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Enquête sur l'élevage caprin dans les hauts plateaux de l'Ouest-Cameroun

Manjeli Y., Téguia A., Njwe R.M., Tchoumboué J. et E.E. Ayong1

Département de zootechnie
Faculté d'agronomie et des sciences agricoles
Université de Dschang, B.P. 222, Dschang (Cameroun)
1 Ministère de l'agriculture, Yaoundé (Cameroun)

Résumé
Introduction
Matériels et méthodes
Résultats
Discussion
Conclusions et recommandations
Références bibliographiques

Résumé

Une enquête a été menée à l'aide d'un questionnaire structuré auprès de 116 ménages choisis au hasard et répartis dans 25 villages de la province de l'Ouest-Cameroun. Les éleveurs enquêtes étaient pour la plupart analphabètes (62,9%) avec un âge moyen compris entre 31 et 60 ans (81,5%). L'élevage des chèvres est une activité essentiellement masculine (97,47%). Sur un effectif de 548 caprins observés, 22 sont des boucs, 353 des chèvres et 173 des chevreaux. La taille moyenne des troupeaux est de 6,8 animaux par ménage. Le système d'élevage est de type extensif, avec divagation permanente (5%), laquelle disparaît au profit de la divagation avec claustration saisonnière (84%) et de la claustration permanente (11%). Le type génétique caractérisé par 1 à 1,5 mise bas par an, répartie sur toute l'année (26,09%), en saison sèche (62,31%) ou en saison des pluies (11,60%), appartient à la race naine d'Afrique occidentale. Les problèmes alimentaires et sanitaires sont les principaux obstacles au développement de cet élevage.

Introduction

Au Cameroun, les petits ruminants sont élevés dans toutes les zones géoclimatiques. Leurs rôles socio-économiques sont bien connus (Vallerand et Branckaert, 1975). Le cheptel caprin de la province de l'Ouest est estimé à 21% du cheptel national (Minepia, 1987). La forte densité de la population humaine (plus de 200 hts/km dans certaines régions) ainsi que la pratique d'une agriculture de plus en plus intensive ont donné lieu à une occupation quasi permanente des terres de cette zone. Malheureusement, on ne dispose guère d'information sur les conséquences de ce phénomène sur la distribution et la gestion du bétail dans la région. La présente étude a été conçue pour collecter et analyser des données sur le système d'élevage caprin ainsi que sur les principaux problèmes et les obstacles rencontrés dans ce domaine dans la région des hauts plateaux de l'Ouest-Cameroun.

Matériels et méthodes

Caractéristiques géoclimatiques de la zone d'étude

La province de l'Ouest est une région de hauts plateaux dont l'altitude varie de 1400 à 2000 m. Les sols sont volcaniques par endroits et le climat est de type soudano-guinéen modifié par l'altitude. La température varie de 16 à 27°C, l'humidité relative oscille entre 49 et 97%, et la pluviométrie, de l'ordre de 1600 mm par an, est répartie sur une seule saison des pluies (mars-novembre). La végétation est de type savane arbustive avec quelques galeries forestières.

Collectes des données

L'enquête a été menée au moyen d'un questionnaire structuré auprès de 116 ménages répartis dans 25 villages de tous les départements de la province. Les données ont été rassemblées entre janvier et mars 1992, avant le redécoupage administratif qui a vu le nombre de départements de la province de l'Ouest passer de six à huit. Les aspects couverts par le questionnaire se rapportent à certaines caractéristiques démographiques des enquêtés ainsi qu'aux informations techniques et économiques pouvant influer sur l'élevage caprin. Les données ont été analysées à l'aide de la statistique descriptive.

Résultats

Profil socio-économique des enquêtés

Les propriétaires de caprins sont généralement d'un âge avancé (tableau 1). L'âge moyen varie d'un département à l'autre. Cependant, pour l'ensemble de la province, plus de 80% des éleveurs de caprins avaient entre 30 et 60 ans. Le propriétaire de chèvres est en général un chef de famille bien installé au village et dont la taille du troupeau dépend souvent du nombre d'enfants en âge de s'occuper des animaux. Les plus jeunes éleveurs (7%) âgés de 20 à 30 ans, sont des héritiers obligés de par les coutumes locales, de s'installer au village.

