Communication pour le développement Connaissance

Affiché le juin 1998

Nouveau projet

Telecentre Communautaire Polyvalent de Tomboctou, Mali


1. Introduction

La proposition concernant le projet pilote de télécentre communautaire polyvalent (TCP) à Tombouctou (Mali), fait partie d'un programme de projets mis en uvre conjointement par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), (fonds en dépot de l'agence danoise DANIDA), l'Union internationale des télécommunications (UIT), et le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI, Canada) dans le cadre de l'initiative des Nations Unies pour l'Afrique, suite au Plan d'action de Buenos Aires (BAPA) [Programme N° 9 - Développement rural intégré].

D'autres institutions ou organisations internationales de développement ont été invitées à participer au programme et deux d'entre elles - la FAO et l'OMS- ont fait savoir qu'elles souhaiteraient contribuer au projet pour le Mali.

Les sponsors internationaux travaillent conjointement avec des partenaires africains pour développer et évaluer l'impact de modèles de télécentres communautaires polyvalents sur le développement rural dans cinq pays d'Afrique - Bénin, Mali, Mozambique, Uganda et Tanzanie. Les projets pilotes ont pour but de stimuler le développement rural en facilitant la communication, ainsi que l'accès à l'information et aux moyens d'enseignement. Les cinq pays ont été choisis parmi les pays d'Afrique les moins développés, d'après les efforts qu'ils déploient pour moderniser, libéraliser et démocratiser leur infrastructure des télécommunications, ainsi que sur les efforts consacrés à la restructuration des services publics des politiques et des pratiques dans le souci de rendre la connaissance et l'information plus accessibles et mieux adaptées aux besoins des diverses couches de population de la société.

L'UIT et l'UNESCO ont effectué des missions préliminaires au Mali en novembre 1996 et mars 1997 pour cerner l'intérêt et l'engagement des institutions nationales susceptibles de participer à un tel projet pilote. Lors de la seconde mission, les pouvoirs publics ont approuvé le principe de la participation du Mali et demandé à l'exploitant national - la Société de Télécommunications du Mali (SOTELMA), d'établir avec les partenaires internationaux un projet complet.

Le présent document est le résultat d'une troisième mission au Mali (juillet 1997), au cours de laquelle un consultant de l'UNESCO a entrepris avec la SOTELMA et les ministères concernés, les ONG, les autorités régionales, les institutions internationales et les organisations d'aide établies au Mali, de définir les besoins d'une communauté spécifique et les services devant être développés et testés dans le cadre du TCP.

Le Gouvernement du Mali a retenu Tombouctou comme site du premier TCP à mettre en place. Ultérieurement, les autorités maliennes prévoient d'installer des TCP similaires à Djenné, Nará, Nioro et Zégoua, ainsi qu'un centre d'affaires à Bamako. Le projet pilote consistera à mettre en place le TCP de Tombouctou ainsi qu'un centre d'appui technique minimal à Bamako (dans les locaux de la SOTELMA).

2. Justification du projet

2.1 Démarche générale

Le monde évolue rapidement sous nos yeux et se rapproche d'un modèle de société plus ouverte et plus universelle. Cette évolution s'accompagne de nouveaux débouchés mais aussi de nouveaux problèmes, liés aux tendances observables au niveau de la main-d'oeuvre et aux nouveaux concepts relatifs à la participation politique et aux droits de l'homme, au multiculturalisme des sociétés, à l'harmonie de l'environnement. Les nouvelles pressions de l'époque contemporaine obligent les hommes, les communautés et les institutions, aussi bien en milieu rural que dans les agglomérations urbaines, à apprendre en permanence, à faire usage des nouvelles informations, à tirer parti des connaissances établies et des systèmes de valeurs en place, afin de comprendre les enjeux du développement, de s'y adapter et d'y contribuer de façon constructive.

