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Strengths and weaknesses of PSR


Summary of discussion session 12.
Résumé des débats de la douzième séance

Summary of discussion session 12.

The strengths and weaknesses of pastoral systems research with particular reference to ILCA's programmes.

Chairman: Mr Stephen Sandford (ILCA)

Discussion Panel:

Mr Larry Ngutter (Kenya)
Dr Noumou Diakite (Mali)
Dr Jackson Kategile (IDRC, Kenya)
Dr Zakari Rhissa (Niger)
Prof. Saka Nuru (Nigeria)
Dr Assefa W. Giorgis (Ethiopia)

Mr Ngutter felt that the following should be ILCA's priorities in the future:

1. ILCA should continue its present efforts and programmes in

- micro-economic household level data collection;
- marketing studies;
- resource inventory, including livestock census;
- insistence on cost-effectiveness of proposed intervention packages;
- aiming to influence traditional research from research stations to the field in pastoral systems research, and produce usable results at the earliest possible time.

2. ILCA should modify its present approaches to

- dovetail with national policies, objectives and strategies;

- integrate its work with national and international research, policy, extension, training and other institutions,

- expand the scope and area coverage of its on-going programmes.

3. ILCA should explore new horizons in the areas of

- public policy formulation/analysis, particularly as policy is affected by or affects research efforts;

- land issues in PSR, specifically

- impact of land individualisation on pastoralism; - impact of cultivation in arid areas on pastoralism; - ways and means of preserving land resources;

- drought prediction.

Dr Diakite referred to ILCA's work in Mali and said that ILCA's co-operation there in the future could focus on :

- support for training;
- support for the initiation of extension methodology or pre-extension work;
- financial support for costs of offices, garages, accommodation, etc.

ILCA could have an important role in the negotiations for obtaining finance. ILCA's image was in general good. But there was a Fulani proverb which said that 'the kid licks whoever licks the kid'. ILCA's good image required that those responsible for ILCA keep 'licking' it in order to maintain it.

Dr Kategile said that in view of the fact that ILCA was not in a position to cover all African countries directly in its PSR activities due to financial constraints and that PSR results were applicable within only one socio-economic situation, ILCA should adopt a different strategy. He felt that ILCA could play a leading role in PSR in Africa. This could be done by co-operating with other research institutions in Africa. ILCA's roles could be:

1. popularisation of PSR among research institutions in Africa;

2. development of research methodology in PSR. Methodologies should preferably be applicable to African institutions. Methods should continue to be reviewed;

3. if methods were agreed upon, data collection and analysis could be centralised where necessary;

4. ILCA should form cohesive PSR teams that can set an example;

5. the training of African research scientists in PSR;

6. to visit and advise PSR teams in Africa;

7. to collect and disseminate PSR activities in Africa - to foster exchange of information;

8. to act as a source of germplasm, specifically for pastures;

9. to co-operate directly with PSR teams in African institutions.

Dr Kategile also questioned whether or not ILCA should get involved into agroforestry and intensive livestock systems, rather than concentrate solely on pastoral systems.

Dr Rhissa said that it was important that any collaboration between ILCA and other organisations should pass through the correct administrative channels. Once collaboration had been set up with national institutions this should be open and sincere. Agreement must first be reached on the objectives of the work and there should be joint effective exploration of the existing potential in terms of documentation, technical methods etc. Subsequently ILCA should regularly inform the national institutions of the results of its activities. ILCA should encourage the training of technical staff by organising seminars on pertinent subjects. ILCA should also hold meetings at the request of national governments.

Prof. Saka Nuru said that co-operation with national research and development agencies was a top priority for ILCA. Such cooperation involving universities, state, local and federal government etc. had several advantages:

- pooling of technical expertise towards a common goal;
- the determination of national priorities relevant to national needs;
- use of local knowledge to shorten the descriptive/diagnostic phase;
- financial benefits from national governments; and
- easier dissemination of results.

He advocated the siting of ILCA team offices in national research institutions. Prof. Saka Nuru said he thought that ILCA's techniques were in general good, but stressed that local pastoralists should be actively involved in the-planning and execution of the research work. He felt that the failure of many national and international projects had been due to the lack of such a grassroots involvement. He thought that ILCA could have achieved more if its research had been extended beyond the 'case study area' concept and had involved local development agencies to a greater extent.

Résumé des débats de la douzième séance

Forces et faiblesses de la recherche sur les systèmes pastoraux à la lumière des programmes du CIPEA.
Président: M. Stephen Sandford (CIPEA)
Participants:

M. Larry Ngutter (Kenya)
Dr Nounou Diakité (Mali)
M. Jackson Katagile (CRDI, Kenya)
Dr Zakari Rhissa (Niger)
Prof. Saka Nuru (Nigéria)
M. Assefa W. Giorgis (Ethiopie)

M. Ngutter a déclaré qu'il estimait que les futures priorités du CIPEA devraient se présenter comme suit:

1. Le CIPEA devrait poursuivre ses efforts et programmes actuels dans:

- la collecte des données micro-économiques au niveau du ménage;
- les études de marché;
- l'inventaire des ressources, y compris le recensement du bétail;
- la proposition de programmes d'intervention économiquement efficaces et susceptibles d'inciter la recherche traditionnelle sur les systèmes pastoraux à quitter la station de recherche pour aller sur le terrain ainsi que la production de résultats utilisables, le plus tôt possible.

