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Transformer la vulgarisation agricole en Afrique

Résumé de la conférence, Conclusions et Recommandations

Accra, Ghana
24 - 28 novembre 2003

Background

La conférence internationale de cinq jours sur « Transformer la vulgarisation agricole en Afrique » a eu lieu à Accra du 24 au 28 Novembre 2003 sous les auspices du Ministère Ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture. Elle a été supportée par la Coopération allemande pour le Développement à travers son agence GTZ, par le bureau régional de la FAO pour l’Afrique, et par l’Agence Canadienne pour le Développement International. La conférence, destinée aux acteurs africains de la vulgarisation, est une suite de l’atelier international tenu à Washington en 2002 sur « Vulgarisation et développement rural ». Plus de soixante dix participants, venus de treize pays, ont adapté les recommandations de l’atelier de Washington aux conditions spécifiques de l’Afrique et ont échangé les expériences dans le domaine de « la vulgarisation et la pauvreté », la décentralisation et le partenariat entre le secteur privé et le secteur public dans la vulgarisation.

Résumé de l’allocution de bienvenue

Kwaku Owusu-Baah, Directeur de l’Agriculture, Ghana.

Dans son allocution de bienvenue, le Directeur Ghanéen de l’agriculture, Kwaku Owusu-Baah, a fait remarquer que tous les pays africains ont suivi des voies semblables de développement agricole. Il a rappelé quelques faits historiques marquants du système de vulgarisation agricole et a fait comprendre que l’atelier sur la transformation de la vulgarisation en Afrique intervient au moment où la vulgarisation agricole fait face à un certain nombre de défis et au moment où de nouvelles voies sont recherchées pour aider les producteurs africains de produire et de vendre plus afin d’améliorer leurs conditions de vie. L’atelier est alors une opportunité pour les chercheurs, les acteurs de la vulgarisation, les politiciens et les partenaires au développement d’échanger sur l’environnement changeant et les défis afférents afin de développer des stratégies efficaces pour orienter la vulgarisation agricole en Afrique.

Résumé de l’allocution d’ouverture

Joseph Tchicaya, ADG/RR de l’Office regional de la FAO pour l’Afrique

Au cours de son allocution, Joseph Tchicaya, ADG/RR de l’Office Régional de la FAO pour l’Afrique, a attiré l’attention des participants sur la contribution importante de la FAO pour les progrès de l’agriculture et la vulgarisation rurale à travers les conférences internationales, les échanges d’information, les programmes et projets de terrain. Il a mis l’accent sur le fait que l’élimination de la pauvreté et la sécurité alimentaire sont les principales préoccupations de la FAO et que la vulgarisation agricole était l’un des moyens disponibles pour aider à l’élimination de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire dans notre région.

Il a remarqué que le changement aujourd’hui est global et rapide et qu’un nouveau paradigme orienté sur le marché émerge, l’agro – industrie mettant l’accent sur les avantages comparatifs dans un marché global hautement compétitif. Dans ce contexte, il exhorte les participants à aboutir à des moyens de rajeunir la vulgarisation agricole afin que nos populations rurales aient accès à la connaissance nécessaire dont elles ont besoin pour la stabilité économique. Selon lui, cette conférence est très importante et il promet un support sans réserve de la FAO avec l’espoir que les discussions aboutiront à des recommandations et des stratégies utiles pour la Vulgarisation Agricole en Afrique.

Résumé de l’allocution d’ouverture

Dorothea Groth, Conseiller pour la Coopération économique et le Développement de l’ambassade d’Allemagne, Ghana

Dans son discours, Dorothea Groth, Conseiller pour la Coopération économique et le Développement de l’ambassade d’Allemagne au Ghana a fait ressortir l’importance de la coopération entre le Ghana et l’Allemagne et a observé que la coopération en développement de l’Allemagne a une longue tradition de s’impliquer dans l’agriculture. Elle a attiré l’attention sur les projets bilatéraux entre le Ghana et l’Allemagne qui sont en train d’œuvrer pour l’amélioration de l’agriculture, de la vulgarisation agricole et du développement rural. Elle a aussi dit qu’il y a une évolution pour une intégration des projets bilatéraux germano – ghanéens en 2004 pour répondre aux besoins de transformation, de marketing et de sources alternatives de revenus en milieu rural. Madame Groth a exprimé sa satisfaction par rapport au fait que la stratégie du gouvernement Allemand pour l’élimination de la pauvreté soit reflétée dans la Stratégie Ghanéenne de Réduction de la Pauvreté ; Stratégie élaborée avec la participation de la société civile, et des femmes en particulier.

