Mobilisation des ressources
 
Menaces transfrontières pour la production, la santé et l’environnement (IFA-EMPRES)

Menaces transfrontières pour la production, la santé et l’environnement (IFA-EMPRES)

Les animaux malades ne présentent pas leurs visas aux frontières, pas plus que les ravageurs ou les pathogènes alimentaires. Lorsqu’il s’agit d’affronter ces menaces transfrontières qui pèsent sur la production agricole, la santé ou l’environnement, aucun pays ne peut lutter seul. La prévention et la lutte contre les ravageurs et les maladies exigent que les régions et les pays voisins collaborent – pour agir conjointement et mettre en place des politiques complémentaires. La prévention s’est avérée plus rentable et elle protège avant tout les moyens d’existence.

La FAO, tout au long de son histoire a tiré parti de l’étendue de ses activités pour établir des contacts avec les gouvernements, les chercheurs et les institutions internationales participant à la prévention, à la détection, et le cas échéant, à la lutte contre les maladies transfrontières. La FAO fournit les conseils nécessaires à la construction d’infrastructures qui permettent de collaborer à la collecte et au partage des informations et de créer des activités de surveillance et de contrôle. Répondre à une situation de crise généralisée entraîne des coûts infiniment supérieurs à ceux des investissements dans la prévention et le contrôle.

Programmes principaux

Que vous souhaitiez devenir partenaire d’une activité spécifique, ou que vous désiriez simplement obtenir des informations, vous trouverez ci-dessous une liste des principaux programmes prévus dans le cadre de ce domaine d’action prioritaire ainsi que les mesures de suivi pour lesquelles des ressources supplémentaires doivent être mobilisées.

Santé animale: Peste bovine

La peste bovine est une maladie mortelle des bovins qui, au cours des siècles passés, a tué des millions d’animaux et provoqué des famines dévastatrices. Aujourd’hui, on peut toutefois affirmer que cette maladie, dont la dernière épidémie date de 2001, a été définitivement éradiquée grâce un effort international concerté conduit par la FAO. L’annonce officielle de son éradication est prévue pour 2011.

Il s’agit là de la deuxième éradication d'une maladie dans l’histoire, après la variole, et de la première éradication d’une épizootie.

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Contribution de la FAO: Lancé en 1994,le Programme mondial d’éradication de la peste bovine de la FAO témoigne de l’effort international déployé pour tenter de venir à bout de cette maladie de manière systématique et globale; il a fait suite à plusieurs décennies de recherche scientifique, de surveillance et de vaccination des animaux sur le terrain. La FAO a travaillé en étroit partenariat avec des institutions internationales de premier plan, parmi lesquelles l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et le Bureau interafricain pour les ressources animales de l’Union africaine (BIRA); elle a assuré la coordination et le secrétariat de ce programme et a fourni un solide appui technique aux pays pour leur lutte contre les épidémies puis pour la mise en place des systèmes et des mesures nécessaires à leur éradication.

La FAO a mis au point et transféré une nouvelle technologie de diagnostic grâce à un programme conjoint avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et a élaboré des indicateurs de performance en collaboration avec l’OIE afin d’évaluer les avancées du programme.

Selon les estimations de l’Organisation, pour l’Inde seule, l’éradication de la maladie a permis un accroissement de production de l’ordre de 289 milliards d'USD entre 1965 et 1998. Les bénéfices pour l’Afrique ont été estimés à un milliard d’USD par an environ au cours de la même période.

Et maintenant? EMPRES - Santé animale a besoin de contributions volontaires pour les activités prioritaires suivantes:

· appui aux centres régionaux de santé animale et au Centre d’urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies transfrontières;

· amélioration des systèmes d’alerte précoce et de dépistage des maladies;

· renforcement des capacités de surveillance et d’intervention;

· recherche et évaluation des vecteurs de la maladie dans la production d’animaux destinés à l’alimentation et la gestion des ressources naturelles;

· renforcement des capacités des services vétérinaires publics en matière de préparation, de prévention et d’intervention en cas d’apparition de maladies animales;

· évaluation des répercussions socioéconomiques des maladies;

· association des acteurs privés aux initiatives gouvernementales dans le domaine de la santé des animaux sauvages et d’élevage.

Santé animale: H5N1 – Grippe aviaire

Depuis son apparition en 2004, le virus H5N1 de la grippe aviaire a tué 292 personnes, provoqué la mort ou l’élimination de plus de 260 millions d’oiseaux, coûté plus de 20 milliards d’USD à l’économie mondiale et privé quantité d’exploitations familiales de leurs moyens d’existence.

Une action internationale concertée, dont la FAO a été le fer de lance, a permis d'éradiquer l’épidémie mortelle dans la quasi-totalité des 63 pays touchés au plus fort de l’épidémie mondiale, en 2006. Il s’agit d’une victoire considérable, mais la FAO n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers: le virus est en effet toujours présent en Égypte, en Indonésie, au Bangladesh, au Viet Nam et en Chine, et il représente donc une menace persistante pour la santé humaine et animale à l’échelle mondiale. L’élimination progressive de la maladie dans ces cinq pays doit dès lors être considérée comme une priorité absolue pour la FAO et la communauté internationale.

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Contribution de la FAO: La FAO a mis sur pied un Programme mondial de lutte contre la grippe aviaire hautement pathogène, qui a été mis en œuvre au travers de 170 projets dans plus de 130 pays et financé grâce à la mobilisation de plus de 350 millions d’USD. L’Organisation a aidé les services vétérinaires nationaux à élaborer des plans de préparation et d’intervention en cas d’urgence, à améliorer les systèmes de surveillance, à renforcer les ressources des laboratoires et les capacités de diagnostic et à mettre en place des stratégies d’intervention plus efficaces.