2. Le CIPEA devrait modifier sa philosophie actuelle pour :

- harmoniser ses politiques, objectifs et stratégies avec ceux des pays africains;
- intégrer ses travaux à ceux des institutions nationales et internationales de recherche, de planification, de vulgarisation, de formation et autres;
- élargir ses programmes en cours et ses zones d'étude.

3. Le CIPEA devrait explorer de nouvelles perspectives dans les domaines suivants:

- formulation analyse de politiques gouvernementales, notamment lorsque les activités de recherche influent sur la politique ou vice-versa;

- questions foncières dans la RSP et notamment:

- l'impact de l'individualisation de la propriété foncière sur le pastoralisme;
- l'impact des cultures des zones arides sur le pastoralisme;
- les voies et moyens à mettre en oeuvre pour conserver les ressources foncières; :
- la prévision des sécheresses.

Parlant des travaux du CIPEA au Mali, le Dr Diakité a déclaré que la coopération du CIPEA avec son pays devrait à l'avenir être axée sur:

- l'assistance en matière de formation;
- l'assistance en matière de mise au point de méthodologies de vulgarisation ou de pré-vulgarisation;
- l'assistance financière par la prise en charge des coûts de bureaux, de garages, de logements etc... Le CIPEA pourrait jouer un rôle important dans les négociations en vue de l'obtention de financements. L'image du CIPEA était en général bonne. Mais il y a un proverbe peul qui dit que le "petit lèche celui qui le lèche". Pour les besoins de la cause, il fallait que les responsables du CIPEA continuent à lécher le Centre.

M. Katagile a déclaré qu'étant donné que le CIPEA n'était pas en mesure de couvrir directement tous les pays africains dans ses activités de RSP, notamment en raison des restrictions budgétaires, et que les résultats de la RSP n'étaient applicables que dans un contexte socio-économique seulement, le CIPEA devrait adopter une stratégie différente. Il estimait que le CIPEA pourrait jouer un rôle de premier plan dans la RSP en Afrique. Cela pouvait se faire grâce à la coopération avec d'autres institutions de recherche en Afrique Le CIPEA pourrait avoir pour rôle :

1. La vulgarisation de la RSP au niveau des institutions de recherche de l'Afrique.

2. La mise au point de méthodologies de recherche dans le domaine de la RSP. Les méthodologies devraient de préférence être utilisables par les institutions africaines, et les méthodes devraient faire l'objet d'une révision permanente.

3. La centralisation de la collecte et de l'analyse des données là où cela s'avérera nécessaire, si des méthodes sont conjointement adoptées.

4. La formation par le CIPEA d'équipes homogènes de RSP susceptibles de servir de modèles.

5. La formation de chercheurs africains spécialisés dans la RSP.

6. La fourniture de services consultatifs aux équipes de RSP en Afrique, dans le cadre de visites périodiques.

7. La collecte et la diffusion de données sur la RSP en Afrique et l'intensification des échanges d'informations.

8. La fourniture de matériel génétique, notamment pour les pâturages.

9. La coopération directe avec les équipes de RSP dans les institutions africaines. M. Kategile s'est également demandé si oui ou non le CIPEA devait toucher à l'agro-foresterie et au système d'élevage intensif au lieu de se limiter aux systèmes pastoraux.

Le Dr Rhissa a déclaré qu'il était important que toute collaboration entre le CIPEA et d'autres organisations passe par les circuits administratifs appropriés. Dès la mise en place des mécanismes de coopération avec les institutions nationales, la collaboration devrait être franche et sincère. Un accord doit d'abord être conclu sur les objectifs des travaux et il devrait y avoir une exploration commune du potentiel existant en termes de documentation, de méthodes, techniques, etc. Par la suite, le CIPEA devra régulièrement informer les institutions nationales des résultats de ses activités. Le CIPEA devra encourager la formation du personnel technique en organisant des séminaires sur des sujets pertinents. Le CIPEA devrait également tenir des réunions à la demande des gouvernements nationaux.

Le Prof. Saka Nuru a déclaré que la coopération avec les organismes nationaux de recherche et de développement était une priorité essentielle pour le CIPEA, Une telle coopération avec les universités, les administrations nationales, municipales et fédérales comportait plusieurs avantages

- la mise en commun des connaissances techniques vers la réalisation d'un objectif commun;
- la détermination de priorités nationales conformes aux besoins nationaux;
- l'utilisation des connaissances locales pour raccoureir la phase diagnostic/description; ;
- des gains financiers pour les gouvernements; et
- une diffusion plus facile des résultats.

Il a préconisé l'installation des bureaux des équipes du CIPEA au sein des institutions nationales de recherche. Le Prof. Saka Nuru a déclaré qu'il pensait que les techniques du CIPEA étaient généralement bonnes. Mais il a souligné que les éleveurs locaux devraient participer plus activement à la planification et à l'exécution des travaux de recherche. Il a déclaré que l'échec de plusieurs projets nationaux et internationaux était dû à la non-participation de ces éleveurs à ces entreprises. Il estimait que le CIPEA aurait pu avoir des résultats plus probants si sa recherche avait été poursuivie au-delà de sa zone d'étude et s'il avait collaboré de manière plus suivie avec les organismes locaux de développement.


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