La Banque Africaine de Développement (BAD) soutient deux radios rurales, une communautaire et l'autre locale en RDC avec l'appui de la FAO
Ce sont 200.000 dollars des Etats-Unis que la banque africaine de développement donne à la RDC pour renforcer les capacités techniques de Radio Ntemo dans le bas-Congo et de Radio Idiofa dans le Bandundu.
Ces deux radios rurales ont été mises en place par le Gouvernement du Congo avec respectivement l'appui de la FAO en 2003 et de l'OIF en 2004.
Un projet de réhabilitation du secteur agricole et rural, dénommé "PARSAR" dans les provinces du Bas-Congo et du Bandundu a été lancé en juin 2003; ce projet a initié les mesures nécessaires pour le renforcement des capacités de ces deux radios rurales; celles-ci connaissent des difficultés de couverture étant donné que radio Ntemo couvre partiellement les différents territoires de la province du Bas-Congo dans le District de Cataractes, à cause du relief montagneux qui constitue un obstacle pour le rayonnement des ondes électromagnétiques; on note aussi l'insuffisance des équipements et matériels de reportage et dont certains sont défectueux. Enfin, il a été constaté l'insuffisance de la formation continue (recyclage) du personnel technique et d'animation des émissions.
C'est ainsi que ce projet a comme objectif d'accroître la capacité fonctionnelle des deux radios afin de leur permettre de diffuser une information pertinente (répondant aux préoccupations des agriculteurs et aux objectifs nationaux en matière de sécurité alimentaire, de santé, de droits de l'homme et de conservation des ressources naturelles), variée et de qualité, dans les conditions optimum d'écoute et de toucher le maximum de paysans.
Cependant, pour atteindre ces objectifs, le projet se propose d'étendre la portée de ces deux radios; de produire des programmes de sensibilisation, d'en améliorer la qualité et la diversité et d'utiliser des outils de communication efficaces et performants pour le développement.
Quant aux objectifs immédiats du projet, ils ont au nombre de quatre (4):
-accroître la portée et les capacités de fonctionnement de la 'Radio Ntemo' et celle d'Idiofa;
- renforcer la grille des programmes;
-former les techniciens, les producteurs et les animateurs de la radio;
-former les membres du comité de gestion et des représentants de bénéficiaires (la société des auditeurs);
Pour ce faire, plusieurs sessions de formation sont prévues: celles-ci comprennent une formation à l'utilisation et à la maintenance des équipements audionumériques, une sur les techniques de production des émissions radiophoniques, une sur gestion et le management de la radio locale, une formation en production des outils de la MARP (Méthode Active de Recherche Participative), une session sur la méthodologie participative et interactive de production des émissions; une sur la collecte et le traitement de l'information pour les correspondants de ces deux radios et finalement une session sur le suivi évaluation de l'impact des émissions radiophoniques.
L'impact recherché est que le maximum des habitants dans ces villes puisse accéder à ces informations variées et pertinentes. Par ailleurs, le projet vise à assurer le partenariat entre les radios communautaires et les réseaux des femmes rurales dont l'implication dans ce projet est nécessaire compte tenu du rôle crucial qu'elles jouent dans le secteur rural; elles sont les garantes de la sécurité alimentaire même si elles sont souvent sans pouvoir de décision et sans information. En plus, ces réseaux de femmes rurales semblent un excellent moyen de s'assurer que les messages parviennent au niveau de chaque ménage.
Finalement, ce projet aura comme acteurs à la base, le personnel des deux radios de Mbanza Ngungu et d'Idiofa, les représentants des différentes parties prenantes y compris les Associations et ONG, les représentants des services techniques des ministères qui prennent part à ce projet, ainsi que les paysans qui seront informés sur de nombreux sujets comme la santé, l'environnement, l'éducation etc., et en définitive toute la population du District des Cataractes et du territoire d'Idiofa.
Il convient toutefois de rappeler en conclusion, que la République Démocratique du Congo, aussi connue sous l'abréviation RDC, est un vaste pays d'Afrique centrale avec une population estimée à près de 60 millions d'habitants en 2005, dont 70 pour cent vivent en milieu rural.
En conséquence, l'agriculture occupe une place cruciale dans ce pays et elle est le principal secteur économique du pays en terme de PIB et d'emplois.
Malgré cette richesse naturelle, la RDC a subit une crise politique et socio économique depuis trois décennies, ayant pour conséquence la suspension de la Coopération multilatérale qui a fragilisé le secteur d'agricole, en causant ainsi l'insuffisance et la déréglementation de ses services de soutien au secteur tels que la vulgarisation et l'animation rurales. Lorsque la guerre a pris fin, la plupart des bailleurs de fonds, y compris la Banque Mondiale, se sont prêtés à soutenir le Programme Multisectoriel d'Urgence de Réhabilitation et de Reconstruction, dénommé 'PMURR', qui a pour but de relancer l'économie congolaise.