Projet sur la négociation pour l'agriculture à la FAO
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Données de base

Mandat de la FAO

Le Projet sur la négociation pour l'agriculture à la FAO relève du mandat donné à la FAO lors du Sommet mondial de l'alimentation d'"Assister les pays membres dans la préparation de leurs négociations, en particulier, leurs négociations commerciales internationales'' (SMA, 1996 et confirmé au SMA: cinq ans après, 2002).

Requêtes d'assistance

En outre, en 2005 et dans le contexte du Cycle de négociations de Doha (lancé en novembre 2001) et des négociations à Hong Kong (décembre 2005), la Division de l'assistance aux politiques de la FAO a reçu plusieurs demandes d'assistance, portant sur le renforcement de capacités relatives aux techniques de négociation, provenant de pays tels que le Maroc, le Kenya, la Syrie et la Tanzanie, et d'organisations économiques régionales telles que l'UEMOA ou l'UMA.

Manque de capacités de négociation

Les pays en développement sont confrontés à différents types de négociations dans le domaine de l'agriculture et en particulier à des négociations multilatérales souvent difficiles. Ils ne disposent pas toujours de la préparation préalable nécessaire. Les accords multilatéraux sont par nature complexes et ils requièrent une approche spécifique que les participants doivent connaître et maîtriser.

Acquisition de compétences

La participation active à des négociations commerciales multilatérales requiert dès lors différents types d'analyses. Les négociateurs doivent posséder de solides références conceptuelles et une connaissance approfondie des problèmes parfois très techniques, et disposer d'informations actualisées et fiables. Cependant, il est également nécessaire de bénéficier d'expériences et d'avoir une vision historique, voire holistique, des précédentes négociations; de savoir quand et comment créer des alliances pour accroître son pouvoir de négociation et influencer le processus et, enfin, savoir comment préserver ses propres intérêts comme ceux des partenaires lors du compromis final.

La capacité à négocier repose sur l'habilité à: (i) maîtriser certaines règles, (ii) comprendre des éléments techniques, (iii) mobiliser une quantité considérable d'information, (iv) analyser les positions/motivations des partenaires, et (v) privilégier une approche tactique et une vision stratégique. Le comportement, savoir créer la relation, gérer le processus, l'art de s'exprimer et, enfin, la faculté de discuter et conclure un accord de compromis fondé sur les intérêts au lieu des positions, sont toutes des qualités essentielles.

La formation et la pratique

Ces capacités de négociation peuvent être acquises, et il est possible de les renforcer par la pratique. Les négociateurs les acquièrent en général de manière empirique et les maîtrisent souvent approximativement. Cela est vrai en particulier dans les pays en développement en raison de contraintes structurelles et d'un accès limité aux formations. De nombreux pays développés ont investi dans la formation de leur négociateurs: une approche qui semble couronnée de succès.

Matériel de formation

Ce projet a pour objectif de susciter l'intérêt quant à l'importance d'une préparation à la négociation. Il se propose de mettre à disposition du matériel spécifiquement étudié pour renforcer les capacités de négociation. Il s'agit, en particulier: i) d'ateliers de développement des capacités, ii) d'études de cas, iii) simulations de politiques (logiciel "NegociaAgripol")

Suivi et exercices pratiques

Enfin, l'équipe du projet est disposée à assurer, sur demande, un suivi et des exercices pratiques qui s'avèreraient nécessaires après les sessions de formation initiale.

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