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FAO au Sénégal

Bâtir une communauté de pratiques à travers l’approche des champs-écoles paysans, une collaboration entre la FAO et le Bureau du Québec à Dakar

(c) FAO/Olivier Asselin
02/11/2017

Le 1er novembre 2017, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Bureau du Québec à Dakar ont organisé un premier atelier sur la thématique du renforcement de la résilience face aux changements climatiques pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle avec l’approche Champs-écoles paysans (CEP). L’objectif est de poser les premiers jalons d’une communauté de pratiques entre la FAO et six organismes québécois de coopération internationale (OCI) (Solidarité – Union – Coopération (SUCO); Centre d'étude et de coopération internationale (CECI); Carrefour international; Société de Coopération pour le Développement International (SOCODEVI); Mer et monde; Union des producteurs agricoles – Développement international (UPA DI)) travaillant avec des partenaires sénégalais pour la mise en œuvre de projets de développement en lien avec la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Selon le premier conseiller au Bureau du Québec à Dakar, Siasia Morel,  cet atelier a permis «la mise en commun des expertises de la FAO, des organismes de coopération internationale québécois et de leurs partenaires sénégalais ainsi que l’identification de pistes d’actions permettant de renforcer mutuellement leurs projets et leurs programmations dans le domaine des champs-écoles paysans.»

L’approche des champs-écoles paysans, initiée et mise en pratique par la FAO au Sénégal depuis plusieurs années, est une réponse aux défis du changement climatique. Ils offrent un cadre exempt de risques permettant de discuter, de disséquer, de modifier et d’expérimenter de nouvelles idées de gestion agricole. Les agriculteurs décident ainsi, en toute autonomie, de ce qui fonctionne le mieux à travers leurs essais et leurs observations. Ce qui est essentiel dans un contexte de changement climatique qui provoque entre autres un dérèglement de la pluviométrie.

À cet égard, le Représentant par intérim de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a dit que «le changement climatique affecte la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables qui ont  l’agriculture comme moyen principal de subsistance. Il menace la sécurité alimentaire mondiale».  D’où tout l’intérêt de proposer des stratégies d’adaptation aux populations rurales face aux effets néfastes et tentaculaires des dérèglements du climat.

Ainsi, pour assurer la résilience des paysans, cette adaptation est basée sur trois piliers principaux : (i) favoriser l’accès à une information agro-climatique utile et utilisable par les producteurs ; (ii) promouvoir l’utilisation des savoirs traditionnels et des pratiques locales d’adaptation au changement climatique ; (iii) pallier le déficit de formation des producteurs sur les pratiques d’adaptation. L’approche CEP constitue de ce fait un important outil pour l’autonomisation des populations rurales pauvres.

La communauté de pratiques entre la FAO, le Bureau du Québec à Dakar et les OCI ainsi constituée sera un moyen pour répondre à la nécessité d’une coopération étroite sur les thématiques des stratégies d’adaptation au changement climatique.

Dans son allocution, Reda Lebtahi a insisté sur la nécessité de travailler ensemble: «tous les acteurs se doivent de mutualiser leurs efforts et leurs connaissances afin de permettre au monde rural de s’adapter aux chocs liés aux mutations environnementales.»

À travers cet espace d’échanges, les possibilités de créer des synergies seront plus nombreuses et pourront couvrir de multiples domaines. Ce qui à terme pourrait aboutir à des actions et des projets communs qui mèneront, selon Siasia Morel, à «des partenariats innovants et à des retombées concrètes, porteuses et structurantes sur le terrain.»