Le niveau d'étude est en général très bas, 62,90% des éleveurs étant illettrés, donc incapables d'enregistrer des données fiables sur leurs animaux. 23,3% d'entre eux ont fait l'école primaire ou suivi une formation rapide dans un centre de formation professionnelle (Station d'élevage de Kounden, INADES formation et centre de Bafang), 12,9% ont bénéficié d'un enseignement secondaire alors que seuls 0,9% d'entre eux ont le niveau universitaire (tableau 1). Malgré le faible niveau d'alphabétisation, les éleveurs semblent assez réceptifs aux innovations susceptibles d'améliorer la productivité de leurs animaux.

Tableau 1. Répartition par âge et niveau d'éducation des éleveurs de caprins de la Province de l'Ouest-Cameroun

Caractéristiques

% des éleveurs

Age (années)


21 - 30

6,60


31 - 40

18,50


41 - 50

27,30


51 - 60

35,70


>60

11,90

Total

100,00

Niveau

% des éleveurs


Illettré

62,90


Primaire et formation rapide

23,30


Secondaire

12,90


Universitaire

0,90

Total

100,00

* INADES-Formation, station de Kounden, centre de formation professionnelle de Bafang.

L'élevage des chèvres est apparu comme une activité essentiellement masculine, 97,47% des éleveurs étant des hommes contre seulement 2,53% de femmes.

Taille et structure des troupeaux

En moyenne, 68% des ménages enquêtés élèvent des chèvres (tableau 2).

Tableau 2. Structure de la propriété des caprins par département dans la province de l'Ouest-Cameroun

Départements

Ménages

Animaux Adultes

Chevreaux

Effectifs

Enquêtés

% éleveurs

Chèvres

Boucs

Sex ratio

Moyena

Noun

10

90,0

23

2

1:12

11

4,0

Bamboutos

37

78,2

91

6

1:15

44

5,0

Haut-Nkam

16

31,2

50

3

1:17

25

15,6

Menoua

23

78,3

122

5

1:24

62

10,5

Mifi

21

52,7

37

3

1:12

17

5,6

Nde

9

88,9

30

3

1:10

14

5,9

Total Ménages

116

68,1

353

22

1:16

173

6,8

a Propriétaire seulement

Des proportions plus importantes sont observées dans les départements du Noun (90%), Ndé (89%), Bamboutos et Menoua (78%). Le sex ratio, de 1:16, est très faible dans la province, avec 22 boucs seulement, surtout des jeunes, contre 353 chèvres adultes. Dans la Menoua, le sex-ratio est de 1:24. Les troupeaux se caractérisent par une très faible proportion de chevreaux par rapport aux mères (173 chevreaux pour 353 chèvres), soit un rapport de 1 chevreau pour 2 chèvres adultes.

La taille moyenne du troupeau pour l'ensemble des ménages de la province avoisine 7. Le coefficient de corrélation entre la taille du troupeau et celle des ménages, de 0,40, est significatif à 0,1% et indique que le nombre de caprins dans les ménages est proportionnel à la main-d'oeuvre disponible et peut-être aussi aux besoins de consommation.

L'origine des animaux de fondation varie d'un ménage à l'autre. Ainsi, 80% des éleveurs ont acheté leurs animaux, alors que 28,4% et 25,3% les ont obtenus respectivement sous forme de don et d'héritage de leurs parents. Alors que 61,34% des éleveurs pratiquent cette activité pour un but essentiellement financier, 36,97% le font par tradition et 1,69% pour l'autoconsommation. Même si de plus en plus, pour la majorité des paysans enquêtés, le rôle économique de l'activité prédomine, l'élevage des chèvres reste encore de type "tirelire" que le propriétaire n'exploite qu'en périodes de difficultés économiques (maladies, obsèques, scolarité des enfants, impôt, etc.).

Système de gestion des troupeaux

Le système d'élevage est de type extensif (tableau 3) avec divagation permanente (5%), divagation et claustration saisonnière (84%), et claustration permanente (11%). Aucun des éleveurs enquêtés n'est spécialisé dans l'engraissement ou la reproduction et, en général, la même personne produit des chevreaux, les élève, en vend quelques-uns et garde quelques animaux pour la reproduction.

