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1. Qu'est-ce que le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA)?
Le PSSA est l'initiative phare conçue par la FAO pour réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici à 2015. A l'heure actuelle, plus de 800 millions de personnes sont touchées par l'insécurité alimentaire dans le monde. Sur ce nombre, 86% vivent dans les 106 pays participant au PSSA.
2. Quelle différence y a-t-il entre le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA), un Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) et un Programme régional pour la sécurité alimentaire (PRSA)?
Très simplement, le PSSA est le programme utilisé par la FAO pour promouvoir les initiatives améliorant la sécurité alimentaire auprès des pays en développement et des pays bailleurs de fonds. Dans le cadre du PSSA, il existe des programmes nationaux et régionaux.
Un programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) est une solution conçue et gérée par le pays pour éradiquer la faim dans la population locale. La FAO s'emploie avec le gouvernement national à identifier les moyens de lever les contraintes pesant sur l'accès à l'alimentation et contribue à faciliter l'accès aux ressources fournies par les bailleurs de fonds aux fins du financement des projets. La FAO apporte aussi un appui lors des phases d'exécution et de démarrage.
Les programmes régionaux pour la sécurité alimentaire (PRSA) sont élaborés avec les organisations économiques régionales (OER) dans le but de stimuler l'intégration régionale entre pays en développement voisins afin de maximiser l'impact des programmes nationaux. Ces programmes portent sur 3 domaines clés: - les réformes structurelles et l'harmonisation des politiques;
- les questions transfrontalières liées en particulier au commerce et à la sécurité sanitaire des aliments; et
- l'appui aux PNSA.
3. Qu'entend-on par sécurité alimentaire?
La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive [...] pour mener une vie saine et active (Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation).
Ce qui implique 4 conditions: - l'adéquation de l'approvisionnement en produits alimentaires ou de leur disponibilité;
- la stabilité de l'approvisionnement, sans fluctuation ni pénurie selon la saison ou l'année;
- l'accessibilité ou le coût abordable des produits alimentaires; et
- la qualité et la sécurité sanitaire des aliments.
4. En quoi le PSSA est-il différent des autres programmes pour la sécurité alimentaire?
Le PSSA applique une approche multidisciplinaire et globale couvrant tous les aspects de la sécurité alimentaire sans privilégier de technologies individuelles comme cela a été le cas dans le passé. Il est formulé et appuyé par le gouvernement concerné, qui en est également le maître d'ouvrage, en recourant essentiellement aux services d'experts nationaux. La conception du Programme est pragmatique, englobant une vaste gamme d'options et de priorités définies par les agriculteurs et les autres parties prenantes. Le Programme est un processus d'apprentissage perpétuel qui évolue et s'adapte au gré des connaissances pratiques et de l'expérience acquises sur le terrain.
5. Qui est le maître d'ouvrage du Programme pour la sécurité alimentaire?
Le Programme est intrinsèquement national. Il est conçu, planifié et exécuté par les gouvernements nationaux participants et leurs communautés rurales, avec l'assistance technique de la FAO, le cas échéant. C'est pourquoi, les activités du Programme sont cohérentes avec les politiques, programmes et projets de développement nationaux, notamment les Stratégies de réduction de la pauvreté de la Banque mondiale et les initiatives nationales visant la réalisation des Objectifs du Millénaires pour le développement des Nations Unies.
6. Combien de pays ont-ils adopté le Programme?
A ce jour, 106 pays ont adopté le PSSA. Un montant approximatif de 800 millions de dollars E.-U. a été mobilisé au titre des projets du PSSA.
7. Le Programme est-il exclusivement réservé aux pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV)?
Le PSSA a été conçu et approuvé pour profiter aux PFRDV - où vit la majorité des personnes souffrant de sous-alimentation chronique. Toutefois, il n'est pas interdit à d'autres pays d'y participer. Par exemple, le Brésil, qui n'est pas un PFRDV, participe activement aux initiatives du PSSA. Les fonds alloués au PSSA au titre du programme ordinaire de la FAO sont spécifiquement réservés aux PFRDV. Les Pays membres de la FAO peuvent bénéficier de l'assistance technique de la FAO au titre du PSSA, sous réserve de disposer d'autres sources de financement.
8. La composante du PSSA visant à faire augmenter la production est-elle exclusivement exécutée en milieu rural?
Non, car l'agriculture urbaine et périurbaine est incluse dans le programme. Ce type d'agriculture a pris un essor rapide dans bon nombre de pays en développement, contribuant d'une manière non négligeable à nourrir les villes et à mettre des aliments frais à la disposition des citadins pauvres à des prix abordables.
Le PSSA offre des avantages et ouvre de nouvelles perspectives, par exemple, la valorisation des terres sous-utilisées, des eaux usées traitées, des déchets recyclés et autres ressources sous-exploitées. C'est aussi une source d'emplois et de revenus pour les femmes et les catégories les moins favorisées de la population urbaine.
9. Qui finance le Programme?
Le Programme est financé par: - Le budget du Programme ordinaire de la FAO, qui alloue des fonds au PSSA pour soutenir la formulation de ses diverses phases et l'appui direct aux activités de terrain (exclusivement dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier). Par appui, on entend équipement, matériel, fourniture et frais de fonctionnement. Dans certains cas, les pays ont également sollicité des ressources auprès d'une unité de la FAO attribuant des dons, le Programme de coopération technique, qui octroie des dons de projet de la FAO pour certaines composantes du Programme;
- Les pays participants eux-mêmes, par exemple, au titre du Fonds fiduciaire unilatéral (UTF); et
- D'autres sources de financement telles que les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux et les institutions financières internationales. Plus de 60% des fonds engagés jusqu'ici proviennent des budgets des pays en développement participants.
10. Comment puis-je prendre contact avec le PSSA?
Voir la page Contacter le PSSA
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