
Juin 1997
Résumé du Projet régional de gestion et d'information
environnmentale (PRGIE)
LE PROJET REGIONAL de Gestion et d'Information Environnmentale (PRGIE)
a pour but de contribuer à une exploitation durable et concertée
des ressources naturelles des pays du bassin du Congo (Cameroun, Congo,
Gabon, Guinée Equatoriale, RCA, Sao Tomé, Zaïre). Ses
objectifs spécifiques sont les suivants:
- une meilleure circulation de l'information environnementale et
une valorisation des résultats des projets existants ayant une composante
informationnelle, notamment en organisant une mise en réseau télématique
des partenaires du projet, la constitution de métabases et en promouvant
des centres de documentation nationaux.
- l'implication des décideurs à tous les niveaux
local, national , et régional dans l'utilisation de l'information
sur l'environnement dans leurs activités de planification et suivi
des ressources naturelles, en particulier en favorisant la préparation
de documents de communication pour les populations locales et la mise en
place de tableaux de bord pour décideurs.
- la satisfaction des besoins des utilisateurs du secteur public, privé
et NGO, en matière d'information environnementale, en permettant
le création de bases de données et systèmes d'information
orientés vers la prise de décision pour la planification des
terres en milieu rural et périurbain, pour la gestion des écosystèmes
côtiers, pour le suivi et la gestion et l'exploitation durable des
écosystèmes forestiers, et enfin pour la préservation
de la biodiversité.
- un renforcement des capacités humaines et techniques nationales
en matière de production, gestion et utilisation de l'information
sur l'environnement, en fournissant l'assistance technique et la mise à
jour des équipements nécessaires et en favorisant la mise
en place de pôles d'excellence au niveau sous régional.
Le PRGIE a été lancé et développé par
la Département Afrique de la Banque mondiale et est actuellement
en phase de fin de préparation. Il correspond à un nouveau
type de projet du point de vue de sa conception et de son mode de fonctionnement.
Prévu pour une durée de cinq ans à partir de début
1998, le PRGIE totalise actuellement un budget de US$ 15M. Il est financé
par un fonds multibailleur coordonné par la Banque mondiale et comprenant
le Fonds Mondial pour l'Environnement, l'Union Européenne, la coopération
bilatérale franÿaise, canadienne, belge, allemande. La FAO (SDRN)
joue le rôle d'agence technique principale pour la définition
technique des produits du projet et a été potentiellement
identifiée pour coordonner le suivi technique du projet.
D'un point de vue institutionnel, le PRGIE propose la mise en place d'un
réseau aux niveaux national (RNIE) et sous régional (RRIE),
comprenant les différents acteurs publics, privés, et non-gouvernementaux
déjà existants et impliqués dans la protection et l'exploitation
de la forêt, la planification du territoire, et dans la conservation
de la biodiversité au niveau sous régional, national et local.
Ce réseau composé aujourd'hui de 50 organisations est constitué
dans un cadre juridique agrée au plus haut niveau des Etats de la
sous région et est appuyée par une politique d'Echange des
Données.
D'un point de vue organisationnel, chaque pays dispose d'une cellule de
coordination nationale l'UNGC et d'un mécanisme de gestion et suivi
et niveau sous régional au sein d'une unité technique légère
l'URGC et d'un comité ou siègent des représentants
des pays et des bailleurs, le CRIE.
D'un point de vue technique, le projet mettra en place des outils, services
et produits répondant aux quatre objectifs spécifiques du
projet en impliquant les utilisateurs selon une approche participative.
Les techniques mises en oeuvre seront modernes, durables, adaptées
aux capacités, répondront à des standards agrées
et devront permettre la meilleure efficacité en terme décisionnel.
Elle font notamment appel aux techniques de géoinformation.
Au niveau de l'opération du projet, il est prévu un mécanisme
souple permettant l'introduction de requêtes au fur et à mesure
des besoins ainsi qu'un suivi et un contrôle rigoureux de la qualité
des informations proposées et des aspects budgétaires. Une
place importante est aussi accordée aux possibilités de collaboration
régionale sur des thématiques communes afin de pouvoir ensuite
établir des politiques concertées de gestion des ressources.