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Affiché le 19 octobre 1999

Note d'information

Consultation technique sur le rôle des Ministeres de l'agriculture et des ressources naturelles en Afrique subsaharienne

Dakar, Sénégal
Décembre 1999
Egalement disponible en anglais. Personne à contacter: Jennie.DeyAbbas@fao.org

I. Introduction

Dans son engagement No. 3, le Sommet mondial de l'alimentation a souligné le rôle des institutions dans la réalisation de la sécurité alimentaire, dans la lutte contre la pauvreté et dans la mise en valeur des ressources humaines et naturelles. Il recommande aux Gouvernements, en partenariat avec tous les acteurs de la société civile, d'inclure dans leurs politiques la promotion de la décentralisation politique, économique et administrative. Ceci devrait conduire au renforcement institutionnel des collectivités locales dans les zones rurales et à les doter des ressources et du pouvoir de décision nécessaires. Dans cet esprit, il recommande également de reconnaître les organisations de producteurs ruraux et de population et de les renforcer sur le plan institutionnel pour les rendre capables de dialoguer avec le gouvernement et leurs autres partenaires et de participer à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques et programmes de développement rural.

Dans ce but, la Division du développement rural (SDA), en étroite collaboration avec les autres divisions de la FAO, en particulier TCA (Assistance aux politiques) et TCI (Centre d'investissement), mène plusieurs activités normatives et opérationnelles pour aider les pays membres, en premier lieu en Afrique, à restructurer leurs institutions rurales et à rehausser le rôle des acteurs de la société civile. Sur ce plan, l'action vise à rendre les institutions publiques compatibles avec leur nouveau rôle dans le contexte d'économie de marché, à promouvoir la décentralisation en donnant le pouvoir et les ressources nécessaires aux institutions locales et à encourager les organisations d'agriculteurs et de populations rurales en renforçant leurs capacités pour les rendre capables de participer au niveau local, régional et national à la définition et à la mise en oeuvre des politiques et des programmes de développement rural ainsi qu'à la gestion durable des ressources naturelles.

Ces activités sont menées en étroite collaboration, en premier lieu avec les gouvernements à tous les niveaux et avec les organisations d'agriculteurs, ainsi qu'avec les partenaires internationaux, en particulier avec la Banque mondiale, dans plusieurs pays africains comme le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, le Sénégal, etc. Cette collaboration a conduit à l'organisation conjointe, par la FAO, la Banque mondiale, le FIDA, la GTZ et le FENU de la Consultation technique sur la décentralisation (TCD) (en anglais) qui s'est tenue à Rome du 16 au 18 décembre 1997. Dans ses conclusions, cette consultation a insisté sur la nécessité pour les pays en développement, d'accentuer le processus de décentralisation et de renforcer le rôle des acteurs de la société civile dans le développement rural. Dans ce but, elle recommande, comme suite à ses activités, d'organiser et tenir une consultation technique sur le rôle des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles dans les pays d'Afrique. Des discussions sont actuellement en cours pour évaluer l'intérêt des divisions techniques de la FAO, de la Banque mondiale et d'autres partenaires à contribuer et/ou cofinancer une telle consultation.

Cette consultation technique consisterait à analyser les expériences réalisées dans ces pays, comprenant celles mises en oeuvre avec l'appui de la FAO et dans le cadre de programmes d'ajustement structurel agricoles et à en tirer les leçons pour adapter le rôle et améliorer l'efficacité des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles et des institutions qui leur sont rattachées dans leur appui au développement rural, en partenariat avec les collectivités locales et les organisations d'agriculteurs et de populations rurales.

En Afrique, comme dans presque tous les pays en développement, il existe un réel besoin de restructuration des institutions publiques. Cette restructuration est déjà en cours, à différents stades d'avancement, dans plusieurs pays d'Afrique, avec l'appui de la FAO et d'autres partenaires comme la Banque mondiale en particulier.

A présent, elle devrait s'étendre à plusieurs autres pays qui sont prêts à l'entreprendre avec l'appui de partenaires internationaux en bénéficiant des expériences menées jusqu'ici.

Cette restructuration devrait utiliser les recommandations de la TCD et conduire à de profonds changements structurels et législatifs afin d'assurer la réalisation des objectifs du Sommet mondial de l'alimentation en termes de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de développement durable. Dans ce but, il importerait en particulier de:


II. Objectif, thèmes et résultats attendus

Durant les dernières années, les pays de la région ont adopté de nouvelles orientations axées sur la transition vers l'économie de marché, l'encouragement des initiatives privées, la décentralisation des responsabilités et la participation des populations dans le but de réaliser les objectifs de sécurité alimentaire, de développement durable et d'amélioration continue des conditions de vie des populations.