Ce programme a permis de limiter les incidences de la maladie et de renforcer les systèmes nationaux et la coordination régionale pour la mise en place préalable d’une capacité opérationnelle, la prévention de la maladie et la lutte contre celle-ci.

Et maintenant? EMPRES - Santé animale a besoin de contributions volontaires pour les activités prioritaires suivantes:

· appui aux centres régionaux de santé animale et au Centre d’urgence de la FAO pour la lutte contre les maladies transfrontalières;

· amélioration des systèmes d’alerte précoce et de dépistage des maladies;

· renforcement des capacités de surveillance et d’intervention;

· recherche et évaluation des vecteurs de la maladie dans la production d’animaux destinés à l’alimentation et la gestion des ressources naturelles;

· renforcement des capacités des services vétérinaires publics en matière de préparation, de prévention et d’intervention en cas d’apparition de maladies animales;

· évaluation des répercussions socioéconomiques des maladies;

· association des acteurs privés aux initiatives gouvernementales dans le domaine de la santé des animaux sauvages et d’élevage.

Ravageurs et maladies des plantes: Criquet pèlerin

Les invasions de criquets pèlerins menacent les moyens d’existence de plus d’un demi-milliard de personnes dans une soixantaine de pays. Des essaims atteignant parfois plusieurs centaines de kilomètres carrés peuvent engloutir des centaines de tonnes de nourriture par jour et occasionner des dégâts catastrophiques aux récoltes et à la végétation dans des régions entières.

Il est essentiel de réagir rapidement à l’augmentation des populations de criquets pèlerins; il est en effet beaucoup plus facile de les éliminer dès leur apparition, avant qu’ils n’aient le temps de se regrouper en essaims et de prendre leur envol, car ils peuvent alors parcourir jusqu’à 100 km par jour.

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Contribution de la FAO: La composante Criquet pèlerin du programme EMPRES de la FAO œuvre au renforcement des capacités de gestion préventive des invasions de cette espèce dans dix-huit pays d’Afrique et du Proche-Orient. Les résultats obtenus sont excellents: le temps de réaction en cas d’invasion a été réduit de 60 pour cent, avec pour corollaire une prévention plus efficace pour un coût moins élevé.

Au cours de la période 2007-2009, plusieurs pays de la mer Rouge qui avaient investi plus de 20 millions d’USD dans la capacité opérationnelle antiacridienne sont parvenus à empêcher une invasion. Les pays d'Afrique du Nord et du Nord-Ouest qui n'avaient pas consenti ces investissements lorsque la recrudescence de l’espèce a commencé à se dessiner en 2003 ont fini par dépenser 400 millions d'USD environ pour venir à bout de l’infestation en 2005.

La FAO encourage également l’utilisation de biopesticides plus respectueux de l’environnement, plutôt que d’agents chimiques nocifs, pour la lutte contre les populations de criquets pèlerins.

Le Programme de lutte contre le criquet pèlerin est renforcé par le Service d’information sur le criquet pèlerin de la FAO, qui assure une surveillance quotidienne des conditions environnementales et des populations et publie des prévisions, des alertes et des avertissements précoces à l'intention des États Membres.

Et maintenant? La composante phytosanitaire du programme EMPRES guide les initiatives nationales et internationales en matière de préparation et de gestion des maladies végétales transfrontalières présentant un grave danger pour la sécurité alimentaire. À l’échelon national, EMPRES encourage la coordination de la préparation aux risques phytosanitaires et des activités de gestion sur le terrain.

Sécurité sanitaire des aliments: Se préparer aux situations d’urgence

Les gouvernements peuvent économiser des milliards de dollars en améliorant la prévention et la maîtrise des situations d’urgence liées à la sécurité sanitaire des aliments, dont certaines menacent directement la santé humaine. De nombreux États Membres de la FAO ont demandé un appui technique en vue de l’élaboration de plans nationaux d’intervention en cas de situation d’urgence liée à la sécurité sanitaire des aliments. La FAO et l’OMS s’emploient, ensemble, à leur fournir cet appui.

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Contribution de la FAO: Les deux institutions ont d’abord convoqué une réunion d’experts chargée d’élaborer un cadre FAO/OMS pour l’élaboration de plans nationaux d’intervention en cas de situation d’urgence liée à la sécurité sanitaire des aliments, qui a été publié en 2010. Un atelier pour l’Asie du Sud-Est a ensuite été organisé dans le but d’offrir une formation aux autorités responsables de la sécurité sanitaire des aliments de treize pays. La FAO aide actuellement plusieurs de ces pays à élaborer et à appliquer leurs propres plans d'intervention. La FAO et l'OMS gèrent également le Réseau international des autorités de sécurité alimentaire des aliments (INFOSAN), qui émet des alertes précoces en cas de menace.

Et maintenant? EMPRES - Santé végétale a besoin de contributions volontaires pour les activités prioritaires suivantes:

· mise en place de systèmes permettant de faire face aux nouveaux problèmes de sécurité sanitaire des aliments (notamment contributions en nature et renforcement des capacités pour produire des données en matière de surveillance de la sécurité sanitaire des aliments et mettre en place des systèmes d'alerte précoce dans les pays en développement);

· renforcement du réseau INFOSAN, y compris de sa plateforme technologique, afin d’être en mesure d’émettre des alertes précoces en cas de menaces pour la sécurité sanitaire des aliments à l’échelle internationale.

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Menaces transfrontières pour la production, la santé et l'environnement: IFA-EMPRES
Mona.Chaya@fao.org

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