Elle a dit que l’Allemagne continuera de supporter le développement agricole en Afrique à travers une contribution substantielle aux organisations internationales et aux institutions de recherche impliquées dans l’agriculture, de même que le développement et la diffusion effective de technologies et de stratégies appropriées. Elle a ajouté que pour une production agricole plus orientée sur le marché, les producteurs doivent avoir un meilleur accès aux informations sur le marché, sur les prix et sur les technologies innovantes et appropriées de production.

Résumé de l’allocution d’ouverture

H.E. Jean-Pierre Bolduc Canadian High Commissioner au Ghana

Dans son allocution, H.E. Jean-Pierre Bolduc, Haut Commissaire Canadien au Ghana a parlé du partenariat entre le Canada et le Ghana dans la sécurité alimentaire et a dit que le thème de l’atelier, « Transformer la Vulgarisation agricole en Afrique », vient à point nommé. Il a fait savoir que l’intérêt du Canada de supporter le présent atelier vient de la conviction que le meilleur espoir Africain pour le développement proviendrait de l’Afrique elle – même.

Il a souligné que c’était encourageant que cette conférence se tienne au Ghana suite à la conférence de Washington. Il a invité les participants à capter les nouvelles idées générées et d’en faire aussi, de retour dans leurs pays respectifs, un débat national dans leurs contextes spécifiques.

Il a exhorté les participants (comme ils discuteront de nouvelles approches de vulgarisation et d’information) à ne pas perdre de vue les préoccupations des paysans vivant dans des milieux éloignés et qui ont besoin des informations pour, avant tout, survivre et quitter le statut de pauvreté.

Résumé de l’allocution d’ouverture

Major Courage Quashigah (Rtd.), Ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Ghana

Dans cet important discours, Major Courage Quashigah (Rtd), le Ministre Ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture a indiqué que l’atelier était pertinent, vue l’importance que tous les gouvernements Africains accordent à l’agriculture, la considérant comme étant à la base de l’alimentation durable et contribuant au revenu national. Il attira l’attention sur le fait que l’agriculture africaine fait face à plusieurs défis dont les précipitations irrégulières, l’insuffisance et l’utilisation de technologies appropriées, la non disponibilité et la cherté des intrants, la faible valeur ajoutée, l’accès au marché, les infrastructures rurales défectueuses, tout ceci concourant à la faible productivité et l’accroissement de la pauvreté parmi les producteurs. Il a dit que nous avons besoin d’améliorer l’agriculture et la vulgarisation comme les autres disciplines a un rôle à jouer car, elle est critique dans le processus d’apprentissage et de prise de décision des producteurs et des autres acteurs de l’industrie agricole. De son point de vue, notre vulgarisation orientée sur la production a besoin de s’ouvrir sur un système de vulgarisation qui pourrait aider les producteurs à prendre des décisions en toute connaissance de cause et se basant sur leurs compréhensions des relations entre la production et les demandes du marché.

Le Ministre a mentionné la nécessité pour la vulgarisation de faciliter la formation et le renforcement des organisations des paysans, de développer et d’utiliser des approches de vulgarisation qui facilitent la participation des paysans et des autres parties prenantes dans la planification des programmes de vulgarisation agricole. Il a fait remarquer que, comme des efforts sont en cours pour améliorer le commerce des produits agricoles, il y a une nécessité pour la vulgarisation d’œuvrer pour encourager les paysans à saisir (à répondre aux) les opportunités créées par les marchés croissants et de développer les capacités de négocier et de gérer les incertitudes du commerce international.

