Communication et gestion des ressources naturelles: L'Afrique sahélienne mise sur la communication
L'atelier sous-régional sur la communication dans la gestion des ressources naturelles et le développement local en Afrique de l'Ouest sahélienne s'est achevé le 8 juin 2006 à Ouagadougou par l'élaboration d'un plan d'action.
C'est le Plan d'action-cadre pour l'utilisation de la communication dans la gestion des ressources naturelles et du développement local (PACUC-GRN/DL). Une soixantaine de personnes venant de cinq pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal ont pris part à cet atelier sous-régional. Les participants sont de la société civile, des institutions étatiques, des projets et programmes, des professionnels de la communication, des étudiants en journalisme et communication de l'Université de Ouagadougou et des médias burkinabè.
Le plan d'action issu des trois jours de travaux se décline en cinq axes. Il s'agit notamment de l'élaboration et la mise en oeuvre d'une Politique nationale de communication pour le développement (PNCD) par l'ensemble des pays participants ; l'intégration de la Communication pour le développement (CPD) dans toutes les actions en matière de Gestion des ressources naturelles (GRN) et développement local. Ensuite, l'atelier a préconisé l'établissement de partenariat stratégique entre institutions nationales, sous régionales et internationales intervenant dans la GRN et le développement local; ceci dans le renforcement des capacités des acteurs en communication pour le développement.
Enfin, ils ont convenu de la valorisation et de l'utilisation des connaissances et des savoir-faire locaux. Pour sa part, le gouvernement burkinabè, par la voix du secrétaire général du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie, Ouiraogo Bertrand Zida, a expliqué qu'au regard du caractère transversal de la communication pour le développement dans l'ensemble des secteurs d'activités humaines, "la priorisation en amont et en aval de tout processus augure d'une gestion responsable, participative et durable du patrimoine environnemental de nos pays respectifs".
Le Sénégal et le Bénin sans PNCD
A l'issue des travaux, les participants à l'atelier ont édicté des recommandations à l'endroit des pouvoirs publics, des projets, programmes, ONG, des bailleurs de fonds et partenaires au développement.
A l'endroit par exemple des institutions publiques, il est demandé "une forte implication des organisations paysannes dans l'élaboration et la mise en ?uvre des politiques nationales de communication pour le développement ou la création de cellules de communication pour le développement dans les ministères et services techniques, et en les dotant de moyens". Il en va de même des bailleurs de fonds, partenaires au développement auxquels est demandé la prise en compte des spécialistes des communications traditionnelles ou communautaires dans les financements. Le Sénégal et le Bénin ne disposent pas encore de PNCD; l'atelier a alors recommandé l'appui de la FAO pour l'élaboration de leur politique en matière de gestion des ressources naturelles et développement local.
La FAO, la GTZ et la Banque mondiale, principaux partenaires de l'atelier de Ouagadougou ont promis d'?uvrer dans le sens des doléances des cinq pays. Ainsi la GTZ (Coopération allemande) se dit "disponible pour une prise en compte de la communication dans ses politiques de développement. Quant à la FAO, et selon sa représentante au Burkina Faso, Marie Noël Koyara, elle dit faire sien "l'appel de Ouagadougou" pour que la gestion des ressources naturelles et le développement local rencontrent les succès escomptés.
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