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septembre 2006

Equité en matière de parité hommes/femmes dans le secteur de l’agriculture, dans le contexte de la mondialisation économique

par Zoraida Garcia-Frias

L’analyse des questions de parité hommes/femmes est souvent perçue par la plupart des chercheurs et des planificateurs du développement comme un champ d’étude bien à part. Aujourd’hui encore, les évaluations du développement économique sont presque exclusivement centrées sur les variables et indicateurs relatifs à la croissance et à la productivité économiques. Il a cependant été montré que non seulement cette mesure sous estime la contribution des êtres humains à l’économie – généralement limitée aux questions relatives au travail, à la consommation et à la production – mais que de plus elle brouille la compréhension du but du développement économique ; en conséquence les concepts de développement humain et de bien-être semblent avoir disparu en tant qu’objectifs du développement.

Cette approche étroite de la dimension humaine de l’économie interroge également la pertinence des statistiques nationales, compte tenu du fait que les contributions importantes du développement social et humain ne sont pas prises en compte par les systèmes de comptabilité nationale – aucune valeur marchande n’étant attribuée au travail ni aux contributions associées à cette activité. Cette économie dite ‘reproductive’ apporte pourtant une contribution importante, s’agissant notamment du secteur agricole, où l’essentiel du travail féminin et familial est généralement considéré comme non économique et non rémunéré. Les analyses économiques ne devraient elles pas reconnaître les contributions de l’économie reproductive, en termes d’apport de travail et de capital social à l’économie en général et en tant que vecteur de préservation et de transmission du patrimoine social et culturel?

La mondialisation de l’économie et les stratégies de libéralisation des marchés qui en découlent ont poussé à sous évaluer ces questions essentielles du développement humain et de la reproduction sociale, qui déterminent également d’autres facteurs économiques fondamentaux, comme l’alimentation du capital humain et du travail, le savoir, la stabilité sociale, ainsi que la participation active des individus à l’économie, en tant que producteurs et consommateurs. En ne prenant pas en compte ces facteurs, les stratégies actuelles de développement économique tendent à creuser davantage les fossés existants en matière de socio économie et de parité hommes/femmes.

Plus l’agriculture s’intègre aux marchés mondiaux, plus les pays et les ménages ruraux deviennent sensibles aux changements économiques. La réduction progressive des mesures de protection des agricultures nationales, dans les pays en développement, constitue un énorme enjeu pour la petite agriculture, essentiellement constituée de femmes. Les agriculteurs qui ne peuvent pas tenir la concurrence dans le nouvel environnement libéralisé sont progressivement exclus des marchés mondiaux et de l’économie. Dans ce nouveau contexte, les politiques nationales destinées à compenser les pertes des groupes de populations déplacées et chassées de leurs fermes en raison des chocs externes et des réformes du marché constituent de plus en plus des instruments indispensables pour assurer l’équité sociale, la stabilité et le développement.

(disponible en espagnol)

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