1. Bases de données de la FAO et ressources naturelles


De toutes les institutions du système des Nations Unies, l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) est celle qui s'occupe le plus regulièrement de planification et de gestion des ressources naturelles. La prise en compte de facteurs pédologiques, hydriques, climatiques, biologiques et démographiques - et leur action réciproque - sont  au coeur du mandat de la FAO:  aider les pays en voie de développement à accroître leur production vivrière et assurer une sécurité alimentaire. La FAO fournit  à la fois, des sources d'information mondiale, régionale et sub-régionale pour la planification et la gestion du territoire, et une assistance technique sur le territoire de ces pays membres.

Pour atteindre ce but,  la FAO assure la collecte, l'analyse et la diffusion d'une grande quantité de données dans des domaines excessivement variés: sols,  précipitations, végétation, utilisation des sols, emplacements des villes, des réseaux routiers, des systèmes hydriques; paramètres de la population, du revenu, santé et nutrition, pour n'en citer que quelques uns.

En résumé, l'information contenue dans une base de données géographique se divise en deux entités:

Le planificateur est confronté à la difficulté de comparer et de regrouper des renseignements  de cartes différentes afin d'évaluer un site géographique ou d'établir son état par rapport à un autre site (par exemple, le site le plus approprié pour implanter une certaine culture maraîchère).

La figure ci-dessous illustre, sur l'exemple du golf du Bengale, le couplage entre information spatiale et information attributaire que l'on retrouve dans toutes les bases de données géoréférencées. Dans cet exemple l'information attributaire est constituée de deux champs thématiques: durée de période de croissance (LGP) exprimée en jours, et principale zone climatique. Chaque valeur attribuée au champ LGP se traduit sur la carte, par un aplat de couleur variable. A chaque entité graphique (un polygone) de la carte, correspond un enregistrement (ligne) dans la table attributaire. L'originalité d'un SIG par rapport à d'autres systèmes de cartographie électronique est liée à cette jointure permanente entre information spatiale et attributaire, qui sont analysées et modifiées conjointement.

L'informatique a permis depuis longtemps la manipulation et l'analyse de données statistiques. En revanche, cette technologie qui permet de convertir des données cartographiques sous forme numérique est beaucoup plus récente. Le décideur peut ainsi produire rapidement des cartes synthétiques qui répondent à des questions telles que :

Dans le contexte actuel, de pression croissante sur les ressources naturelles (terre, eau, biodiversité), il devient chaque jour plus essentiel d'évaluer avec le plus de fiabilité possible, l'état des ressources ainsi que leur devenir. Le SIG est un outil puissant à la disposition des décideurs qui facilite la réponse à ces enjeux.


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