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Deux Districts camerounais prêts à accueillir une radio rurale communautaire

Depuis plus de 10 ans, le Fonds des nations unies pour la population (FNUAP) et l´Organisation des nations unies pour l´alimentation et l´agriculture (FAO) collaborent pour assister le gouvernement camerounais dans son combat contre la pauvreté et pour l´amélioration de la qualité de vie des populations.

La FAO, au titre d´agence d´exécution du projet Information-Education-Communication communautaire en Santé de la reproduction (IEC/SR) au Cameroun, a estimé nécessaire l´implantation de deux radios rurales communautaires.

Une étude comparative a été menée dans le but d´identifier les sites bénéficiaires des deux radios rurales qui auront une fonction essentielle dans l´information des populations spécialement sur les thèmes de la santé de la reproduction et la sécurité alimentaire. Critères pour le choix des sites étaient non seulement le besoin en information des populations mais aussi la capacité des communautés à s´auto financer et à gérer ces structures. Le District de santé d´Eséka dans la province du Centre et le District de santé de Mokolo dans la province de l´Extrême-Nord, ont été retenus.

Les attentes et les contraintes des différentes composantes de la société par rapport à l´implantation d´une radio rurale communautaire ont été identifiées dans le District de santé de Mokolo. Les données relatives à ces attentes et à ces contraintes, ont ainsi été classées en fonction des groupes cibles suivants:

Les associations des femmes ont mis en évidence la nécessité d´informations utiles à l´épanouissement de la femme. Elles voudraient bénéficier des émissions qui transmettent des connaissances sur la vie familiale, sur la santé de la mère et de l´enfant, sur l´éducation des enfants et sur l´emploi pour les femmes. Elles craignent par contre que le comité de gestion de la radio soit mal organisé ou inexistant et que les personnes en charge de la gestion quotidienne de la radio soit trop timides dans leur engagement voire même pas motivées pour le travail. Un autre problème pourrait se présenter: les difficultés des communautés à contribuer financièrement au fonctionnement de la radio.

Les jeunes scolaires espèrent une ouverture du District de santé, voire du Département, vers l´extérieur. Ils s´attendent en plus à une sensibilisation de toutes les populations de la zone couverte par la radio, y compris les coins les plus reculés. A leur avis, la radio devrait diffuser toutes les informations utiles à la communauté comme par exemple les avis de décès et de naissance, de mariage et de perte. Ils proposent en outre la production des émissions animées par des jeunes. Aussi les différentes langues parlées dans la zone devraient s?exprimer sur les ondes. Les jeunes identifient des obstacles éventuels dans le manque de personnel qualifié, la gestion non transparente, la mauvaise organisation de la structure, le manque de moyens financiers, le vandalisme et le manque d?entretien des équipements.

La diffusion des messages sur l´Islam, la santé et le développement sont les thèmes qui intéressent principalement les confessions religieuses islamiques.


La principale inquiétude des autorités religieuses est, qu?à travers la radio il serait possible de diffuser des messages susceptibles de semer la zizanie dans les communautés. Comme le groupe des jeunes, il considère problématique l´entretien des équipements.

Les autorités administratives pensent que l´installation d´une radio dans le District pourrait faciliter la mobilisation des communautés pour des éventuelles rencontres car elle améliorerait la communication entre les intervenants. Aussi croient-elles que la radio assurerait l´information prompte des autorités traditionnelles et des communautés sur des instructions gouvernementales et d´autres communiqués émanant de l´autorité administrative.

Les leaders politiques du District s´attendent que la radio diffuse des messages à caractère politique.

La seule entrave discernée par les politiciens du District est que quelques partis soient favorisés dans la grille de programme par rapport à d´autres.

Les personnalités et les groupes interrogés dans le District de santé d´Eséka dans la province du Centre ont exprimé leur besoin d´être informés en langue Bassa sur des problèmes qui caractérisent leur communauté. Ils désirent en outre avoir la possibilité d´échanger des informations avec d´autres communautés à travers la radio. Les personnes rencontrées ont proposé des thèmes d´information relatifs aux différents domaines.

