FAO.org

Home > Country_collector > FAO au Sénégal > Programmes et projets
FAO au Sénégal

Programmes au Sénégal

Issu d’un processus de formulation participative entre le Gouvernement du Sénégal et la FAO, le Cadre de Programmation par Pays (CPP) 2013 - 2017 définit les priorités de collaboration entre la FAO et le Gouvernement du Sénégal pour la période 2013-2017. Le CPP se veut être un cadre d’intervention harmonisé et d’accompagnement du Sénégal dans l’accomplissement de sa vision d’un Sénégal Emergent.

Toutefois, avec la mise en place d’un nouveau Gouvernement au 1er septembre 2013, le CPP a été réactualisé en avril 2014 suite à la la Déclaration de politique générale du nouveau Premier Ministre qui a insisté sur la nécessité d’entreprendre des réformes en vue d’accélérer la croissance économique et sociale du pays. De nouvelles priorités sont définies pour prendre en compte les nouvelles orientations politiques, économiques et sociales du gouvernement : Plan Sénégal Emergent (PSE), le Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS), déclinaison du PSE dans le secteur agricole et d’autres Programmes sectoriels (Elevage, Pêche/Aquaculture, Environnement), le Cadre de coopération pour l’appui à la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN), faisant appel aux investissements du secteur privé dans l’agriculture au sens large.

Dans le document du cadre de programmation pays mis à jour prenant compte les nouvelles orientations du Gouvernement ci-dessus mentionnés, trois domaines prioritaires ont été définis:

Il s’agit d’accompagner les efforts du Gouvernement afin de permettre la transition d’une agriculture peu compétitive et à faible productivité à une agriculture plus productive, qui sera la principale source de croissance et de réduction de la pauvreté. Cet accompagnement se fera à travers : i) Un appui au Gouvernement dans l’élaboration de ses politiques dans les domaines de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de l’emploi des jeunes en milieu rural, de la protection sociale, de la résilience des groupes sociaux vulnérables... Plus information.

L’objectif de développement économique et social du Sénégal appelle à la mise en œuvre de stratégies en matière de gestion de la biodiversité, et de lutte contre la désertification et les changements climatiques. Les interventions de la FAO visent la réduction de la dégradation des ressources naturelles, à travers: i) l’appui à la lutte contre la dégradation des terres et contre les feux de brousse... Plus information.

Le Sénégal, à l’instar des autres pays sahéliens, a connu des crises alimentaires et nutritionnelles successives, notamment en 2005, 2010 et 2012. En 2013, 5% des ménages (environ 675 000 personnes) ont été touchés par une insécurité alimentaire sévère. La FAO accompagne les efforts du Gouvernement afin de renforcer la résilience des communautés pauvres et fragiles à travers : la mise à l’échelle de projets pilotes dans le domaine de la résilience à la sécurité alimentaire (PAA, bourses familiales, warrantage, etc.), le renforcement du système d’alerte précoce et une meilleure compréhension des déterminants de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, une réponse adéquate aux situations d’urgence et aux chocs. Plus information.

Avantages comparatifs de la FAO et domaines prioritaires

Le Sénégal a tissé de bonnes relations de coopération avec les partenaires au développement, notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, depuis 1979. Entre 1999 et 2003, le Sénégal a obtenu annuellement des partenaires au développement des flux financiers importants, oscillant entre 360 et 420 millions de dollars US en moyenne par an soit environ 8,3% du PIB (Données du PNUD).

Les dix principaux partenaires financiers du Sénégal durant la période 2006-2012 dans les secteurs qui relèvent du Cadre Stratégique de la FAO sont, par ordre d’importance, les Etats Unis d’Amérique, la Banque Mondiale (IDA), la France, le Canada, le Japon, les Pays Bas, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, le Fond International pour le Développement Agricole (FIDA). Les centres d’intérêts de ces principaux bailleurs de fonds sont: le développement agricole, les politiques environnementales et leur gestion administrative, les politiques agricoles et leur gestion administrative, les programmes de sécurité alimentaire, la recherche agricole, le développement rural et la nutrition.

Depuis 1995, l'assistance de la FAO a pris une nouvelle dimension avec la mise en œuvre du Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire (PSSA) qui vise à augmenter durablement la production alimentaire. Sur la période 1995-2006, le projet a couvert 451 villages dans les 11 régions du Sénégal avec plus de 750 activités productives et 95 sites urbains pour les micro- jardins (fruit de la coopération colombienne). Plus de 100 cadres, près de 900 facilitateurs et près de 10 000 producteurs ont reçu une formation théorique. Il faut noter la formation d’une soixantaine d’artisans en silos métalliques (fruit de la coopération bolivienne). Le Programme devrait être étendu aux 14 102 villages-centres du pays et 1 050 sites urbains soit au total 15 152 sites. La FAO a assisté le Gouvernement dans l’élaboration du Programme National d’appui à la Sécurité Alimentaire (PNASA).

Ce Programme fédérateur pour la sécurité alimentaire a trois objectifs spécifiques: l’augmentation rapide de la productivité et de la production des secteurs agro-sylvo-pastoral et halieutique, l’amélioration durable des conditions d’accès des groupes et des zones vulnérables à une alimentation suffisante et le renforcement des mécanismes de surveillance et d’alerte rapide pour les populations victimes de calamités naturelles.

Dans la sous-région et notamment au Sénégal, les activités de la FAO s’inscrivent dans un cadre stratégique 2010-2015. Les interventions essentielles portent sur: i) la collecte et la mise à disposition des informations et des connaissances; ii) le partage de l’expertise en matière de politique; iii) le transfert de technologies et le renforcement de capacités; iv) le plaidoyer et la communication ; v) le suivi et l’évaluation des tendances et des performances; vi) l’élaboration des instruments et des normes internationaux; vii) le renforcement des partenariats et des alliances.