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CAMEROUN: Étude sur les besoins en information/communication et formation des groupes concernés par les activités du projet «Création d'un centre communautaire multimédia au sein de la CEMAC»

L'étude sur les besoins en information/ communication et formation des groupes concernés par les activités du projet au Cameroun met en exergue et sans fioritures, les difficultés éprouvées par les principaux acteurs du développement dans la réalisation de leurs activités.

Subséquemment, le Centre Communautaire multimédia serait la bienvenue au Cameroun pour pallier le manque ou l'insuffisance d'informations utiles aux acteurs de développement, si les canaux de communication tels que la radio rurale, les brochures et dépliants, la documentation etc. pourraient facilement toucher les intéressés. Ces informations diffusées régulièrement à travers les canaux sollicités avec les autres informations non moins importantes qu'ils ont retenues, contribueront à atteindre un des objectifs de la «CEBEVHIRA» (Commission Economique du Bétail, de la Viande et des Ressources Halieutiques): l'amélioration de la production dans leurs domaines respectifs d'activités.

Cependant, le champ audio visuel s'est agrandi au Cameroun avec la Loi N° 90/053 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté d'association et son texte d'application du 03 avril 2000 libéralisant l'audio visuel au Cameroun.

Il faut néanmoins attendre l'an 2000 pour que le pluralisme radiophonique soit réel au Cameroun grâce à l'action des organisations internationales telles que ACCT (AIF) (Agence Intergouvernementale de la Francophonie), UNESCO, FAO et certains professionnels privés, bien que la première radio rurale locale au Cameroun émette depuis le 15 juillet 1997 à Lolodorf dans la province du Sud sous l'initiative de ACCT.

Grâce à l'accord cadre signé entre ces organisations et le gouvernement camerounais, on dénombre une quarantaine de radios rurales de type associatif et des radios privées qui viennent compléter celles de l'Etat : la CRTV (Cameroun Radio Télévision) et ses ramifications. La CRTV couvre plus de 80% du territoire national.

C'est dire que les ruraux reçoivent à travers ses différentes chaînes tous les programmes y afférents. Les localités ayant une RRL (Radio Rurale Locale) ont la chance de varier leur audition. Dans chaque capitale provinciale et même au niveau des chefs lieux des départements, on écoute soit la CRTV radio, soit des RRL ou même étrangères.

Cette étude s'agit d'une qualitative dont la méthodologie s'est fondée sur la MARP (Méthode Active de Recherche et de Planification Participatives.

Cette étude vise à:

- identifier les besoins en information/communication des agriculteurs, éleveurs transhumants et sédentaires, pêcheurs artisanaux, commerçants des produits de l'élevage et de la pêche;
- identifier les besoins en information/communication des agents d'encadrement (vulgarisateurs, enseignants, journalistes et communicants de la radio rurale);
- identifier les besoins en formation des deux groupes de cibles ci-dessus;
- faire la hiérarchisation des besoins en les groupant et en les classant par ordre d'importance décroissante;
- analyser ces besoins en fonction de leur pertinence par rapport aux objectifs du document de projet et par rapport aux enjeux, contraintes et défis du développement économique, social et culturel du Cameroun;
- faire une analyse comparée des besoins des deux groupes cibles.


De l'analyse du contenu issu des différents entretiens avec eux, il ressort en clair que cette situation est généralement due à l'information qui bien qu'elle soit disponible, n'est pas facilement accessible en dépit de la multiplicité de l'offre. En plus, d'après des interviews menées, on constate que tous les groupes aimeraient avoir des informations à partir d'une radio autre que la CRTV; c'est dire il veulent une radio locale qui diffusera surtout en langue nationale. Toutefois, ces canaux existent parfois (radio et TV) mais des contraintes de temps, de langues et de couverture géographique ne permettent pas leur accessibilité.

Cela les prive d'avantages inestimables susceptibles d'améliorer considérablement leur niveau de vie et celui de leurs familles.

En ce qui concerne les supports et canaux souhaités, les acteurs de développement ont surtout besoin des formations pratiques.

C'est pour cela que la majorité a sollicité les canaux et supports de communication ci-après:

- les ateliers/séminaires;
- les voyages d'études et d'échanges;
- les projets de communication et de développement;
- la radio cassette;
- la vidéo cassette.

Ces canaux permettent tous des échanges et des partages d'expériences entre les différentes cibles et le formateur ou l'animateur. Les femmes et les hommes agriculteurs, éleveurs et pêcheurs ont insisté sur les animateurs et agents de vulgarisation des projets CHACOM (Changement de Comportement et Mobilisation Communautaire) et PNVRA (Programme National de Vulgarisation et de Recherche Agricoles).

Dans un projet comme celui de CHACOM, l'utilisation de la vidéo mobile a permis en son temps la mobilisation d'un nombre très élevé des participants, venant des villages voisins, lors des séances d'animation.

Le Gouvernement du Cameroun s'est-il fixé comme objectif ultime dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté, l'amélioration durable et effective des conditions de vie des populations. Pour y parvenir, sept axes stratégiques ont été mis en place, au nombre desquels on pourra citer: le renforcement de la croissance par la diversification de l'économie; l'accélération de l'intégration régionale dans le cadre de la CEMAC qui vise particulièrement l'instauration de la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des travailleurs à l'intérieur de la sous région.

Elle met l'accent sur le plan des politiques sectorielles, sur le développement durable du secteur agricole dont les objectifs principaux sont: la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté en milieu rural.

En effet, le secteur rural reste dominant de l'économie de la Cameroun avec un peu plus de la moitié de la population totale qui s'occupe des activités agricoles, pastorales et halieutiques.

La pauvreté au Cameroun est d'abord un phénomène rural.

La relance économique et le progrès social, devraient s'appesantir sur la fluidité de l'information y relative à tous les niveaux du territoire afin que le «poumon» de l'économie camerounaise puisse en faire oeuvre utile. On pourrait ainsi penser à l'intensification des RRL, au perfectionnement des stations provinciales de la radio publique pour qu'elles balaient tout son champ d'action.

Bref, à la prise en compte des recommandations formulées à l'issue de cette étude.

 

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