Des logements ou des abris individuels sont aménagés pour les chèvres dans 37% des cas. Quelques-unes sont mises au piquet le soir sous les vérandas ou dehors, derrière les habitations (20%), ou tout simplement dans la case d'habitation du propriétaire, cuisine et dépendance (23%). Il arrive cependant que de grands troupeaux soient sans abri, mais enfermés dans un enclos pendant la nuit (20%).

Tableau 3. Systèmes de gestion des troupeaux de chèvres dans la province de l'Ouest-Cameroun.



Départements

Divagation

Confinement

Confinement

permanente

saisonnier

permanent

(%)

(%)

(%)

Noun

2,2

93,0

5,0

Bamboutos

0,0

87,0

13,0

Haut-Nkam

10,0

83,0

7,0

Menoua

0,0

83,0

17,0

Mifi

0,0

76,0

24,0

Nde

16,0

84,0

0,0

Ensemble de la Province

4,67

84,33

11,0

Dans 25,57% des élevages, les chèvres ne reçoivent aucune complémentation alimentaire. La majorité des paysans (74,43%) donnent cependant aux animaux une complémentation sous forme de mats ou de déchets de cuisine (épluchure de banane, de patate, ...).

Les principaux symptômes pathologiques fréquemment observés chez les chèvres sont rapportés au tableau 4.

Tableau 4. Principales causes de mortalité observées chez les chèvres de la province de l'Ouest-Cameroun

Causes

% des éleveurs*

Pneumonie et maladies respiratoires

60,6

Diarrhées

57,2

Dermatoses

37,6

Affections des pieds

18,8

Accidents

16,2

Avortements

29,7

Morts subites

5,1

* Un éleveur peut relever plusieurs causes

Les pneumonies et les maladies respiratoires représentent les affections les plus mentionnées par les éleveurs (60,6%), suivies des diarrhées (57,2%) et des dermatoses (37,6%). Les avortements (29,7%), sans être des maladies à proprement parler, sont régulièrement cités et sont les conséquences de saillies précoces des jeunes femelles, aggravées par le stress nutritionnel. Les accidents rapportés (16,2%) concernent les animaux écrasés par des véhicules ou tombés dans des pièges tendus aux animaux sauvages. Les morts subites (5%) sont dues à l'ingestion de plantes toxiques ou de produits chimiques (pesticides, insecticides, etc.) ou à des causes non identifiées.

Peu d'éleveurs bénéficient des services des divers centres zootechniques et vétérinaires (CZV) disséminés dans la province. Ainsi, la protection sanitaire des animaux n'est assurée que par 24,05% d'entre eux. Les prestations obtenues se limitent d'ailleurs au déparasitage externe (5%), interne (13%), ou à la fois externe et interne (6%).

Performances de reproduction

Prolificité

Le tableau 5 donne les différents types de naissances enregistrées dans la zone d'étude. Il montre que 12% des chèvres ont donné des naissances simples, alors que 88% des naissances sont multiples dont 61% de naissances doubles, 25,97% de naissances triples et 1,3% de naissances quadruples.

Age à la première mise bas

Un pourcentage non négligeable d'éleveurs (36,71 %) ignorent l'âge à la première mise bas de leurs animaux (tableau 5). Pour 29,11% d'entre eux, cet âge se situe entre 11 et 18 mois, les autres le situant plutôt entre 18 et 24 mois (22,78%) et même entre 24 et 36 mois (11,39%).

Distribution des mises bas au cours de l'année

Pour 62,31 % des éleveurs de la province, les mises bas ont lieu en saison sèche, tandis que 26,09% estiment qu'elles ont lieu toute l'année et que pour 11,60% d'entre eux, elles sont plutôt concentrées en saison des pluies (tableau 5). Dans la pratique cependant, on sait que la chèvre locale peut mettre bas toute l'année.

