Previous Page Table of Contents Next Page


Performances des agneaux Mossi en alimentation extensive, semi-intensive et intensive

A.J. Nianogo1, S. Nassa1, L Soma3, H.Q. Sanon2 et V. Bougouma1

Institut d'études et de recherches agricoles
1 Département de zootechnie et de biologie animale, INERA/Kamboinsé
B.P. 7192, Ouagadougou (Burkina Faso)
2 Département de zootechnie et de biologie animale, INERA/Dori
B.P. 7192, Ouagadougou (Burkina Faso)
3 Département élevage, Université de Ouagadougou
B.P. 7021, Ouagadougou (Burkina Faso)

Résumé
Introduction
Matériels et méthodes
Résultats
Discussions
Conclusion
Bibliographie

Résumé

Deux essais d'alimentation ont été conduits pour évaluer les performances d'ovins mâles entiers de race Mossi. Pour le 1er essai, 24 agneaux ont été répartis au hasard en 4 lots de six animaux. Le traitement des lots 1 et 3 correspond à la pâture libre avec berger (PL), celui des lots 2 et 4 à la pâture au piquet (PP); les lots 1 et 2 n'ont pas reçu de complémentation tandis que les lots 3 et 4 ont reçu 25% de leurs besoins totaux en matière sèche (sous forme d'un concentré constitué de 50% de son de blé et de 50% de tourteau de coton). La durée du suivi pondéral des animaux a été de 70 jours. Pour le 2ème essai, 40 agneaux maintenus en stabulation permanente ont été répartis en un lot témoin de quatre sujets et trois lots de douze animaux recevant une complémentation à niveau énergétique élevé (E), moyen (M) ou faible (F) correspondant respectivement à 0,8; 0,6 et 0,4UF/kg de MS. L'évolution pondérale des animaux a été suivie pendant 12 semaines et des abattages ont été réalisés tous les 30 jours pour évaluer le rendement en carcasse. Dans le 1er essai, la pâture libre se révèle supérieure à la pâture au piquet (GMQ de 53,02 g contre 27,28 g) tandis que l'effet de la complémentation se traduit dans les deux types de conduite par une amélioration du gain moyen quotidien (GMQ) de 68,5%. La meilleure performance a été observée dans le lot 3 (pâture libre avec complémentation). Dans le 2ème essai, les lots E. M et F ont enregistré des GMQ respectivement de 79,58; 35,54 et 8,75g; la différence entre les lots E et F est statistiquement significative (P<0,05). Les abattages ont montré que le lot E présentait des rendements en carcasses supérieurs et une incrustation de gras de toilette d'autant meilleure qu'ils sont abattus plus tard. Dans cette étude, les performances du mouton Mossi ont été modestes, quel que soit le système d'alimentation. On observe par ailleurs que le système de conduite et la teneur en énergie de la ration ont une influence marquée sur la croissance des agneaux.

Introduction

Durant la saison pluvieuse, les petits ruminants appartenant à des agriculteurs-éleveurs sont souvent attachés par des cordes à des piquets ou des buissons, sur des aires non cultivées; dans d'autres cas, ils pâturent librement, sous la garde d'enfants. D'autre part, la complémentation est peu fréquente en saison pluvieuse, la valeur fourragère des graminées naturelles étant considérée comme bonne à cette période. Cependant, certains éleveurs entretiennent des béliers en stabulation permanente avec une alimentation intensive, en préparation de la fête de la Tabaski. Quelques études ont été conduites au Burkina Faso afin d'évaluer l'impact de certains facteurs alimentaires sur les performances de croissance des ovins (Dumas et Raymond, 1974; Bourzat et al., 1983; Nianogo, 1992). L'étude présentée ici a pour objectif d'évaluer les paramètres suivants chez les ovins de race Mossi.

· l'influence de la complémentation et de l'entravement sur la croissance en cours de la saison pluvieuse;

· l'effet des niveaux énergétiques croissants sur la consommation volontaire, la vitesse de croissance et les rendements des carcasses et

· l'effet de la durée de la conduite intensive sur les rendements des carcasses et l'état d'engraissement.

Matériels et méthodes

Deux essais ont été conduits sur des ovins de race Mossi à Gampéla, station expérimentale de I' Université de Ouagadougou située en zone nord soudanienne, région caractérisée par une pluviométrie annuelle de 677 mm (Soma, 1992). La végétation est une savane claire arbustive et arborée. Sur la station, la phytomasse maximale du parcours utilisable (plus de 300 ha) varie de 6.200 à 7.630 kg de MS/ha (Achard, 1993), avec une charge réelle d'environ 3,2 ha/UBT.

