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La FAO au Tchad

Recensement Général de l’levage au Tchad : les résultats sont publiés

©FAO/Brya
11/05/2018

 

 

N’Djamena, 11 mai 2018 - le Ministère de l’élevage et des productions animales et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) publient les résultats du recensement général (RGE) de l’élevage au Tchad qui s’est déroulé de 2012 à 2015 sur toute l’étendue du territoire national.

 Désormais, le Tchad dispose des données fiables pour mettre en place une politique adéquate en matière d’élevage pour le développement du secteur. C’est ce que montrent les principaux résultats du recensement général de l’élevage annoncés par le Ministre de l’élevage et des productions animales au cours d’une cérémonie officielle organisée par le Ministère à cette occasion.

La réalisation du recensement général de l’élevage découle de la volonté du gouvernement du Tchad et de ses partenaires techniques et financiers de mettre à disposition des données fiables du secteur de l’élevage au Tchad.

Selon le Ministre de l’Elevage « Le cheptel tchadien compte 93,8 millions d’unités de bétail et 34,6 millions de têtes de volaille. L’ensemble « bétail » représente 73% des effectifs globaux du cheptel. Il est essentiellement constitué de ruminants comme les caprins (32,5%), les ovins, (28,2%), les bovins (26,5%) et les camelins (6,8%). La volaille elle, est dominée par l’élevage de poulets avec 26.6 millions de têtes, soit 77% du total des effectifs. Les autres volailles sont constituées de canards, d’oies, de pintades et de pigeons », affirme-t-il.

Pour le Représentant de la FAO au Tchad Mansour N’Diaye, « ces chiffres placent le Tchad au 3ème rang en Afrique en matière d’élevage et indiquent aussi combien il était important de procéder à ce recensement, car le chiffre de 40 millions de têtes de bétail toutes espèces confondues, issu du recensement de 1976 est largement dépassé, caduques et donc non pertinents pour l’appréciation actuelle de la politique du secteur ». Selon Mansour N’Diaye, « le décideur national dispose désormais de chiffres d’une grande importance pour gouverner le secteur de l’élevage et faire face aux défis de l’heure ».

Le Représentant de la FAO a ajouté qu’avec une maîtrise de la chaine de valeur, le secteur de l’élevage pourrait remplir sa vocation naturelle de tirer l’économie tchadienne vers le haut. Le maintien de la condition de santé d’un aussi important cheptel et la mise en place d’un système national de gestion des données globales du secteur de l’élevage sont parmi les défis immédiats pour lesquels la FAO entend renouveler son engagement auprès du gouvernement dans le but de poursuivre et renforcer cet important acquis.

Il convient de rappeler qu’outre la contribution du gouvernement, la réalisation du RGE a été possible grâce au soutien financier de la Banque africaine de Développement, de l’Union Européenne et de la FAO.

Les résultats du RGE ont montré que le secteur de l’Elevage peut devenir le principal moteur de l’Economie Tchadienne. Sa modernisation constituerait un formidable vivier pour l’emploi rural et une source importante de diversification des activités de transformation des produits dérivés de l’élevage.