Communiqués de presse 00/13
Communiqués de presse

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Communiqué de presse 00/13

CINQ ANS APRES BEIJING : RESPONSABILISER LES FEMMES RURALES RESTE UN DEFI


Rome, 8 mars - A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, trois agences des Nations Unies spécialisées dans les questions alimentaires et agricoles et dont les sièges sociaux respectifs sont à Rome, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), publient le communiqué conjoint suivant :

A l'aube d'un nouveau siècle, il est de plus en plus reconnu que les femmes jouent un rôle crucial dans le développement. Aujourd'hui, 8 mars, à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, il revient en notre mémoire les milliers de femmes et d'hommes du monde entier qui avaient convergé vers la capitale chinoise pour la 4ème Conférence mondiale des femmes, il y a de cela cinq ans, pour évaluer les progrès accomplis dans les questions du développement de la Femme au cours des 20 dernières années. La Conférence de Beijing a attiré l'attention de l'opinion publique sur le sort de 1,6 milliard de femmes rurales qui produisent une grande partie de la nourriture dans les pays en développement, créent des emplois dans le monde rural, éduquent les enfants et transmettent les valeurs, la culture traditionnelle et le savoir dans l'agriculture.

En juin 2000, à New York, de nombreux pays, gouvernements et institutions internationales dresseront un bilan des actions et réalisations, cinq ans après Beijing : maintenant que la question de la Femme dans le Développement est un sujet désormais inscrit à l'ordre du jour du forum international, de manière irrévocable, que peut-on faire pour garder un intérêt sur la situation des femmes et des jeunes filles dans le monde--plus de la moitié de l'humanité--et sur leurs espoirs de voir une société plus juste et plus équitable.

Depuis la Conférence de Beijing, la plupart des programmes des Nations Unies ont renforcé les activités et projets qui répondent aux besoins des femmes.

A la FAO, au FIDA et au WFP, les femmes rurales demeurent une priorité majeure dans les efforts de développement. Les rapports, déclarations et actions conjoints des trois agences onusiennes basées dans la capitale italienne, mettent un accent particulier sur le rôle des femmes rurales dans la production alimentaire et agricole.

S'il a été convenu que l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation de 1996 de réduire de moitié le nombre des malnourris en 2015 doit être réalisé, alors des efforts considérables devront se tourner vers l'amélioration des conditions sociales et de travail des femmes rurales.

Bien qu'il contribue largement à la sécurité alimentaire, le travail des femmes est peu compris, dévalué et sous-estimé. Les travaux ménagers sont souvent considérés comme faisant partie des devoirs d'épouse et de mère, et non comme une occupation comptabilisée dans l'économie nationale. En dehors du foyer familial, le travail de nombreuses femmes rurales n'est pas rémunéré. Dans la plupart des pays, la femme rurale ne possède pas la terre qu'elle cultive, et s'il arrive qu'elle soit propriétaire d'un lopin de terre, celui-ci est plus réduit et a une petite valeur. Elle doit surmonter de grandes difficultés pour obtenir un crédit bancaire et peut être chassée de sa maison si elle est veuve ou divorcée.

La mentalité qui leur dénigre encore le pouvoir politique et la représentation sociale alourdit plus encore le sort des femmes rurales. Les cadres sociaux et juridiques qui ne tiennent pas compte de la parité ainsi que l'analphabétisme sont autant d'obstacles à l'amélioration de la situation économique des femmes, aggravant ainsi la féminisation de la pauvreté. Depuis les années 70, le nombre de femmes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 50 pour cent, comparé à 30 pour cent des hommes.

La FAO, le FIDA et le PAM, à travers leur politique de collaboration, fondée sur le savoir-faire technique, l'assistance financière internationale et l'aide alimentaire, se sont engagés à assurer aux femmes rurales le soutien nécessaire et l'accès aux ressources pour améliorer leur niveau de vie. En unissant leurs efforts, les trois agences des Nations Unies ont obtenu des résultats satisfaisants en faveur de la femme rurale dans beaucoup de régions du monde.

A titre d'exemple, les femmes des Hauts Plateaux asiatiques bénéficient, depuis 1998, d'un programme régional FAO/FIDA pour la régénération et la croissance des Hauts Plateaux pauvres d'Asie. Dans certains pays d'Afrique et d'Asie, les programmes conjoints FAO/PAM, 'nourriture-contre-semences' et 'nourriture-contre-travail' permettent aux agricultrices d'avoir accès à une formation technique, au crédit bancaire pour lancer des activités génératrices de revenu et d'acheter des terres. Dans les zones ravagées par des troubles civils et dans les communautés rurales affectées par des catastrophes naturelles, les trois agences des Nations Unies coordonnent les premières opérations d'urgence et les programmes de réhabilitation agricole.

Une plus grande importance devrait être accordée à l'analyse des contraintes rencontrées par les hommes et les femmes victimes de catastrophes naturelles ou dues à l'homme. La pandémie du VIH/SIDA, particulièrement en Afrique, a accentué les goulots d'étranglement dans l'emploi agricole et aggravé les problèmes de malnutrition, un lot supplémentaire pour les femmes rurales.

Avec la volonté politique renouvelée des pays membres de la FAO, du FIDA et du PAM, la prochaine décennie devrait voir confirmées les femmes rurales des pays en développement comme partenaires égales des hommes dans le développement et reconnues comme principales productrices agricoles.

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Pour plus d'informations, contacter :

FIDA Coordinatrice, Communication & Relations Publiques
via del Serafico, 107, 00142 Rome
Tel. : 06-5459-2215 - e-mail: [email protected]

PAM Heather Hill, Chargée d'Information
via Cesare Giulio Viola, 68/70, 00148 Rome
Tel. : 06-6513-2253 - e-mail : [email protected]

FAO Liliane Kambirigi, Attachée de presse
via delle Terme di Caracalla, 00100 Rome
Tel. : 06-570-53625/53223 - e-mail: [email protected]


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