TCHAD: Étude d'identification des besoins en information / communication des nomades du Tchad
Grâce à l'action conjointe de la FAO et du FAC que la radio rurale du Tchad a été relancée en 1986. A partir de 1988, l'UNICEF s'y est intéressée en raison de son audience auprès des populations rurales car la radio est l'instrument le plus économique et constitue la voie la plus efficace pour atteindre le but visé.
Les résultats de l'appui de l'UNICEF en décembre 1995 montrent que la contribution de la radio rurale à l'atteinte des objectifs du programme de coopération Tchad/UNICEF est très marginale. Il semble que les contacts interpersonnels sont qui favorisent le plus à la population nomade de Tchad et que la radio rurale joue un rôle négligeable.
Toutefois, la convention 4 du Protocole d'accord signé entre l'Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF) et FAO en 2002 porte sur un projet de communication pour les nomades du Niger et du Tchad. Ces parties souhaitent mettre en place un système de radiodiffusion permettant aux nomades d'avoir accès à des programmes liés à leur mode de vie et à leur développement culturel, social et économique, afin de promouvoir les besoins de ces populations nomades en matière d'information/communication.
C'est ainsi que ce projet s'est déroulé du 13 juillet au 20 août 2004, et basé sur la collecte et l'analyse des données à partir de la recherche documentaire et des investigations sur le terrain en fonction d'un échantillon représentatif composé des tribus/fractions issues des principaux groupes ethniques des éleveurs nomades. Cependant, le moyen de communication le plus accessible aux tchadiens demeure sans doute la radio, étant donné que Tchad est un pays qui est composé de plusieurs groupes ethniques (Arabes, Peulhhs, Krédas, Goranes), les nomades, qui sont essentiellement des éleveurs, représentent 5,7% de la population totale du Tchad. Celle-ci crée en 1955, la Radio Diffusion Nationale Tchadienne, dénommée la RNT exerçait dans ce secteur un monopole absolu car seule la radio pourrait fournir des informations fiables.
Nonobstant, les moyens de communication dont les éleveurs nomades disposent pour mener leurs activités reposent essentiellement sur les canaux traditionnels et informels de communication sont lents et ont une portée faible et limitée. Malgré leur contre performance, il demeurent encore les moyens de communication les plus utilisés en milieu nomade.
Quoique, les nomades ont besoin de plusieurs niveaux d'information en matière de la santé, climat, éducation etc. puisque au cours de l'enquête, on note que la majorité des éleveurs nomades des zones visitées s'accordent à dire que les canaux traditionnels et informels de communication ne leur donnent pas satisfaction.
Quant à la radio rurale, elle n'est pas beaucoup écoutée en milieu nomade. C'est-dire, les populations nomades désirent avoir des informations exactes et fiables, communiquer et transmettre des messages dans le cadre de leurs activités.
Lisez le rapport de la mission d'étude