La nouvelle signification du terme "formation continue", indiquant un apprentissage tout au long de la vie revêt une importance particulière dans le monde rural, qui n'a pas autant bénéficié que les groupements urbains du progrès universel ou national. Au Mali comme dans la plupart des pays en développement, le développement des télécommunications est nettement moins avancé dans le monde rural que dans les zones urbaines ou fortement peuplées. Les raisons de cette situation sont essentiellement financières. Les services sont en effet beaucoup plus onéreux à assurer en zone rurale. Ainsi, le coût unitaire de raccordement des abonnés est de 5 à 10 fois plus élevé qu'en zone urbaine.

Outre les énormes problèmes qui découlent de l'insuffisance de l'infrastructure aussi bien que des ressources humaines et financières, les zones rurales n'ont pas accès aux informations et aux ressources éducatives nécessaires à l'expansion des connaissances et à la participation au processus de prise de décisions, pas plus qu'elles n'ont accès au mécanisme qui permet de communiquer avec les principaux acteurs du processus de développement, et cette situation menace de creuser encore le fossé entre les communautés rurales défavorisées et les centres urbains. Par ailleurs, les connaissances et les qualifications qui sont bel et bien disponibles dans les communautés rurales sont souvent négligées, ce qui perturbe les modes de vie traditionnels en l'absence de véritables opportunités de changement. Il est en outre difficile de recruter du personnel qualifié dans les secteurs de l'enseignement ou des soins de santé et pour d'autres services sociaux en milieu rural, de sorte que ces services continuent d'être tout à fait insuffisants, ce qui complique la vie à la campagne et entraîne un exode rural parmi les jeunes et les étudiants.

L'apport des technologies de l'information et de la communication susceptibles de faciliter la communication et de rendre disponibles les informations et les connaissances requises pour stimuler les processus d'acquisition des connaissances contribuerait pour beaucoup à la transformation des sociétés rurales et au développement du pays dans son ensemble. L'état actuel de la technologie offre aux communautés rurales d'Afrique l'occasion de remédier à certains types de déséquilibre et d'emprunter en quelque sorte un raccourci pour accéder à l'ère de l'information, pour participer, en qualité de partenaires égaux, à la société mondiale de l'information.

Les pouvoirs publics, en particulier la Présidence de la République, les Ministères de l'éducation de base, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la culture et du tourisme, de la communication, de la santé et des personnes âgées, de l'environnement et du développement rural, des industries et de l'artisanat, très préoccupés par cette situation, reconnaissent le rôle potentiel des télécentres communautaires polyvalents dans la promotion du développement rural. Dans ce contexte, il importe de noter que la SOTELMA, chargée par les autorités maliennes de mettre en place au Mali une cellule des nouvelles technologies de l'information (NTI) a déjà soumis au Gouvernement une proposition portant sur deux organes et définissant leur mandat :

Le télécentre communautaire polyvalent proposé est un pas important dans le processus de la transformation des communautés rurales, qui pourront s'engager dans les processus d'acquisition des connaissances susceptibles de déboucher sur des transformations sociales et individuelles par la mise en valeur :

Le TCP intégrera les services d'information, de communication et de bibliothèque, ainsi que la formation et le soutien aux usagers. Plus spécifiquement, le TCP fournira les services suivants :

  1. services publics de télécommunication (téléphones publics, fax, E-mail et Internet);
  2. support technique pour évaluer les besoins en matière de formation et assurer la correspondance entre les décisions, officielles ou non, et les besoins en information;
  3. accès aux infrastructures, aux connaissances spécialisées et aux informations associées à la formation, ainsi qu'à toutes les informations requises - domaine public, ONG, banques de données commerciales, etc.;
  4. équipements et savoir-faire en matière de production de l'information, bases de données et publications reflétant les connaissances et compétences locales;
  5. formation à l'utilisation des techniques modernes de l'information et des télécommunications notamment pour améliorer les activités commerciales;
  6. éducation et formation répondant aux besoins des communautés (téléenseignement, formation assistée par la technologie);
  7. télémédecine;
  8. location de bureaux et d'installations TIC (technologie de l'information et de la communication), services de photocopie, dactylographie et reprographie, traitement par ordinateur, etc., et autres services payants pour les entreprises locales et internationales;
  9. services de voyages, installations de conférence, traduction et support commercial;
  10. serveur de pages Web.