Dans le domaine de la santé, ont été mentionnés les thèmes suivants: la vaccination, la lutte contre le SIDA, la santé maternelle et infantile, l´hygiène corporelle et environnementale, les grossesses précoces, l´éducation à la vie sexuelle, la planification familiale, l´accès à l´eau potable et la lutte contre les comportements à risque.

Par rapport au domaine de la sécurité alimentaire, les populations locales ont souligné la carence d´informations concernant la transformation du manioc et de l´huile de palme, la production des cultures vivrières, l´alimentation saine et équilibrée, l´élevage des petits ruminants et de la volaille, l´information sur les prix courants et les acheteurs au marché des produits, les marchés des intrants, les techniques de production des différentes cultures, les données météorologiques prévisionnelles et le calendrier agricole.

Dans le secteur des activités économiques, les personnes ont considéré nécessaire l´information sur les thèmes de la transformation et la vente du bois, des sites touristiques, de la lutte contre la pauvreté, de la facilitation de paiement de l´impôt libératoire, des lois forestières, la foresterie communautaire et de la conservation de l´environnement.

Les thèmes d´intérêt particulier dans le domaine de l´éducation étaient la scolarisation de la jeune fille, l´éducation à la vie communautaire, les nouvelles technologies de l´information et leurs avantages, les droits individuels et la gestion des conflits sociaux, la promotion du bilinguisme, la formation professionnelle des jeunes, les débats ouverts sur les différents problèmes de la vie pratique des jeunes dans les établissements et leurs milieux de vie, la gestion et l´utilisation du temps des élèves et des adultes et la gestion des revenus familiaux.

Dans le secteur culturel, les personnes interrogées ont exprimé leur besoin d´émissions valorisant l´identité culturelle Bassa ainsi que la religion. Ils souhaiteraient que la grille des programmes de la radio comprenne des pièces de théâtre, des sketches, des poèmes et des chansons.

Quant au domaine des sports et des loisirs, les populations voudraient bénéficier des retransmissions musicales, des tournois sportifs et des jeux.


Le District de Mokolo présente un tissu associatif important. Chaque association a des buts bien précis étant spécialisée dans un ou plus domaines d´intervention.

Parmi les ONG on compte les cinq associations suivantes: La Cellule de formation et d´appui aux actions de développement (CEFAAD) offre des formations pour les animateurs de développement et des formations en informatique. Elle s´engage aussi pour la lutte contre le Sida.

La Cellule d´appui et de formation (CAFOR) vise par contre à l´alphabétisation des adultes. Le Service d´appui aux initiatives de développement (SAILD) aide les différents groupes à se former. Il se consacre également à la formation sur les Animateurs de Développement Communautaire (ADC).

La fonction d´encadrement des groupements est assumée par le Comité diocésain de développement (CDD) qui se concentre de même sur la construction des greniers communautaires.

Le Groupe d´organismes intervenants dans les biefs (GOIB) s´engage pour la construction des biefs et des puits. Les biefs sont des canaux que l´on crée en prélevant les eaux excédentaires des ruisseaux et des rivières afin de réintroduire l´eau dans le sol. Ainsi on préserve les ressources en eaux pour les temps de sécheresse et on limite les débordements en temps d´inondations.

En plus des organisations non gouvernementales (ONG), des structures étatiques ou para étatiques sont actives. Une importante structure dans la sphère étatique est le Programme national de recherche et de vulgarisation agricole (PNRVA). Ce programme est chargé - au delà de la vulgarisation agricole et de la recherche en milieu paysan - d´organiser les producteurs et de donner un appui en infrastructures et en équipements.

Deux des structures étatiques sont actives uniquement dans l´extrême nord du Cameroun: la Mission de Développement intégré des Monts Mandaras (MIDIMA) et le Projet de développement de la région des Monts Mandaras (PDRM). Tandis que le premier organisme coordine les activités dans ce territoire, le deuxième a pour but la construction des salles de classe, des puits et des biefs, des greniers et salles polyvalentes, ainsi que la formation des entrepreneurs. Aussi donne-t-il un appui en infrastructures.

