reform among Chinese
economists are also discussed. The paper particularly examines four representative
experimental reform models put in place since the mid-1980s, illustrating
their beginnings, functions and primary performance. Finally, some lessons
are drawn from the past to shape the reform in the short- to medium-term
future.
La réforme agraire en Chine rurale depuis la moitié des années
80
Cet article analyse les principaux aspects de la réforme agraire
en Chine rurale depuis la moitié des années 80. Il explique
le système chinois actuel de responsabilité du ménage
en insistant notamment sur ses faiblesses institutionnelles, et expose les
hypothèses quant à la nature et à la direction d'une
réforme agraire plus poussée avancées par les économistes
chinois. L'article analyse en particulier quatre modèles de réforme
représentatifs et expérimentaux mis en oeuvre depuis cette
période. Enfin, des leçons sont tirées du passé
en vue de façonner la réforme à court et à moyen
termes.
Reforma agraria en la China rural desde mediados de los años ochenta
En el presente artículo se examinan los principales aspectos de la
reforma agraria en la China rural desde mediados de los años ochenta.
Se expone el sistema actual de responsabilidad familiar de China, describiendo
sobre todo su debilidad institucional, así como los debates teóricos
sobre el carácter y las orientaciones de la ulterior reforma agraria
entre los economistas chinos. Se analizan en particular cuatro modelos representativos
de reforma experimental desde mediados de los años sesenta, ilustrando
sus comienzos, funciones y resultados primarios. Por último, se extraen
algunas enseñanzas del pasado para definir la reforma futura a corto
y medio plazo.