FAO Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

 

TV5

12 May 2006

 

Des programmes d'alphabétisation et d'éducation plus accessibles et mieux ciblés amélioreront les moyens d'existence des communautés de pêcheurs tout en diversifiant leurs activités rémunératrices, selon un nouveau rapport de la FAO.

 

Le rapport, qui a été présenté le 10 mai par le Professeur Bryan Maddox de l'Université d'East Anglia, s'inspire des travaux de terrain entrepris essentiellement par le Programme pour des moyens d'existence durables dans la pêche (PMEDP), un partenariat entre la FAO, le DFID (Département du Royaume-Uni pour le développement international) et 25 pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale (http://www.sflp.org).

 

"Les communautés de pêcheurs sont souvent défavorisées sur le plan éducatif en raison de leur marginalisation géographique et sociale. Les prestataires d'éducation ne sont guère en mesure ou disposés à offrir des services adaptés aux populations mobiles et migratrices dont font partie de nombreux petits pêcheurs", indique le rapport.

 

"L'alphabétisation et l'éducation sont cruciales pour la gestion des pêches, la conservation de l'environnement et la diversification des moyens d'existence", affirme l'expert de la FAO Benoît Horemans qui coordonne le Programme.

 

"Néanmoins, elles devraient être flexibles, axées sur des tâches spécifiques et répondre aux besoins et aspirations des communautés de pêcheurs. C'est ce que nous appelons l'alphabétisation 'fonctionnelle' qui, contrairement à l'enseignement officiel, est orientée sur la vie réelle", explique M. Horemans.

 

Par exemple, les petits pêcheurs devraient recevoir une éducation appropriée pour gérer les systèmes de navigation par satellite, comprendre les mécanismes de la microfinance et utiliser les nouvelles technologies de l'information et les nouvelles technologies, comme les téléphones portables et l'internet.

 

En Ouganda, au Nigeria et en Gambie, même si les niveaux de scolarisation sont élevés au sein des communautés de pêcheurs (60-80 % sont allés à l'école), les gens ne possèdent souvent pas les aptitudes suffisantes pour accéder aux ressources et comprendre les documents officiels, fait remarquer le rapport.

 

Alphabétisation en langue vernaculaire

 

Le rapport FAO/DFID souligne également l'importance des "pratiques d'alphabétisation et de calcul en langue vernaculaire des petites communautés de pêcheurs qui passent souvent inaperçues".

 

Le rapport recommande de tirer parti des atouts existants. "Les traditions et pratiques des communautés de pêcheurs sont une ressource importante à mettre à profit".