Russie
 
         
   

Le projet de réponse d’urgence aux feux de forêts (FERP)

La Russie, pays le plus vaste du globe avec 1.7 milliard d’hectare, dispose aussi de la plus grande surface de forêts (0.76-0.77 milliard ha). Les forêts russes représentent à elles seules près de 22% des surfaces forestières mondiales, et occupent environ la moitié du territoire russe. Cependant, elles ont subi d’importantes fragmentations et perturbations, essentiellement dues à l’exploitation forestière industrielle, à la conversion en terres agricoles, à la construction d’infrastructures de transport, à l’extraction de minerais et aux feux résultants de ces différentes activités.

L’objectif du projet de réponse d’urgence aux feux de forêts (FERP) est d’améliorer la prévention de tels feux et d’assurer une gestion durable des espaces forestiers. Le projet est financé par la Banque Mondiale, pour un montant total de 120 million de dollars. Le projet a trois composantes : (1) améliorer la prévention, la gestion et le contrôle des feux de forêts; (2) renforcer les capacités de gestion et (3) gestion de projet.  

L’analyse présentée ci-contre est une première évaluation du potentiel d’atténuation du projet FERP. Elle ne doit pas être considérée comme une réelle étude de cas, mais plutôt comme un exercice d’application de l’outil EX-ACT à un projet forestier.

Le projet FERP constitue un puits de carbone, à hauteur d’environ 1.23 milliard de tonnes de CO2-eq durant les 25 ans d’analyse. La lutte contre les feux de forêts démontre l’importance de trouver un équilibre entre l’atténuation du changement climatique et l’incorporation de mesures préventives telles que la création de pare-feu (déforestation) et le renforcement des capacités (infrastructures, véhicules, capital humain). Ce type d’analyse peut également être mis en relation avec l’amélioration de la résilience des écosystèmes résultant d’un accroissement de la biomasse aérienne et du sol.

   
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Le projet WWF de Préservation de la forêt de Bikin (BFCP)

Le projet de conservation de la forêt de Bikin a été initié par le WWF allemand et le WWF russe, avec l’appui financier du Ministère allemand de l’environnement, de Nature Conservation et Nuclear Safety, ainsi que la Banque Allemande de Développement (KfW), en partenariat avec l’association «Tiger» regroupant les populations indigènes locales.

L’objectif principal du projet est d’atténuer les changements climatiques en protégeant les vastes forêts vierges de la région de Bikin. Le bassin versant de Bikin est le plus large et le dernier massif intact de forêts primaires tempérées dans l’hémisphère nord. Il abrite également les populations indigènes Udege et Nanai, et offre un refuge pour le tigre Amur. Le bassin versant est situé dans la région du Far East. Ce massif est essentiel à la préservation de l’habitat naturel de quelques unes des espèces les plus menacées inscrites sur le Livre Rouge de l’UICN, telles que le tigre Amur, ou tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica), le Harle de Chine (Mergus squamatus) et le Grand-Duc De Blakiston (Ketupa blakistoni). La vallée de Bikin a été inscrite sur la liste indicative russe afin d’être déclarée par l’UNESCO comme un site du patrimoine mondial naturel.  

L’association indigène «Tiger» a reçu en concession 400 000ha de forêts intactes. La préservation de cette forêt sempervirente de pins Coréens, dans le bassin versant du Bikin, inclue notamment la lutte contre l’exploitation illégale de bois et les feux de forêts, et le maintien des infrastructures d’exploitation des produits forestiers non ligneux, afin de préserver le mode de vie traditionnel des populations indigènes. Toutes ces activités permettent de stocker 4.2 t CO2-eq/ha/an (presque 50 Mt CO2-eq pendant les 30 ans d’analyse).

   
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