Communiqués de presse


 Archives 1997


Communiqué de presse 97/4

LA FAO PUBLIE UN RAPPORT SUR LE PROCESSUS DE REFORME


Les changements ont entraîné des gains d'efficacité et des économies d'environ 25 millions de dollars/an

ROME, 19 février 1997. - Un rapport diffusé aujourd'hui par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) souligne que le processus de changement, entamé en 1994, a "radicalement réformé" cette agence spécialisée en recentrant ses priorités, en rationalisant ses procédures et en revitalisant sa gestion et sa mission.

Intitulé "Réformer la FAO - L'enjeu de la sécurité alimentaire mondiale", le rapport indique qu'il s'agit d'"une restructuration d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de l'Organisation". Après un bref rappel des faiblesses du passé, notamment "une centralisation et une bureaucratie trop poussées", le rapport souligne les principes directeurs d'une réforme appelée à se poursuivre et consistant à "décentraliser les opérations, à rationaliser les procédures et à réduire les coûts". Il précise que de 1994 à la mi-1996, 456 postes sur un total de 4 185 avaient été abolis: 563 postes supprimés au Siège et 63, dans les bureaux de pays, alors que 170 postes ont renforcé la capacité des bureaux régionaux, sous-régionaux et de liaison. Ces changements, ainsi que d'autres modifications, comme la réduction des frais de voyage d'environ 2,5 millions de dollars par an, la réduction des réunions tant en nombre qu'en durée, et la diminution du nombre des publications et de la longueur des documents de réunion, ont entraîné "des gains d'efficacité et permis de réaliser des économies d'environ 25 millions de dollars par an".

Le rapport a été présenté aujourd'hui par M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, au cours d'une conférence de presse au Siège de l'Organisation. Dans la préface, le Directeur général souligne que "la FAO aussi devait se soumettre au vent de changement qui balayait tout le système des Nations Unies". Il se déclare, d'autre part, certain que "les réformes renforceront et revitaliseront la FAO" qui sera ainsi "mieux à même d'accomplir sa mission."

Selon le rapport, la réforme "a défini plus clairement les orientations de la FAO en accordant la priorité absolue à la sécurité alimentaire par le lancement de programme spéciaux" et en projetant celle-ci "au premier plan des priorités mondiales" lors du Sommet mondial de l'alimentation, qui s'était tenu à Rome en novembre dernier. Parallèlement, la FAO a renforcé sa capacité à rassembler, analyser et disséminer l'information sur la nutrition, l'agriculture, les forêts et la pêche.

Dans le cadre de cette réforme, la FAO a lancé le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) "qui vise, a souligné M. Diouf, à l'accroissement de la production vivrière dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier".

La FAO a également lancé le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes (EMPRES). Les paysans d'une trentaine de pays bénéficient déjà de ce programme spécial.

Toujours dans le cadre de la réforme, le rapport indique que "le Département du développement durable a été créé pour donner plus de poids à l'intégration systématique et à la promotion des activités concernant l'agriculture et le développement rural durables, la gestion des ressources naturelles et le suivi de la CNUED". Le rapport précise que "la Division des femmes et de la population a été créée au sein de ce nouveau Département afin de mieux prendre en compte les besoins des femmes et inclure pleinement les thèmes de population dans la formulation de réflexions stratégiques en matière de développement agricole et rural".

"Les unités opérationnelles des principaux Départements techniques de la FAO (agriculture, questions économiques et sociales, pêches et forêts) ont été regroupées au sein du nouveau Département de la coopération technique qui joue un rôle de pivot pour les activités opérationnelles, fournit des conseils sur les politiques, exécute les opérations de terrain, gère le Programme de coopération technique de la FAO, assure des services de soutien à l'investissement et mobilise des ressources extérieures", signale le rapport.

La réforme a, d'autre part, élargi l'action de la FAO au-delà de ses partenaires et utilisateurs traditionnels pour englober les ONG et le secteur privé, a indiqué M. Diouf. "La FAO a donc créé, au sein du Département de la coopération technique, une nouvelle Unité de la coopération avec le secteur privé et les ONG. Celle-ci doit développer les contacts avec les associations et sociétés privées et mettre au point des projets types de coopération pour déterminer les domaines de collaboration avec le secteur privé les plus prometteurs. Elle met également au point des directives et un plan d'opération pour rendre plus systématique la coopération avec les ONG."
En ce qui concerne les investissements, le rapport indique que "la nouvelle approche est de renforcer les liens avec la Division du Centre d'investissement de la FAO et ses partenaires traditionnels et d'établir de nouveaux liens avec les institutions financières régionales et nationales".

Le rapport ajoute que "dans le but de décentraliser les activités et de les rapprocher du lieu même où elles doivent être réalisées, la FAO redéploie progressivement sur le terrain la majeure partie du personnel chargé des opérations. Des groupes de fonctionnaires chargés des aspects techniques et opérationnels et de l'assistance aux politiques sont transférés vers les bureaux régionaux".

A titre d'exemple, le nombre des experts du bureau régional et du nouveau bureau sous-régional de la FAO pour la région Asie-Pacifique a été porté de 27 à 61 grâce à des transferts de postes. Au total, cinq nouveaux bureaux sous-régionaux ont été dotés d'équipes multidisciplinaires qui prêtent assistance à des groupes de pays présentant des caractéristiques similaires. Cela améliore la réponse de la FAO aux besoins des différentes régions du monde tout en réduisant les coûts, notamment les frais de transport et de télécommunication.

Le rapport rappelle, d'autre part, que la réforme tient compte des contraintes budgétaires. En octobre 1995, la Conférence de la FAO est parvenue à un consensus sur le montant de 650 millions de dollars pour l'exercice 1996-1997, contre 673,1 millions de dollars pour l'exercice biennal précédent.

"Il faut préciser que, parmi toutes les grandes organisations recensées du système des Nations Unies, la FAO était la seule à avoir effectué des coupes budgétaires de cette ampleur", souligne le rapport.


>

 FAO Home 

>

 Rechercher notre site 

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1997