Essai n°1

Vingt quatre agneaux âgés de 6 à 8 mois et pesant en moyenne 15,31 kg ont été répartis au hasard en quatre lots de six pour cette étude en factoriel randomisé. Deux facteurs ont été étudiés:

1. Le mode de conduite: les animaux pâturent sur les parcours naturels, sept heures par jour, soit librement sous la garde d'un berger, soit attachés à un piquet par une corde de 4 mètres de long.

2. Le régime alimentaire: deux lots sur les quatre ont été conduits en régime extensif (sans complémentation); les deux autres (régime semi-intensif) ont reçu au retour du pâturage un mélange de son de blé et de tourtreau de coton en proportions égales, apportant 0,83 UF (unité fourragère) et 23,48% de matière azotée digestible (MAD) par kg d'aliment. Les besoins journaliers en matière sèche par animal ayant été estimés à 500 g (Riviere, 1991), les quantités distribuées étaient en moyenne de 125 g/jour/animal, soit une couverture de 25% des besoins en matière sèche. Le coût du kilo de mélange étant de 33,75 FCFA, celui de la ration journalière de chaque animal s'est donc élevé à 4,22 FCFA.

Les animaux ont eu une période d'adaptation de 14 jours et les observations proprement dites qui ont suivi ont duré 70 jours (de juillet à septembre).

Essai n°2 (tableau 1)

Quarante agneaux mâles entiers pesant en moyenne 13,71 kg ont été retenus pour cet essai. Les animaux ont reçu des traitements prophylactiques et sanitaires au début de l'étude: vaccin, détiquage, vermifugation au panacur.

Ils ont été répartis au hasard en dix groupes de quatre, pour ensuite être assignés aléatoirement à l'un des quatre lots suivants:

- un lot témoin (T) avec quatre ovins, abattus dès le début de l'essai;

- trois lots de douze animaux recevant l'une ou l'autre des trois rations à niveau énergétique élevé (E), modéré (M) ou faible (F) avec respectivement 0,8, 0,6 et 0,4 UF/kg de MS.

Les quantités distribuées journalièrement représentaient environ 3,5% du poids vif des animaux. Des abattages suivis de découpe des carcasses selon la méthode de Boccard et Dumont (1955) ont été réalisés au 30ème, 60ème et 90ème jours de l'essai à l'abattoir frigorifique de Ouagadougou après une mise à jeun des agneaux pendant 24 heures. A chaque abattage, quatre sujets ont été tirés au hasard dans chacun des trois lots E. M, et F.

Après les deux essais, le complément, les différentes rations, le foin et les refus ont été analysés pour déterminer les teneurs en matière sèche (MS), matière organique (MO), matières grasses (MG) et matière azotée brute (MAB) selon les méthodes de l'A.O.A.C. (1984) et pour la lignocellulose ou ADF, les fibres NDF, la lignine ou ADL et la cellulose selon les méthodes décrites par Robertson et Van Soest (1981). Les animaux ont été pesés une fois par semaine, pendant 90 jours. L'analyse statistique a été réalisée à l'aide du logiciel S.A.S. (1982). Les moyennes ont été séparées grâce au test de Scheffe.

Tableau 1. Schéma expérimental de l'essai n°2


Paramètre

Niveau énergétique de la ration

Elevé (E)

Modéré (M)

Faible (E)

Animaux


Nombre de têtes

12,00

12,00

12,00


Poids vif moyen (kg) extrêmes: 12,4 et 14,8 kg

13,77

13,55

13,81

"Ingrédients" (en % de la M.S.)


Tourteau de coton

18,00

12,00

9,00


Graines de Coton

1,00

0,00

0,00


Son de blé

6,00

25,00

0,00


Graines de dolique

0,00

10,00

0,00


Sorgho grains

34,00

2,00

0,00


Urée

0,00

0,00

2,00


NaCl

0,00

1,00

1,00


Foin Pp

21,00

10,00

43,00


Coquilles d'huîtres

1,00

1,00

0,00


Coques de graines de coton

19,00

39,00

45,00


Total

100,00

100,00

100,00


% concentré

60,00

50,00

11,00


Teneur théorique en énergie (UF/kg de MS)

0,80

0,60

0,40

NB Le foin de Pennisetum pedicellatum a été récolté fin août début septembre 1991 (stade physiologique montaison-épiaison).
MS = matière sèche.

