Résumé
Les maladies animales constituent un sérieux obstacle au développement de l'élevage des petits ruminants au Nigéria. La mise en place d'un programme efficace de lutte contre les maladies des caprins passe par une bonne connaissance des affections les plus fréquemment rencontrées dans la région considérée. Il importe par ailleurs de connaître les risques que courent les populations humaines exposées à certaines maladies animales. A cet effet, des visites des abattoirs de Zaria ont été oganisées entre janvier et décembre 1992 en vue de collecter des informations pertinentes sur les conditions pathologiques rencontrées chez les caprins abattus au cours de cette période. Des données étaient conservées sur le sexe et la race des animaux, les pertes foetales, les résultats des analyses de selles et les vers prélevés sur les organes malades. Un total de 7644 caprins ont été examinés. Les helminthiases constituaient 17,52% des maladies observées contre 4,8% pour la pneumonie, 3,5% pour la peste des petits ruminants et 3,2% pour les abcès du foie, des poumons et des reins. Sur les 1200 organes malades observés, 300 soit 25% étaient partiellement atteints tandis que dans les 900 autres cas, l'organe était irrécupérable, au même titre que cinq carcasses entières. Des pertes foetales avaient été enregistrées sur 16,58% des 3057 femelles abattues. Les pathogènes comme Mycobacterium sp, Salmonella sp, Staphylococcus aureus et Bacillus cereus, isolés des organes atteints, revêtent beaucoup d'importance en matière de santé publique. Des propositions ont été avancées en vue d'améliorer les méthodes d'inspection de la viande des abattoirs et d'améliorer la formation des bouchers et des vendeurs de chèvres.