L'une des composantes essentielles du TCP sera le personnel qualifié pouvant assumer des fonctions d'"agent d'information" et les formateurs. En combinant les services publics (financés par les usagers, les pouvoirs publics et les collectivités locales) avec les services payants pour les ONG, les entreprises privées et les entrepreneurs, le TCP devrait être rentable à la fin du projet pilote. Dans le cadre de l'Opération lecture publique, le réseau de bibliothèques publiques, en collaboration avec les principaux centres nationaux d'information et les associations d'utilisateurs, mettra son expérience et ses installations au service du projet pour favoriser les échanges d'informations nécessaires au développement.

Le projet bénéficiera non seulement aux habitants de la région de Tombouctou et à ses partenaires institutionnels, mais aussi à toutes les communautés locales, étant donné qu'il vise à développer un modèle stable et reproductible pour d'autres communautés, particulièrement pour les communautés rurales. La SOTELMA et ses partenaires nationaux ont déjà soumis une proposition relative à la construction de TCP dans quatre autres communautés, sur la base de l'expérience accumulée à la faveur du projet pilote [1].

Agriculture, pêche et développement rural

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) soutient le développement rural du Mali depuis plusieurs années, participant notamment à la relance de la Radio rurale, programme qui sera prochainement étendu au nord du pays, y compris la région de Tombouctou. Les pouvoirs publics, avec l'appui du PNUD et de la FAO, ont récemment organisé à Bamako un atelier sur le thème "définition d'une politique de communication pour le développement" [2]. Le projet TCP pilote pourrait donc étayer les efforts que déploient la FAO, le PNUD et les ONG concernées pour développer l'agriculture, la pêche et la vie rurale en général en mettant en place des moyens propres à :

Plus précisément, les télécentres pourraient permettre, dans ces secteurs, d'envisager :

Un groupe de spécialistes de la FAO devrait, sur le terrain, procéder à une évaluation portant sur les participants au projet pilote, la situation de l'agriculture, de la pêche et du développement rural, les capacités et les contraintes au niveau des techniques et de l'infrastructure, l'information, les communications, les besoins en formation, la structure institutionnelle et d'autres aspects critiques du projet pilote.

2.2 Stratégie du projet

Le concept de Télécentre communautaire polyvalent (TCP) est relativement récent, de sorte que l'on ne dispose en la matière que d'une expérience limitée. Pour faciliter sa concrétisation et articuler autour d'un TCP un véritable réseau de communautés ouvertes à la connaissance, il y a lieu de tenir compte des éléments suivants :

  1. Le centre communautaire polyvalent proposé repose sur le rôle important que jouent l'information et les communications dans les processus d'acquisition de connaissances orientées vers le développement. Mais il ne faut pas oublier que bon nombre de communautés sont des groupes fermés n'utilisant aucune information "extérieure" dans leurs décisions ou leur vie quotidienne. La valeur des informations disponibles dans les bibliothèques, sur le Web, etc., peut sembler ne pas correspondre aux besoins spécifiques des communautés rurales, surtout lorsque les méthodes de diffusion de ces informations ne tiennent pas compte des connaissances, des modalités d'apprentissage et des niveaux d'alphabétisation locaux. La communauté de Tombouctou aura donc quelque difficulté à bénéficier pleinement de toutes les possibilités offertes par le TCP sans une bonne compréhension des mécanismes d'acquisition des connaissances et de prise de décision, des types d'information et de formation indispensables au développement de la communauté et des modalités selon lesquelles un TCP peut enrichir et faciliter de tels processus.

  2. Il n'existe pas de télécentre autonome, pas plus qu'il n'existe de communauté indépendante d'un sous-système plus important. Le cycle de l'innovation et du changement doit être conçu dans le contexte plus large d'un processus de développement à l'échelle de la nation dans lequel les différents groupes des différentes communautés collaborent avec les institutions partenaires au niveau de la région et de la nation.

Compte tenu de ce qui précède, le projet reposera sur la stratégie suivante :

  1. Il s'agira tout d'abord de créer, au niveau local, un premier noyau d'utilisateurs comprenant des représentants des organisations locales et autres groupes intéressés (jeunes, femmes), à l'esprit novateur, qui seront formés à l'utilisation du TCP et participeront à des petits projets permettant de bien appréhender l'efficacité de l'information et de la communication au niveau de l'élargissement des connaissances de base.

