| Impact des systèmes d’élevage pastoraux sur l’environnement En Afrique et en Asie tropicale et sub-tropicale aride et subaride |
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| Introduction A) Place des élevages pastoraux Les populations pastorales dans le monde sont estimées à 26 millions de personnes. Dans les régions étudiées, on dénombre 13, 3 millions en Afrique et 2,5 millions en Asie occidentale. Elles représenteraient 10 à 25 % de la population totale des régions concernées (près de 14 % en Afrique du Nord). Le nombre des éleveurs strictement nomades décroît rapidement. Ainsi, en Afrique occidentale sahélienne, le taux de croissance des populations pastorale est inférieur à celui de la population totale: il est de l'ordre de 1,5 à 2 % contre 3 % par an. Les pasteurs s’identifient à certains groupes ethniques et culturels, souvent minoritaires par rapport aux élites dirigeantes. La part de la population pastorale dans la population rurale varie beaucoup d’un pays à l’autre : 98 % en Mauritanie, plus de 60 % en Somalie et en Oman, 40 % au Tchad, plus de 25 % au Mali, au Niger et en Libye, 17 % en Arabie séoudite et au Maroc, 8 à 12 % au Soudan, en Syrie, en Tanzanie, moins de 6 % en Ethiopie, en Irak, en Algérie, au Nord-Yémen, moins de 1 % en Egypte. Les effectifs du cheptel ne sont pas connus avec précision, car les statistiques ne différencient pas les systèmes de production. Sur la base des statistiques nationales, donc incluant les régions agricoles, les petits ruminants sont les plus nombreux (61 millions au Maghreb), avant les bovins (rapport de 1,5-2,5 à 1 en Afrique tropicale, de 10 à 1 en Afrique du Nord et en Asie occidentale). Les camelins sont 2 fois moins nombreux que les bovins en Afrique du Nord, 3 fois moins nombreux en Asie occidentale, 8 à 10 fois moins nombreux en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest. B) Description des milieux naturels Les contraintes pastorales sont la grande variabilité du disponible fourrager dans l’espace et surtout dans le temps (forte saisonnalité, variabilité interannuelle) et la rareté des ressources en eau. La mobilité est la principale adaptation fonctionnelle et opportuniste à ces contraintes. C) Tendances |