Il a aussi abordé les nouveaux défis que sont la dégradation environnementale, le VIH/SIDA et le travail des enfants dans l’agriculture et a invité la vulgarisation et ses divers réseaux à diffuser des messages poignants en direction de nos paysans et nos ruraux pour aider à limiter la pandémie. Une autre préoccupation soulevée par le Ministre est le financement de la vulgarisation car selon lui, la plupart des pays Africains sont incapables de supporter les coûts de la recherche et de la vulgarisation. Il a plaidé pour la nécessité d’explorer d’autres mécanismes de financement pour supporter les services de vulgarisation afin de d’assurer que les services offerts aux producteurs répondent à leurs besoins. Sachant que les questions soulevées sont assez complexes et dynamiques, il a espoir que les meilleurs cerveaux venus de notre cher continent et d’ailleurs, seront capables de bien traiter les divers thèmes proposés et proposer des stratégies pour relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée.

Présentations en plénière

Les présentations en plénière de l’atelier ont trait aux thèmes suivants:

Les présentations en plénières ont fait ressortir que dans la plupart des pays africains, l’effort de la vulgarisation a porté initialement sur les cultures de rente pour leur exportation vers d’autres pays. Les discussions en plénière, des discussions et des analyses de groupe et des tours de table ont suivi les présentations en plénière afin d’échanger sur les questions soulevées et d’élaborer des conclusions.

Discussions lors de la Table Ronde

Le troisième jour de l’atelier a été marqué par un panel de discussion dirigé par le Directeur de la vulgarisation agricole du Ghana, M. Osei Frimpong. Le panel s’est penché sur le thème, « Réformes institutionnelles pour la vulgarisation en Afrique. Quelle voie suivre? » Après les brèves affirmations des leaders de discussion, des contributions ont été faites par le reste des participants.

Voici le résumé des principales questions discutées.

1- Le rôle du secteur prive

Le rôle du secteur privé se résume à des aspects tels que :

L’approvisionnement des services aux membres. La provision de services aux paysans constitue un stimulant direct dont l’effet permet d’obtenir l’accord des paysans (membres). De tels services comprennent :

2- Le renforcement de capacité des producteurs et des organisations paysannes est nécessaire pour rallier les intérêts des paysans à ceux des opérateurs privés. Les organisations de base devraient s’efforcer pour renforcer les capacités au niveau des paysans à travers la vulgarisation qui vise à :

3- L’appui du secteur public

En ce qui concerne le secteur public, les rôles suivants ont été envisagés comme siens :

4- Vulgarisation et réduction de la pauvreté en Afrique

Concernant la vulgarisation et la réduction de la pauvreté en Afrique, on s’accorde qu’il est possible de faire quelque. Il était important de conclure que les gouvernants doivent créer un environnement favorable à travers des politiques et des stratégies permettant d’aborder la question de la pauvreté. Aussi, les gouvernements doivent-ils faciliter l’implication d’autres acteurs dans un effort concerté sur la question de la pauvreté.

Les points suivants ont été jugés d’une importance critique dans le processus de réduction de pauvreté en Afrique :

Ceci appelle à l’élaboration d’un curriculum adéquat au sein des institutions de formation qui répondent aux besoins des paysans et des utilisateurs finaux de la vulgarisation. Il est aussi jugé important de considérer les maladies pandémiques comme le VIH/SIDA dans l’élaboration des plans d’intervention pour combattre ou pour réduire la pauvreté. Toutes les interventions doivent tenir compte des impacts du VIH/SIDA sur la vulgarisation et sur la provision de technologies adéquates.

Quelques questions clés soulevées lors des discussions en plénière et au cours de la Table Ronde

Quelques défis de la vulgarisation soulevés lors de la table ronde

Discours de clôture

En marge de la session de clôture, le Ministre Ghanéen de l’Agriculture, Maj. Courage Quashigah (Rtd), a demandé à chacun des participants de dire le point qu’il retient en quittant cet atelier. Ce qui suit est un échantillon des réponses données par les participants :

Les mots de fin du Ministre à la clôture

Dans ses mots de fin, le Ministre ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture, Maj. Courage Quashigah (Rtd), a remercié les participants pour avoir travaillé de façon assidue et a fait observer que l’agriculture à elle seule, gérée correctement, peut employer tout le monde, de la production jusqu’à la consommation en passant par la transformation. Il à fait remarquer ce qui suit l’amélioration continue de la vulgarisation agricole :

Conclusions et recommandations

Les points suivants représentent les principales conclusions de l’atelier sur « la transformation de la vulgarisation agricole en Afrique ».


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