  2. Parallèlement, six groupes d'application seront chargés, à l'échelle nationale, de cerner les méthodes actuellement utilisées pour l'acquisition des connaissances et les besoins en la matière sur le triple plan de l'individu, de la communauté et de la nation. Les besoins ayant été identifiés, diverses applications spécifiques seront élaborées et testées dans différents domaines de compétence. Ces applications auront une incidence sur les méthodes utilisées aussi bien sur le plan local que sur le plan national et impliqueront sur ces deux plans un accroissement des capacités existantes. Les équipes en question seront composées de représentants des partenaires locaux, nationaux et internationaux.

3. Objectifs du projet et résultats attendus

L'objectif principal du projet TCP est d'engager la communauté rurale de Tombouctou et les participants nationaux dans le processus de développement d'un modèle abordable et viable de TCP donnant accès aux outils TIC pour améliorer le développement rural. Ce modèle sera ensuite reproduit dans l'ensemble du pays. Dans ce contexte, les objectifs spécifiques du projet pilote sont :

  1. définir les moyens permettant de mettre en place un télécentre communautaire viable dans le contexte africain, et plus spécifiquement malien, ainsi que de développer et tester :

Les objectifs du projet seront atteints par l'intermédiaire des résultats concrets suivants :

  1. établissement d'un télécentre polyvalent communautaire (TCP) :

4. Partenaires

Internationaux

UNESCO, IDRC et UIT, ont depuis le début participé aux entretiens sur le projet pilote et ont été associé aux préparations du projet, avec les partenaires nationaux. D'autres agences des Nations Unies - PNUD, FAO et OMS - ont exprimé leur intérêt à participer et se joindront vraisemblablement au projet. Des agences de développement bilatérales, qui ont participé aux entretiens préliminaires sont : DANIDA (qui a confirmé son appui par l'intermédiaire de l'UNESCO), USAID, CFD et ACDI. D'autres partenaires étrangers sont : Morocco Trade and Development Services (MTDS) et les fabricants d'équipements de télécommunication.

Nationaux

Le coordinateur national SOTELMA, l'organisation des télécommunications du Mali. Un nombre important d'organisations gouvernementales et privées au Mali ont montré leur intérêt dans le projet et ont participé activement aux réunions préliminaires tenues à Bamako et Tombouctou.

5. Développement de capacités et méthodes de travail

Il y a actuellement de nombreux partenaires nationaux et internationaux qui soutiennent la formation dans différents secteurs d'activités. La formation donnée répondra à la demande. Les développeurs de services et la formation des usagers seront partie intégrante des activités de tous les groupes d'applications.

L'élément formation du projet pilote comprendra naturellement aussi la formation du personnel du TCP. Il est essentiel que ce personnel soit bien préparé pour effectuer leurs nombreuses tâches efficacement. Au début du projet, les participants "clés" participeront à une mission ayant pour but de visiter les TCP en exploitation. La formation du personnel du TCP de Tombouctou ainsi que la formation et le développement des capacités des groupes d'usagers, des membres du Comité de direction et du Comité de gestion seront fournies au Mali.

Il est suggéré que SOTELMA installe des communications vidéo-son afin de permettre aux participants de Tombouctou de participer en direct aux réunions tenues à Bamako pendant le développement du projet. En effet, le Centre de support de SOTELMA a les locaux et les équipements nécessaires pour organiser de telles réunions et à Tombouctou un local du Centre de télécommunications de SOTELMA sera utilisé.

L'intention est d'utiliser les techniques vidéo-parole d'Internet. C'est à la fois une solution rentable et une bonne expérience pour utilisation des technologies informatiques modernes pendant la phase de mise en uvre du projet pilote.

Les participants des quatre autres communautés choisies par le Gouvernement du Mali pour bénéficier ultérieurement d'un TCP peuvent être invités à participer aux réunions d'information organisées pour le projet pilote de Tombouctou, les préparant ainsi au futur développement de leur propre communauté.