Tableau 5. Performance de reproduction des chèvres de la province de l'Ouest-Cameroun

Caractéristiques

%

a) Type de mise bas


Simple

11,69


Double

61,04


Triple

25,97


Quadruple

1,30

Total

100,00

b) Age (mois)


11-18

29,11


18-24

22,78


24-36

11,39


Inconnu

36,71

Total

100,00

c) Période

% des éleveurs


Toute l'année

26,09


Saison sèche

62,31


Saison des pluies

11,60

Total

100,00

d) Niveau

% des éleveurs


1

74,36


1,5

19,23


2

6,41

Total

100.00

Nombre de mises bas/chèvre/an

Le nombre de mises bas par chèvre et par an est très variable. Il est de 1 pour 74,36% des éleveurs, de 1,5 pour 19,23% d'entre eux et de 2 pour les 6,41% restants (tableau 5). Toutefois, dans les conditions traditionnelles de cet élevage, où le sevrage est naturel et n'intervient qu'à l'assèchement du lait maternel et lorsque le chevreau est déjà capable de ruminer (4-5 mois d'âge), il est pratiquement impossible d'enregistrer 2 mises bas/chèvre/an. Le chiffre de 1 à 1,5 mise bas par an et par chèvre semble donc plus indiqué.

Age de réforme des chèvres

La réforme des chèvres dans cette province est dictée par le nombre de mises bas effectuées par l'animal chez son propriétaire. L'âge de réforme varie de 2 à 10 ans et constitue la durée de vie reproductive de la chèvre, l'éleveur conservant une bonne reproductrice aussi longtemps que possible.

Discussion

L'âge avancé des propriétaires est dû soit à un certain désintéressement des jeunes de cette activité, soit au manque de moyens financiers ou à l'exode des jeunes vers les villes. Le nombre limité de femmes dans ce secteur s'explique probablement par la coutume qui leur impose l'élevage des volailles et réserve celui du gros bétail aux hommes. Toutefois, les choses semblent évoluer, de plus en plus de femmes étant désormais propriétaires de gros bétail.

La faible proportion des chevreaux par rapport aux mères pourrait être lié au faible taux de fertilité en rapport avec une mauvaise répartition des boucs dans la région, à la mise au piquet saisonnière des boucs, mais aussi à un taux élevé de mortalité des jeunes avant l'âge d'un an (24 à 32%).

Dans le Haut-Nkam, une faible proportion d'éleveurs (31,25%) détiennent des effectifs plus importants (15,6%) qu'ailleurs dans la province (Noue, Ndé, Mifi) où l'activité est très répandue mais avec des effectifs réduits. Dans la Menoua par contre, l'élevage des chèvres est très répandu et les effectifs par exploitation sont importants.

Du fait de l'explosion démographique et de l'extension conséquente des zones de culture, source de nombreux conflits entre paysans, la divagation avec claustration en saison de cultures devient le mode de gestion le plus répandu. Mais la claustration permanente semble constituer la tendance générale. Toutefois, contre toute attente, des pertes de poids de l'ordre de 15 à 20% sont enregistrées pendant la saison des pluies. Les difficultés rencontrées pour alimenter correctement les animaux pendant cette claustration saisonnière sont beaucoup plus liées à l'exiguïté des parcelles individuelles et peut être aussi à une mauvaise gestion de l'espace, qu'à un manque de fourrage de bonne qualité. Les mortalités enregistrées pendant la période de claustration sont imputables, en partie au moins, à la pluie, responsable de nombreux cas de pneumonie signalés.

Les problèmes sanitaires observés sont peut-être liés soit à l'éloignement des centres zootechniques vétérinaires généralement basés dans les centres urbains, soit à la non utilisation des médicaments et vaccins dont le conditionnement en doses multiples (flacons de 250 à 1000 doses) est inadapté aux besoins des éleveurs qui ne possèdent que 7 animaux seulement en moyenne. De plus, la taille réduite des troupeaux n'encourage pas les éleveurs à faire appel aux CZV dont les agents sont perçus par les paysans beaucoup plus comme des collecteurs d'impôts que comme des partenaires. Le regroupement des paysans en coopératives d'éleveurs pourrait être une solution.