Résultats

Essai n°1

Le concentré servi durant l'essai n° 1 a été complètement consommé par les animaux. L'analyse chimique du complément a donné une composition proximale de 95% de MS, et des taux de la matière sèche en matière azotée brute (MAB) de 5,51 %, en lignocellulose (ADF) de 15,76%, en fibres NDF de 32,31%, en la lignin ou lignin ADL de 4,49% et en cellulose de 11,18%.

Les principaux résultats sont résumés au tableau 1. On note une supériorité du régime semi-intensif sur le système extensif (le GMQ est de 61,07 g contre 19,23 g quel que soit le mode de gardiennage) et une supériorité du gardiennage sur la pâture au piquet avec des GMQ de 53,02 g et 27,28 g respectivement.

Essai n°2

Croissance et consommation volontaire: Le foin utilisé contenait 88,47% de MS, dont 90,18% de MO, 6,69% de MAB, 44,06% d'ADF, 71,91% de NDF, 4,96% d'ADL, 1,80% de matière grasse et apportait 0,65 UF/kg de MS. La composition des concentrés est présentée au tableau 2. Les quantités de MS ingérées par les agneaux sont comparables et sont de: 2,90, 3,00 et 3,19% du poids vif respectivement pour les lots E. M et F; la consommation d'eau (1,22 à 1,47 litres par jour et par animal) n'a pas été affectée par le facteur ration. Au cours de l'essai, les meilleures performances de croissance ont été observées au niveau du lot ot E avec un GMQ de 78,58 g (tableau 2). Ce dernier est significativement supérieur (P<0,05) à celui du lot F durant toute la période de l'essai.

Performances à l'habillage: les données des habillages (tableau 3) sont spécifiques à chaque lot et suivant le rang d'abattage. Les rendements carcasse varient de 32,3 à 44,86%. Les plus élevés sont observés chez les ovins du lot E. Ces rendements ont augmenté entre le 1er et le dernier abattage pour les lots E et M; par contre ceux du lot F sont inférieurs à celui du lot témoin au premier et au 2ème abattage. Les différences entre les rendements carcasse du lot E au 3ème abattage et ceux du lot F à tous les rangs d'abattage sont statistiquement significatives (P<0,05); il en est de même pour les graisses c'est-à-dire le gras de toilette et le gras périrénal.

Importance relative des régions corporelles: les poids moyens des différents morceaux augmentent avec la durée de l'essai, à quelques exceptions près au sein de chaque lot (tableau 4). Les animaux ayant reçu une alimentation à niveau énergétique élevé et abattus plus tard présentent les régions corporelles aux poids les plus élevés. Au dernier abattage, le poids moyen de la poitrine et celui du collier étaient significativement plus élevés (P<0,05) dans le lot E que dans le lot F.

Tableau 2. Composition chimique des concentrés et évolution pondérale des agneaux


Paramètre

Lots

Erreur

E

M

F

Standard

Composition chimique des concentrés:


MS

90,33

90,10

88,98

-


MO

94,67

91,74

93,91

-


MAB

16,44

13,75

16,44

-


ADF

22,06

32,49

51,70

-


NDF

40,03

52,04

69,90

-


ADL

6,21

7,75

13,76

-


MG

4,20

3,87

4,60

-


UF/kg de MS

0,90

0,74

0,50

-

Performances


Poids initial (kg)

13,77a

13,55a

13,81

0,28


Poids final (kg)

20,39a

16,14ab

14,56b

1,02


QMQ (g/jour) en 12 semaines

79,58a

35,54a

8,75b

10,07


Consommation volontaire (kg MS/100 kg de PV)

2,90a

3,00

3,19a

-

NB. Les moyennes figurant sur la même ligne et affectées de la même lettre ne sont pas significativement différentes (P<0,05)

Tableau 3: Poids des parties de la carcasse (en g)

Tableau 4: Influence du régime et du mode de conduite sur la croissance des agneaux



Paramètres

Régime

Effets principaux

Conduite

Conduite

Libre

Piquet

Libre

Piquet

Régime

Conduite

Erreur Standard

Poids par semaine (kg):


0

15,22a

15,22a

15,44a

15,37a

N.S.

N.S.

0,50


10

17,15a

15,98b

20,93a

18,42d

P<0,05

N.S.

0,69

GMQ par semaine (g)


1-5

59,90a

17,05b

94,19c

46,48d

P<0,05

P<0,05

7,93


6-10

-4,76a

4,74b

62,76c

40,86d

P<0,05

P<0,05

6,86


1-10

27,57a

10,90b

78,48c

43,67d

P<0,05

P<0,05

6,70

Toutes les moyennes figurant sur la même ligne et ne portant aucun indice commun sont significativement différentes (P<0,05).