Ces nouvelles orientations impliquent la redéfinition du rôle des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles et des institutions publiques de développement rural et leur restructuration pour les adapter aux nouvelles demandes et leur faire jouer plus efficacement leur rôle de service public. Elles exigent également le renforcement des acteurs de la société civile, particulièrement les organisations d'agriculteurs, pour qu'ils puissent contribuer de façon plus déterminante à la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire et de développement durable.

A la FAO, la Division du développement rural (SDA), en collaboration avec d'autres divisions, a réalisé plusieurs activités relatives aux institutions rurales, en particulier en Afrique, à l'instar d'autres agences internationales de développement.

Ces activités ont conduit chaque agence à réfléchir sur le rôle de l'Etat et plus particulièrement des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles pour garantir la sécurité alimentaire et le développement durable.

Il est à présent opportun de rassembler et d'analyser les résultats de toutes ces réflexions et expériences pour en tirer les leçons et les recommandations utiles, en vue d'assister les pays membres dans la nouvelle définition du rôle des institutions publiques rurales, en particulier des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles, et dans leur restructuration dans de meilleures conditions. En même temps, il serait utile de définir un cadre régional de concertation, permettant de faciliter les échanges d'expériences et la coopération entre les institutions rurales des pays de la région, d'harmoniser les approches et de coordonner les appuis qui leur sont fournis par leurs différents partenaires dans le domaine des institutions rurales.

Objectifs

La consultation technique sur le rôle et la restructuration des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles a été recommandée par la TCD.

Son objectif serait de donner aux gouvernements intéressés dans la région et à leurs partenaires l'occasion d'analyser le rôle des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles, ses incompatibilités avec les nouvelles orientations économiques et ses effets sur le développement rural. En conséquence, elle devrait dégager les orientations et recommandations utiles pour la définition de leur nouveau rôle et leur restructuration afin de les rendre compatibles avec les exigences de l'économie, la décentralisation et la participation des populations et capables de contribuer efficacement à la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire et de développement durable en partenariat avec les acteurs de la société civile.

Dans cet ordre d'idées, elle devrait aussi définir le cadre permettant de faciliter les échanges d'expériences et la coopération au niveau régional et d'harmoniser les approches dans le domaine des institutions rurales.

Thèmes

Les thèmes de la consultation seraient:
  1. Analyse du rôle des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles et de ses conséquences durant les décennies passées:

  2. Essai de définition du nouveau rôle des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles, en conformité avec le nouveau contexte d'économie de marché, de décentralisation et de renforcement des capacités et de la participation des acteurs de la société civile. Ceci inclut une réflexion sur:

  3. La restructuration des Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles conformément à leur nouveau rôle et ses implications qui comprend notamment:

  4. La transition vers la nouvelle situation:

  5. Principaux partenaires et leurs relations avec les Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles restructuré.


Résultats attendus

Les résultats attendus de cette consultation consisteraient à :


III. Programme provisoire de la Consultation

Les travaux de la consultation seraient basés sur les études de cas et les rapports des participants.

Première journée : Session plénière - Analyse du rôle joué par les Ministères de l'agriculture et des ressources naturelles jusqu'à présent et ses conséquences.

Deuxième journée :

Troisième journée : Session plénière


IV. Champs d'études

Cette consultation couvrirait les pays d'Afrique subsaharienne et pourrait intégrer quelques exemples d'autres régions à titre de comparaison si cela est possible.

Afrique : Une dizaine d'études de cas et rapports par pays financés par SDA et préparés avec son appui technique, ainsi que d'autres contributions techniques de la part d'autres divisions de la FAO et partenaires seraient présentés ou distribués aux cours de la rencontre.

Autres régions : quelques cas seraient présentés comme exemples comparatifs si possible.


V. Participants

Les participants seraient des responsables techniques et politiques de haut niveau de pays africains, des représentants d'agences internationales de développement et quelques universitaires ou chercheurs indépendants. Le nombre des participants sera fixé en fonction des ressources budgétaires qu'il sera possible de mobiliser pour cette consultation de la part de la FAO et d'autres partenaires intéressés comme la Banque Mondiale.
  1. 1. Pays: nombre à déterminer ultérieurement
  2. 2. Agences internationales et autres participants, à titre indicatif :


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