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Sommet mondial
de l'alimentation

13-17 Novembre 1996
Rome, Italie


Avril 1996 WFS/ARC/NGO/REP

Rapport général de la
Consultation régionale des ONG africaines sur le Sommet mondial de l’alimentation

Ouagadougou, Burkina Faso, 14-15 avril 1996

1. La Consultation régionale des ONG africaines sur le Sommet mondial de l’alimentation a été tenue à Ouagadougou, Burkina Faso, les 14 et 15 avril 1996. Plus de 70 ONG et organisations paysannes d'une trentaine de pays ont participé à cette importante réunion. Le programme de la Consultation figure en Annexe 1. La liste des participants figure en Annexe 2.

2. Le Représentant régional de la FAO pour l’Afrique a d’abord pris la parole pour bien situer les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation et il a souligné qu’il importe de prendre en compte les aspects intéressant spécifiquement l’Afrique pour ce qui a trait à la sécurité alimentaire et au développement agricole durable. Le Ministre de l’agriculture et des ressources animales du Burkina Faso a souhaité la bienvenue aux participants et il a insisté sur le rôle important des ONG et des organisations paysannes en ce qui concerne la sécurité alimentaire. Il a ensuite déclaré officiellement ouverts les travaux de la Consultation.

3. La Consultation a ensuite élu le Bureau ci-après:
PrésidentM. Emile Pare, INADES-Burkina Faso
Vice-présidenteMme Ruth Mubiru, Uganda Women Tree Planting Movement
RapporteursMme Rudo Chitiga, IRED, Zimbabwe
M. Ibrahima Seck, FONGS, Sénégal

4. Les travaux ont démarré avec l’intervention du Secrétaire général du Sommet mondial de l’alimentation qui a illustré les objectifs de la Consultation et présenté les documents à examiner, intitulés respectivement “Projet de Déclaration de politique générale et de plan d'action du Sommet mondial de l’alimentation: Bilan et Problèmes de la sécurité alimentaire en Afrique”.

5. Plusieurs déclarations ont été présentées ensuite:

6. Les participants se sont divisés en trois groupes pour réfléchir sur trois thèmes principaux:
Groupe I: Production alimentaire
Groupe II: Accès à l’alimentation
Groupe III:Questions institutionnelles

Les rapports des trois groupes figurent en Annexe 3.

7. La Consultation a retenu que l’accès aux vivres en quantité et en qualité est un droit fondamental pour tout être humain. Vu la mondialisation de l’économie et les mesures de libéralisation et de privatisation de l’économie et des services publics, la mise en oeuvre du Plan d’action pour la sécurité alimentaire universelle exige la participation de tous les acteurs pour la définition des rôles et des responsabilités en vue de garantir durablement la sécurité alimentaire. Ces principaux acteurs sont: l'Etat; les ONG; les organisations paysannes; les consommateurs; les institutions de recherche; les institutions financières; les institutions de formation; les opérateurs privés; les médias; les collectivités locales; les syndicats; les autorités religieuses et coutumières.

8. La Consultation a estimé que:

  1. Les Accords de l’Uruguay du GATT peuvent avoir des retombées néfastes sur la production alimentaire locale.
  2. Les politiques agricoles sont encore trop souvent définies en dehors de toute consultation avec les acteurs locaux directement concernés.
  3. La dégradation des conditions de la production agricole et des ressources naturelles fait obstacle à un développement agricole durable et à la sécurité alimentaire.
  4. La difficulté des agriculteurs, en particulier des femmes, à accéder aux technologies appropriées et aux ressources financières constitue également un frein.
  5. L’instabilité politique en Afrique n’est que l’un des facteurs de l’insécurité alimentaire.

9. Considérant ce qui précède, la Consultation recommande:

9.1 Stratégies visant à améliorer la production alimentaire, la distribution, l’accès à la nourriture et la sécurité alimentaire

  1. Les gouvernements devraient réformer le système foncier de manière à prendre en considération les petits agriculteurs et plus particulièrement les femmes. Les ressources sur lesquelles la sécurité alimentaire des populations rurales est basée - eau, terre, systèmes financiers ruraux - devraient être contrôlées et gérées par la société civile et plus spécifiquement par les véritables protagonistes.
  2. Tous les acteurs devraient s’efforcer d’assurer que les méthodes mises au point en vue d’améliorer la production alimentaire préservent la durabilité de la base de ressources naturelles. L'on devrait employer des méthodes d’agriculture naturelles appropriées pour aider à minimiser la pollution de l’environnement et les risques sur la santé des agriculteurs.
  3. La recherche en vue de mettre au point une technologie locale appropriée à la portée des agriculteurs devrait être améliorée, en tirant plus spécialement parti des connaissances indigènes, ainsi qu’en introduisant de nouvelles techniques.
  4. Les gouvernements devraient promouvoir des programmes et politiques donnant la priorité à la production locale, diffuser des informations et dispenser une éducation en matière de nutrition.
  5. Les gouvernements, les organisations internationales et les ONG devraient promouvoir les industries alimentaires rurales afin qu'elles puissent minimiser les pertes après récolte et apporter une valeur ajoutée à la production des agriculteurs. Ces industries devraient être gérées par les agriculteurs et leurs organisations.
  6. Les gouvernements, les organisations internationales et la société civile devraient promouvoir la recherche sur l’entreposage, la conservation, le transport et l’emballage des produits alimentaires.
  7. Les gouvernements, les organisations internationales et les ONG devraient promouvoir des systèmes de crédit qui favorisent les activités génératrices de revenus des agriculteurs, plus particulièrement des femmes, et mettre en place à leur appui des systèmes de formation appropriés.
  8. Les gouvernements, la société civile et les organismes de développement devraient mettre en place des systèmes de sécurité sociale et d’assurance axés sur les producteurs ruraux -hommes et femmes.
  9. Tous les protagonistes (gouvernements, ONG, organisations paysannes) devraient redoubler d’efforts en faveur de l’intégration économique régionale qui est un moyen de faciliter le commerce et les échanges de produits alimentaires durant les périodes de pénurie. Tous les groupes qui constituent la société civile devraient apporter leur contribution en vue de promouvoir l’intégration économique régionale.
  10. Les gouvernements devraient adopter des politiques permettant de préserver la population contre le dumping de produits alimentaires impropres à la consommation humaine. Il faudrait faire participer les producteurs et les consommateurs à la mise en place d’un mécanisme permettant de contrôler la qualité des produits importés.
  11. Les gouvernements devraient créer un environnement propice à l’investissement local afin d’éviter la fuite de capitaux.
  12. Le financement par les donateurs devrait être mieux garanti, orienté et surveillé afin d’assurer qu’il atteigne les petits agriculteurs - hommes et femmes - qui sont les principaux producteurs de nourriture.
  13. Les institutions financières internationales devraient faire de la sécurité alimentaire l’un des principaux critères du succès des programmes d’ajustement.