Discussions

Croissance des agneaux en régime extensif et semi-intensif

La croissance enregistrée en régime extensif est comparable à celle de 31,71 g/jour rapportée par Nianogo (1992) sur la même station pour des agneaux ne recevant que 5% de complémentation. Elle est également similaire à celle observée par l'IMVT (Soma, 1992) en élevage extensif chez le mouton Mossi au Yatenga et à Kaya (28,2 g/jour). En régime semi-intensif, la croissance observée se rapproche de celle observée par Nianogo et Nassa (1992) avec 60% de concentré sur les ovins de même race élevés dans des cages de digestibilité et recevant du foin à base de Pennisetum pedicellatum. Elle est cependant inférieure à la croissance observée (90 g/jour) par Berger (1979) en Côte d'Ivoire chez des ovins Djallonké recevant une quantité ad libitum de concentrés au retour du pâturage. La supériorité du système semi-intensif s'explique aisément car un complément apporte une quantité constante d'énergie et d'azote, alors que la qualité (teneur en azote et digestibilité) du pâturage baisse régulièrement de juillet à septembre.

Quant au gardiennage, il permet aux animaux de sélectionner les meilleures espèces sur le pâturage en combinant ainsi différentes ressources. Dans ces conditions, les ressources offertes sur une surface donnée sont contingentes des autres ressources disponibles au même moment et du comportement des animaux guidés par le berger (Auricoste et al., 1983).

La pratique de l'attache au piquet engendre un effet néfaste au niveau de la végétation du parcours. En effet le piquetage engendre une forte pression dans un rayon déterminé par la longueur de la corde. Il entraîne la destruction des espèces consommées, ce qui compromet leur fructification, et un durcissement du sol par piétinement, ce qui freine la germination. Tout cela favorise l'envahissement de la zone par des espèces non appétées et entraine une forte dégradation de la végétation des pâturages en ces points.

Influence du niveau énergétique de la ration (essai n°2)

Le croît moyen journalier de 8,75 g du lot F est comparable à celui observé chez les ovins sur pâturage de saison sèche, sans complémentation. Cette faible performance peut s'expliquer par le faible apport en énergie digestible de la ration F. Le GMQ (gain moyen quotidien) de 26,27 g du lot M est supérieur à celui rapporté par Nianogo (1992) chez des ovins de la même station recevant seulement 5 à 10% de complémentation. La croissance du lot E (79,58 g/jour) est inférieure à celle de 114 à 1348/jour obtenue par Sawadogo (1991) avec la même race et des rations similaires de 114 à 1348/jour. Cependant, les sujets utilisés par Sawadogo (1991) étaient plus jeunes (4-6 mois) et avaient une consommation volontaire de MS plus élevée (3,74 à 3,80% du poids vif). Les rendements observés dans cette étude sont relativement faibles, probablement en raison de la courte durée de l'essai. Sawadogo (1991) a obtenu des rendements carcasse vrais de 46 à 50% en vingt semaines d'alimentation intensive.

Lorsque la teneur énergétique de la ration est faible (lot F), les agneaux Mossi privilégient le développement en valeur relative des morceaux de 1ère et 2ème catégories au détriment de la 3ème: 19,49% contre 21,08 et 21,68% respectivement pour les lots M et E.

Conduite intensive, semi-intensive et extensive

La comparaison des résultats obtenus durant les deux essais fait ressortir les points suivants.

· la croissance des agneaux attachés à un piquet et ne bénéficiant d'aucune complémentation est faible et similaire à celle observée avec une ration contenant 0,4 UF/kg de MS;

· l'apport d'un complément couvrant 25% des besoins en MS permet une croissance équivalente à celle observée avec une ration complète contenant 60% de concentrés, si les agneaux sont libres de leurs mouvements sur le pâturage;

· la croissance d'agneaux recevant une ration complète avec 0,6 UF est intermédiaire entre celle observée en conduite libre sans complémentation, et celle observée en conduite entravée avec complémentation.

Pendant la période de l'essai, les ovins étaient vendus à un prix moyen de 250 F CFA/kg vif. Avec la complémentation, les animaux ont consommé l'équivalent de 4,22 F de concentré par jour pour un gain additionnel de 50,91 g/jour pour le pâturage libre (soit + 12,725 F CFA/jour) et de + 32,77 g/jour pour le pâturage au piquet (soit +8,193 F CFA/jour).

En ne tenant compte que du coût de l'aliment, la marge brute journalière serait donc de + 8,5075 F CFA dans le 1er cas et de 3,9725 F CFA dans le 2ème. On peut par conséquent estimer que la complémentation est une opération susceptible d'être rentable pour le producteur. Il apparaît plus rentable de complémenter l'alimentation des animaux en saison pluvieuse que de leur offrir une ration complète. Cependant, il est fort possible de constituer des rations moins chères pour les ovins, si l'on évite des céréales comme les graines de sorgho.

