|

Genre et développement
Moyens d'existence durables
Participation
Population

Calendrier
Liens
Publications
Réactions?
Copyright





|
septembre 2005
Le foncier agro-pastoral et la gestion
des aléas climatiques au Niger
Le cas de Dakoro et d'Abalak
M. Abdoulaye,O. Hamani, A. Mounsouroune and M. Watakane
LASDEL - Laboratoire d’études et de recherche sur les dynamiques sociales
L’étude de cas “ Le foncier agro-pastoral et la gestion des aléas climatiques au Niger: cas de Dakoro et d’Abalak” traite du rôle des institutions à l’échelle locale dans la réduction de la vulnérabilité aux catastrophes naturelles périodiqueset dans le développement des moyens d’existence durables dans les zones à haut risque, écrite pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour contribuer à la compréhension du rôle des institutions et organisations locales dans la conception et la mise en place des stratégies de gestion des catastrophes, ainsi que l’impact de la décentralisation et le rôle des autorités locales dans la construction du capital social communautaire pour la prévention et la planification préalable des catastrophes naturelles. Cette compréhension fournira un aperçu et une indication sur comment la gestion des catrastrophes naturelles peut être intégrée dans les stratégies de développement.
Le Niger est un pays du Sahel où la sécheresse et les famines sont périodiques et cycliques, ayant pour résultat un impact socioéconomique, politique et environnemental négatif, avec parfois de sévères résultats localisés. Une pluralité d’acteurs, aux normes et stratégies qui se recoupent, sont impliqués à gérer un éventail d’opérations entreprises pour combattre une grave sécheresse et insécurité alimentaire au Niger. Les acteurs de structures formelles centrales, telles que la cellule nationale des crises alimentaires (CCA) ou le système d’alerte précoce et de gestion des catastrophes nationales (SAP/GC), sont les principaux organismes centraux qui ont été chargés de développer des approches améliorées afin de mieux répondre aux besoins urgents critiques, notamment en ce qui concerne les échanges opportuns d’informations, les prises de décisions appropriées et la conduite d’activités concrètes sur le terrain.
L’étude a montré que la participation des acteurs au niveau local, comprenant non seulement les employés de la fonction publique, mais de plus grande importance encore les principaux chefs traditionnels, les leaders basés au niveau de la communauté et les associations locales, en plus de diverses initiatives de projet dans les zones locales, est décisive pour assurer de meilleurs résultats pour l’alerte, la préparation, l’intervention et le secours en cas de sécheresse, notamment en apportant des prises de décision et des actions aux niveaux locaux. Les formes existantes de règles et pratiques traditionnelles et formelles, telles que:
- la réciprocité parmi les agriculteurs et les éleveurs,
- les réseaux informels,
- un dialogue amélioré entre les membres de la communauté,
- trouver un accord concernant les règles de passage pour la transhumance à travers des “couloirs”,
- la médiation des conflits sur les sources d’eau,
- et des stratégies diversifiées de moyens d’existence,
devraient être indispensables à la conception de mécanismes innovatifs pour n’importe quel programme de gestion des catastrophes. Cependant, comme cité dans les exemples de l’étude, il faut être prudent pour éviter le clientalisme et la « politisation » de l’aide apportée en cas de sécheresse ou de catastrophe, dûs à la compétition autour des maigres ressources. Les “commissions foncières” mises actuellement en place dans tout le Niger constituent une initiative prometteuse qui devrait renforcer et légitimiser un forum local de négotiation des conflits et permettre des prises de décisions transparentes. En bref, l’étude de cas démontre qu’une approche décentralisée de la sécheresse et de la famine est plus appropriée, et qu’une combinaison de stratégies participatives pour la prévention de la sécheresse et la gestion des catastrophes naturelles aussi bien du niveau central que du niveau auxiliaire est meilleure.
Cette étude se base sur la prémisse qu’une gestion et prévention réussies des catastrophes naturelles, ainsi que le développement rural, requièrent que les ministères et départements du gouvernement central soient mieux coordonnés avec des acteurs locaux décentralisés gouvernementaux et non gouvernementaux, y compris les autorités traditionnelles et la société civile, et que les actions et les ressources soient organisées directement en réponse aux besoins « sur le terrain », coordonnées et décentralisées selon les avantages comparatifs des acteurs locaux. Ces considérations prévoient d’incorporer les perspectives locales, les comportements et les pratiques dans l’élaboration des politiques et la planification et l’action du développement rural, en assurant une communication à double sens à tous les niveaux afin que la mise en œuvre soit appropriée et opportune. Ce papier a fait ressortir que la participation au niveau local dans la gestion des urgences est un lien critique pour gérer les phases de reconstruction, de prévention et de planification préalable des catastrophes naturelles.
(disponible seulement en français)
Pour voir ce document, veuillez cliquer ici.
|