Dans le District d´Eséka il existe une multitude d´associations et de groupements associatifs. En résumé on compte cinq groupes d´initiative commune (GIC), 2 organisations non gouvernementales (ONG) et 127 associations dont 21 pour le développement.

Au cours de la mission d´étude, l´équipe a travaillé avec des groupes et organisations qui se sont montrés intéressés au projet.

Parmi ces associations il y a l´ONG END-SIDA qui suit ses activités de la lutte contre le SIDA à Eséka ville. Deux groupes informels qui ont collaboré avec les agents de la mission se trouvent également à Eséka: l´Association des cheminots du Camp Régie et le Groupe des jeunes du collège Marie Albert.

De même le Rassemblement des femmes pour le développement et la culture (RAFEDEC) a signalé son intérêt pour le projet.

La mission a rencontré deux groupements au village de Likabo: l´Association des jeunes ruraux non scolaires (AJEL) et le groupe d´initiative commune de l´Association des jeunes de Likabo GIC ALEL. L´association qui regroupe les chefs traditionnels du Nyong et Kelle, AGTRANK, suit ses activités à Eséka.

L´équipe a aussi fait la connaissance du Comité diocésain des activités socio-caritatives (CODASC), une structure qui organise des initiatives dans les différents secteurs de développement, et du Comité de soutien et d´appui de base (COSAB).

Une des conditions préalables pour l´installation des deux radios rurales, consiste en l´assurance de la part des communautés de pouvoir auto-financier et gérer la radio, une fois mise en place. Des garanties fermes quant à cela ont été données au cours des différentes réunions tenues avec toutes les autorités et les responsables des respectifs districts.

Les principaux financiers du projet à Eséka seront d´une part la FAO et le FNUAP, et d´autre part les autorités administratives, les communes, les chefferies traditionnelles et les confessions religieuses.

La FAO/FNUAP, au titre de l´appui financier de mise en oeuvre du projet prendront en charge les coûts pour l´acquisition, l´installation des équipements et la formation des membres de l´équipe technique de la radio.

Le fonctionnement de la radio sera pris en charge par la commune d´Eséka. Aussi les chefs traditionnels, notamment ceux des villages de Bogso et de Mouanda et le diocèse d´Eséka (l´Eglise Prébystérienne du Cameroun à Eséka) ont pris l´engagement de contribuer au fonctionnement de cette radio.

L´Etat camerounais, dans le cadre de la contre partie au financement du projet, fournira une contribution qui pourra se traduire par l?octroi d´exonérations sur l´acquisition des équipements.

D´autres moyens de financement proviendront des avis, des communiqués, des annonces, des publicités ainsi que des contributions volontaires des organisations communautaires diverses, des coopératives, des ONGs, et d´autres parties prenantes de la radio; des dons et des legs, des services techniques intéressés et des taxes spéciales au niveau des marchés locaux périodiques.


Quant au District de Santé de Mokolo, ce seront également la FAO/FNUAP qui assureront l´équipement technique de la structure à son démarrage. Toutefois, ce seront les communes rurales de Mokolo, Roua et Koza qui prendront en charge les salaires du personnel de la radio et mettront des bâtiments à la disposition de la station.

Les sources secondaires de financement proviendront d´une part de l´Association de développement du Mayo Tsanaga (ADEMAT) et d´autre part des Comités de développement. Ceux-ci pourraient assumer des autres coûts inhérents au fonctionnement de la radio comme par exemple l´électricité, l´eau et l´entretien.

La nouvelle structure aura en outre à sa disposition les recettes générées à travers les avis, les communiqués et les annonces publicitaires provenant sans aucun doute des associations, des parties politiques, des commerçants, des hommes d´affaires, des confessions religieuses et des communautés.

 

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