Conclusion

II ressort des résultats de cette étude que le piquetage est un système à n'utiliser que pendant la saison des pluies (protection des cultures) et dans les zones où la main-d'oeuvre est limitée. Dans ce cas, les animaux doivent, non seulement disposer d'une corde assez longue pour leur donner accès à un grand rayon de pâture mais également être déplacés fréquemment, afin de favoriser les repousses, et d'améliorer la qualité des éléments ingérés. On devrait également observer un intervalle minimum de 20 jours entre deux piquetages consécutifs au même point. Pour être efficace, ce système doit être couplé avec une complémentation. Cependant, cette dernière est utile seulement si le coût des concentrés et les objectifs de production le permettent.

La complémentation alimentaire se révèle nécessaire si l'on veut obtenir des résultats performants quel que soit le mode de conduite des animaux. Compte tenu de son faible coût (4,22 F CFA/jour/animal) et du gain financier escompté, elle présente un attrait certain pour les producteurs. Un tel système permettrait de valoriser les concentrés qui sont largement disponibles durant la saison pluvieuse.

Les performances de croissance, le rendement carcasse et le degré d'engraissement des agneaux Mossi dépendent de la quantité d'énergie digestible ingérée, quel que soit le système d'alimentation. Il appartient au producteur de choisir la méthode de gestion des ressources disponibles en fonction de la saison et du niveau de rémunération du marché.

Bibliographie

Achard F., 1993. Evolution récente de la végétation dans six stations au Burkina Faso. Thèse de doctorat, Institut national polytechnique de Toulouse; 278p.

A.O.A.C., 1984. Official Methods of Analysis. Association of Official Analytical Chemists. (13th édition) Washington, D.C. 1141p.

Auricoste C., Defontaine J.P., Fiorelli J.L., Longlet A. et Osty P.L., 1983. Friches, parcours et activités d'élevage. Points de vue d'agronomes sur les potentialités agricoles. INRA Versailles, 55p.

Berger Y., 1979. Sélection et amélioration des ovins-caprins. Rapport annuel 1979, IDESSA/C.R.Z. de Minankro, Bouaké (Côte d'Ivoire).

Boccard R. et Dumont B. L., 1955. Etude de la production de viande chez les ovins. La découpe des carcasses. Définition d'une découpe de référence. Ann Zootech, 3:241-257

Bourzat D. et al., 1983. Essais d'intensification de la production animale en zone soudano-sahélienne: Alimentation intensive de jeunes ovins dans le nord du Burkina. Revue de l'Elevage et de la Médecine Vétérinaire des Pays Tropicaux, 1987. 40 (2) 151-156.

Dumas R. et Raymond H., 1974. L'élevage des petits ruminants dans les circonscriptions de Kaya, Ouahigouya et du Sahel. Maison Alfort, IEMVT.

Nianogo A. J., 1992. Paramètres de production des ovins Mossi de Gampéla. p.145-185 dans: Proceedings of the 1st Conference of the Small Ruminant Network. CIPEA, Addis-Abeba (Ethiopie).

Nianogo A. J. et Nassa S., 1992. Besoins énergétiques des ovins Mossi: influence du niveau énergétique de la ration sur les performances de croissance et les performances bouchères des ovins Mossi. p. B13 dans: Rapport d'activités du programme Production Animale - 1992 INERA Ouagadougou (Burkina Faso).

Riviere R., 1991. Manuel d'alimentation des ruminants domestiques en milieu tropical. Collection Manuels et précis d'élevage. 529p.

Robertson J. B. and van Soest P.J., 1981. The detergent system of analysis and its application to human foods. Page 123 in: the analysis of dietary fiber. W.P.T. James and O. Theander, édition Marcell Dekker, New York, N.Y.

S.A.S. User's Guide: Statistics 1982. S.A.S. Inst. Inc., Cary, N.C. 40p.

Sawadogo M., 1991. Influence des niveaux énergétique et azoté de la ration sur la consommation volontaire, la croissance et les rendements carcasse des agneaux Mossi. Mémoire de fin d'études IDR/Université de Ouagadougou. 94p.

Soma L., 1992. Contribution à la connaissance des performances de croissance des ovins de race locale: essais d'intensification de la production des jeunes ovins. Mémoire de fin d'études. IDR/Université de Ouagadougou. 96p.


Previous Page Top of Page Next Page