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Domaines d'intervention du Fonds spécial de la FAO Les projets qui seront financés par le Fonds spécial de la FAO aideront les gouvernements des pays membres à entreprendre, renforcer, accélérer et élargir leurs activités dans les domaines suivants: 1. Sécurité alimentaire La plupart des pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) disposent de moyens viables et durables pour accroître les disponibilités alimentaires, mais ne peuvent les mettre en oeuvre en raison des contraintes qui empêchent les agriculteurs de satisfaire leurs besoins élémentaires et de saisir les possibilités qui s'offrent à eux. En travaillant aux côtés des agriculteurs et des autres parties prenantes pour définir et surmonter ces contraintes - qu'elles soient techniques, économiques, sociales, institutionnelles ou qu'elles relèvent des politiques générales - le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) de la FAO, approuvé par le Conseil à sa cent sixième session en 1994, vise à ouvrir la voie vers l'amélioration de la productivité et l'élargissement de l'accès à la nourriture. Les projets qui seront financés par le PSSA incluent des activités pilotes de gestion de l'eau sur petite échelle, la productivité des cultures, la diversification de la production de petits animaux, les pêches et l'aquaculture artisanale, l'analyse des contraintes socio-économiques et des avis de politique générale. Le transfert de technologies sera encouragé, notamment dans le cadre de l'initiative de coopération Sud-Sud, qui est un moyen peu onéreux de développement technologique, écologique et socio-culturel approprié. 2. Prévention des situations d'urgence liées aux organismes nuisibles et aux maladies transfrontières des animaux et des plantes Les maladies transfrontières des animaux sont des épizooties qui sont extrêmement contagieuses ou transmissibles et risquent de se propager de manière très rapide et dangereuse, au-delà des frontières nationales. Ces maladies ont des conséquences graves pour la santé publique et la situation socio-économique et risquent d'entraver gravement le commerce international des animaux et des produits de l'élevage. Cela peut avoir des conséquences négatives sur la sécurité alimentaire des pays concernés, ainsi que sur la sécurité sanitaire des aliments pour les consommateurs du monde entier. Il en va de même pour les acridiens et les autres migrateurs nuisibles, qui peuvent parcourir de grandes distances et menacer les cultures à des centaines ou des milliers de kilomètres de leurs lieux d'origine. Dans le cadre de son système actuel de prévention des situations d'urgence - EMPRES -, approuvé par le Conseil à sa cent sixième session, la FAO adopte une nouvelle approche à un vieux problème en mettant l'accent sur l'alerte rapide, la réaction immédiate et la création de réseaux de capacités de recherche pour garantir l'utilisation de méthodes plus efficaces et respectueuses de l'environnement. Le programme est centré sur le renforcement des capacités existantes de surveillance et de lutte dans les pays concernés. 3. Assistance pour les études de programme et de projet visant à accroître les investissements Le Centre d'investissement de la FAO participe, avec les instituts de financement internationaux, à la formulation d'études de faisabilité des projets susceptibles d'être financés pour une valeur de 2 milliards de dollars E.-U. annuels. Ces activités entreprises par les instituts de financement internationaux devraient être élargies pour inclure les études de projet demandées par les pays à faible revenu et à déficit vivrier, les pays les moins avancés et les petits États insulaires. La préparation d'études de faisabilité est essentielle pour accroître les investissements dans le développement agricole et rural de la part du secteur privé et des instituts de financement nationaux et sous-régionaux, venant s'ajouter à la contribution des partenaires traditionnels. Selon des études récentes, les investissements annuels supplémentaires requis pour atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation (à savoir réduire de moitié, pour 2015 au plus tard, le nombre des personnes sous-alimentées) sont d'environ 24 milliards de dollars E.-U. Sur ce total, 5 milliards de dollars E.-U. seraient destinés à l'aide alimentaire et environ 3 milliards à l'aide fournie aux conditions du marché. Sur les 16 millards de dollars E.-U. restants, 8 milliards viendraient des budgets nationaux des pays en développement et le reste, de l'aide bilatérale et des prêts à conditions de faveur accordés par les institutions financières internationales. Ces financements supplémentaires ne seraient pas gérés par la FAO, mais seraient versés directement aux bénéficiaires, par l'intermédiaire des institutions bilatérales et multilatérales pertinentes. |
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