Les types de naissance obtenus dans cette étude se rapprochent de ceux rapportés ailleurs en Afrique (Buadu, 1972; Mathewman, 1977 cités par Okello et Obwolo, 1985; Wilson, 1976). Les moyennes d'âge à la première mise bas enregistrées sont proches de celles obtenues sur d'autres chèvres tropicales et subtropicales (CIPEA, 1979 cité par Okello et Obwolo,1985; Wilson, 1976; Haumesser et Coll, 1975; Devendra, 1970).

La concentration des mises bas en saison sèche pourrait être associée au confinement saisonnier des animaux qui, libérés après les récoltes, reprennent leurs activités sexuelles vers la fin de la saison des pluies, avec pour conséquence des mises bas en fin de saison sèche.

Conclusions et recommandations

La chèvre joue un rôle important dans la vie des populations de la province de l'Ouest-Cameroun et ce, comme source de protéines, la viande de chèvre étant plus appréciée que celle de boeuf. L'élevage caprin constitue une épargne sur pied facilement mobilisable. Le rôle socio-culturel de la chèvre utilisée pour des dons, la dot, des sacrifices, des impôts, etc. est important mais mal évalué compte tenu du caractère ponctuel de ces pratiques. Du point de vue de la gestion du troupeau, la chèvre utilise des ressources alimentaires très diverses et traverse en général la saison sèche sans grand dommage. Son rythme de production est plus élevé que celui des bovins et ovins locaux. Sur un plan strictement économique, tout produit obtenu de la production caprine peut être considéré comme un bénéfice dans la mesure où, en dehors de l'achat de l'animal, l'éleveur n'investit que très peu dans cette spéculation.

Les principaux obstacles à la production caprine dans la province de l'Ouest concernent l'alimentation, le logement, la santé et le manque de capitaux. Des recherches devraient porter sur une meilleure évaluation de la productivité de la chèvre locale, notamment la fécondité, l'intervalle entre mises bas, la vitesse de croissance et la maturité sexuelle, lesquels peuvent constituer des facteurs d'amélioration. Une sélection rigoureuse et le croisement devraient permettre de décanter la population caprine de la province de tous les animaux improductifs ou peu productifs. On pourrait aussi envisager l'introduction de chèvres à potentiel génétique supérieur pour accroître les potentialités des animaux locaux. Avec l'extension des cultures de contre-saison qui occupent les terres pendant la saison sèche, la chèvre s'accommodera de moins en moins d'un élevage de type extensif. La claustration permanente semble être à moyen terme l'unique alternative pour la survie de cette activité. I est donc fondamental que l'éleveur de caprins de la province de l'Ouest-Cameroun change de mentalité quant au rôle réel de la chèvre et s'emploie à revoir sa méthode de production. Par exemple, une meilleure gestion de l'espace réduit des exploitations individuelles, notamment par l'introduction des techniques d'agroforesterie telles que la culture en couloirs des plantes fourragères, pourrait permettre d'améliorer le disponible alimentaire et la qualité de la ration. Une étude plus sérieuse devrait être menée pour inventorier les principales maladies des chèvres et proposer un programme de prophylaxie adapté.

Références bibliographiques

Devendra C. 1975. Biological efficiency of milk production in dairy goats. Wld. Rev. Anim. Prod., 11:46-53.

Haumesser J B. 1975. Quelques aspects de la reproduction chez la chèvre rousse de Maradi. Comparaison avec d'autres races tropicales et subtropicales. Rev. Elev. Méd. Vét. Pays Trop. 28(2):225-233.

Minepia. 1987. Rapport annuel, Ministère de l'élevage, des pêches et des industries animales, Yaoundé, Cameroun, 171 pp.

Okello K L, Obwolo M J. 1985. Ouganda: possibilités d'élevage caprin. Revue mondiale de zootechnie, 1985. 53:27-32.

Vallerand F. Branckaert R. 1975. La race ovine Djallonké au Cameroun. Potentialités zootechniques, conditions d'élevage, avenir. Rev. Elev. Méd. Vét. Pays Trop., 4:523-545.

Wilson R T. 1976. Studies on the livestock of Southern Darfur, Sudan. lv. Production traits in goats. Trop. Anim. Hlth. Product., 8:221-232.


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