6. Activités

Le projet pilote s'étendra sur une période de trois ans, avec plusieurs phases bien distinctes comprenant différentes activités.

Les activités spécifiques aux différentes phases du projet sont les suivantes :

7.1 Phase I du projet

a) Création d'une structure directoriale

Cela demande la création d'un comité de gestion et d'un comité de direction et de groupes de principaux usagers :

b) Etape finale de la configuration de l'infrastructure

Une description des caractéristiques essentielles des télécommunications, de IT et d'autres matériels destinés au le TCP est nécessaire :

c) L'acquisition et mise en place d'une infrastructure de télécommunication Comprend :

d) Acquisition et installation de l'équipement de base, logiciel autres ressources pour le TCP

Comprend l'acquisition d'équipements, de logiciel et du matériel didactique pour le TCP :

e) Finition du programme de financement et de gestion

f) Développement des capacités du groupe principal d'usagers et gestion du projet

Le développement des capacités et la formation devront être effectués pour le groupe de mise en place, les équipes d'applications, ainsi que les structures de gestion du projet.

g) Développement d'un programme de stratégie pour la phase II

Dès que le programme technique sera opérationnel et le groupe d'usagers formé, le projet TCP devra planifier l'utilisation du centre par la communauté entière Définir les besoins en information et enseignement, fondés sur les approches utilisées par l'UNICEF, la FAO, OMS et les organisations d'aide et sur l'identification :

Etablir avec le Comité de direction et le Comité de gestion, en collaboration avec les partenaires internationaux, un programme d'exploitation, des services et de la mise en uvre de la Phase II. Cela comprendra des propositions relatives à :

Un programme d'évaluation du projet pilote TCP sera commencé sous la direction du Groupe d'appui à l'évaluation.

7.2 Phase II du projet

i) Mise en uvre d'un plan d'opérations fondé sur les spécifications au a) et h) ci-dessus :

7.3 Phase III du projet

j) Constituer un partenariat national et international

Cela requiert une large diffusion d'informations sur les activités de TCP parmi des groupes nationaux et régionaux, ainsi que de se faire connaître de la communauté internationale pour qu'elle appuie l'initiative de former des nouveaux participants, locaux et nationaux et des partenaires des services de TCP. Référence est faite aux quatre TCP de Djenné, Nara, Nioro et Zégoua, mentionnés plus haut.

k) Evaluation du projet

8. Evaluation et surveillance

Dans un projet pilote, les mécanismes de surveillance et d'évaluation de l'impact et de la communication des résultats sont d'une importance capitale. En plus des procédures normales de surveillance et d'évaluation, une étude [4] sera préparée sur l'impact que des TCP peuvent produire sur le développement social, économique et culturel de la communauté de Tombouctou.

Au cours de la deuxième année, une évaluation à moyen terme sera conduite pour établir les progrès réalisés jusqu'alors, et pour ajuster et peaufiner le plan de mise en place. Le projet comprendra également une évaluation faite par des sources extérieures.

Il faut noter que l'étude sur l'impact se concentrera sur l'impact produit sur le communauté, alors que l'évaluation estimera les processus des diverses étapes de la mise en uvre du projet.


Notes

1. Ces communautés (Djenné, Nioro, Nara et Zégoua) ne sont pas comprises dans la présente proposition de projet.

2. Rapport : Mali, Politique nationale de communication pour le développement, Rome, FAO, 1994, N° T3870F

3. Les fabricants locaux et internationaux de matériel de télécommunication seront invités à faire des propositions de solutions, avec les spécifications techniques, les prix et les conditions de financement (qui peuvent inclure un partage des revenus ou une entreprise en participation) sur la base d'une demande d'offres préparée par le Coordinateur du projet, assisté par SOTELMA et en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux. La demande d'offres définira les besoins des usagers et informera sur l'infrastructure existante, accords d'interconnexion, etc. Une méthode similaire sera utilisée pour obtenir des offres de fournisseurs locaux pour les TCP ainsi que pour le logiciel.

4. L'étude se fondera sur un plan établi conjointement pour l'évaluation des cinq projets pilotes en cours d'exécution simultanément dans cinq pays d'Afrique.



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