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avril 2007

Annonce de nouvelle publication

Gestion des risques pastoraux en Mongolie

Plan d’action

Projet TCP/FAO/MON 0066


En Mongolie, l’élevage constitue un système de moyens d’existence très performant, mais il a toujours été soumis aux risques climatiques. Le risque le plus évident provient des catastrophes périodiques liées à la neige, la sécheresse, les incendies (zud) et à d’autres risques climatiques, responsables d’une forte mortalité animale et humaine.

Au cours des dernières années, le système pastoral mongolien a connu des niveaux beaucoup plus élevés de variabilité et de risques pour des raisons environnementales, économiques et sociales. Ce phénomène est dû à la combinaison de plusieurs facteurs: un climat continental sévère, des distances très importantes, un système de nomadisme qui s’est étendu de façon spectaculaire depuis la disparition des fermes d’Etat et des élevages collectifs, et la détérioration des services au secteur de l’élevage, s’agissant notamment du soutien apporté aux éleveurs en hiver et des filets de protection de la sécurité sociale.

Les stratégies de gestion des risques, qui étaient opérationnels en Mongolie avant sa transition vers l’économie de marché, ont complètement disparu avec les nouvelles conditions créées par le marché libre, en 1990. Les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à un accroissement des risques (marché, conditions sociales, environnement) en raison de la réduction du soutien de l’Etat au monde rural et d’une transition explicite des risques, du secteur public vers les éleveurs.

La fréquence des plus importantes catastrophes liées à la neige est estimée, au plan national, à environ une tous les dix ans, bien que dans certaines provinces, ce risque soit plus fréquent (environ une tous les sept ans). Ces évènements, avec leurs conséquences dramatiques, sont intervenus plus fréquemment encore au cours des dix dernières années. Les tempêtes de neige ont causé la mort de près de 100 000 bêtes en mai 1993 et, en juin 1995, des pluies diluviennes ont exterminé 60 000 ovins, récemment tondus, en une seule nuit, laissant ainsi de très nombreux foyers d’éleveurs dans le dénuement le plus total. L’année 1999/2000 a connu le pire hiver depuis trente ans; il a causé la mort de deux millions de têtes de bétail et bien plus d’autres ont été tués au cours des deux hivers catastrophiques qui ont suivi. Les moyens d’existence et la sécurité alimentaire de plus d’un quart de la population de Mongolie, qui dépend entièrement de l’élevage, sont sérieusement menacés.

Malgré cela, depuis le passage à l’économie de marché, aucune politique ou stratégie liée aux risques pastoraux n’a été mise en place par le gouvernement. Les risques des éleveurs n’ont été traités que de façon incidente et partielle. Le ministre de l’agriculture a toutefois reconnu que la gestion des risques constitue le principal problème des éleveurs mongoliens depuis le changement des conditions de marché et qu’un échec dans ce domaine pourrait mettre en péril tous les progrès réalisés en matière de développement rural et de lutte contre la pauvreté. En conséquence, le ministre a décidé d’accorder une priorité absolue à l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion des risques pastoraux, en lien avec les efforts entrepris au niveau national pour lutter contre la pauvreté. Des programmes consolidés de gestion des risques, à des niveaux institutionnels moins élevés, sont par ailleurs nécessaires de façon urgente. Ils constituent, en effet, des pré-requis pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie, basée sur des expériences de préparation aux risques, de minimisation des risques, et de redressement après les catastrophes, testées sur le terrain. Cette nouvelle stratégie devrait naturellement, pour être opérationnelles, s’adapter aux nouvelles conditions socioéconomiques qui prévalent en Mongolie. En conséquence, le gouvernement de ce pays a requis l’assistance de la FAO – à travers le programme coopération technique (PCT) – pour élaborer des plans de gestion des risques pour une série de provinces pilotes choisies, et mettre en place les composantes pilotes de ces plans sur le terrain, en tant que modèles susceptibles d’être étendus à l’ensemble du pays.

(disponible en anglais)

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