9.2 Mise en oeuvre et suivi du plan d’action

  1. Les Chefs d’Etat et de gouvernement représentés au Sommet devraient charger le Comité de la sécurité alimentaire mondiale de suivre, surveiller et évaluer périodiquement la mise en oeuvre du Plan d’action. Les ONG et les organisations populaires devraient participer pleinement à ce processus.
  2. Au niveau national, les gouvernements devraient mettre en place des mécanismes de consultation avec les organisations populaires, les groupes au ras-du-sol, les ONG et autres participants en jeu pour définir, mettre en oeuvre et coordonner un programme de sécurité alimentaire. La participation effective des femmes rurales au niveau local et national est vivement recommandée.
  3. Les gouvernements devraient considérer les ONG, les organisations populaires et le secteur privé comme des partenaires pour l’identification, la formulation, la mise en application et l’évaluation des politiques de développement durable.
  4. Les ONG et les organisations populaires devraient, en collaboration avec les grands moyens d’information, sensibiliser et mobiliser l’opinion publique, et faire reconnaître la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire.

DECLARATION DES ONG REUNIES A OUAGADOUGOU POUR
LA CONSULTATION REGIONALE DES ONG AFRICAINES
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

14-15 avril 1996

  1. Considérant qu'à l'ère de la globalisation de l'économie, l'Afrique se trouve au bas de l'échelle de la marche alimentaire mondiale.
  2. Considérant que l'Afrique demeure un continent spolié, marginalisé et en voie d'exclusion, dont les intérêts ne sont aucunement pris en compte dans les accords internationaux.
  3. Considérant que malgré l'accroissement de la production alimentaire dans le monde et même en Afrique le scandale de millions d'Africains sous alimentés ou souffrant de la faim fait partie du quotidien.
  4. Considérant que le modèle de consommation et de production extraverties culturellement intériorisées en Afrique ne favorisent pas la valorisation de nos produits locaux.
  5. Considérant qu'une meilleure rationalisation de la production (technologie, accès aux ressources naturelles, au crédit etc.) et des échanges permettrait à l'Afrique d'atteindre une sécurité alimentaire durable et de minorer l'aide alimentaire internationale.
  6. Considérant que l'accès pour tout être humain à une alimentation saine et équilibrée en qualité et en quantité est une question liée à la démocratie, au droit et à la dignité de la personne.
  7. Considérant que malgré le rôle majeur reconnu aux femmes dans la production alimentaire, elles ne disposent d'aucun pouvoir dans la gestion, l'utilisation et la maîtrise des circuits.
  8. Considérant que la sécurité alimentaire durable est une question de rapport de force au niveau local, national et mondial.
  9. Considérant enfin que les choix politiques sont déterminants dans la problématique de la sécurité alimentaire durable.

Nous, ONG et Organisations paysannes réunies en consultation à Ouagadougou les 14-15 avril 1996:

  1. Exhortons nos Chefs d'Etats et de gouvernements à définir clairement des options politiques, institutionnelles et juridiques avec la participation de nos organisations représentatives afin de faire de la sécurité alimentaire durable, la première priorité en Afrique.
  2. Exhortons les ONG, les gouvernements et les organismes internationaux à favoriser et adopter des politiques, textes et règlements assurant aux femmes africaines la jouissance pleine et entière de tous leurs droits.
  3. Recommandons aux ONG, organisations paysannes, opérateurs privés, et membres de la société civile de s'impliquer résolument dans l'identification, l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation des politiques liées à la sécurité alimentaire.
  4. Exhortons les ONG, les institutions et les organismes internationaux à s'engager par une convention et à appuyer les gouvernements, les ONG et les organisations paysannes dans les stratégies de production pour garantir une sécurité alimentaire durable.

Motion de remerciement

Réunies les 14 et 15 avril 1996 à Ouagadougou au Burkina Faso, pour la Consultation régionale des ONG africaines sur le Sommet mondial de l'alimentation, les ONG Africaines remercient vivement le Gouvernement Burkinabé, la FAO, les ONG Burkinabé de l’accueil chaleureux et de la parfaite organisation de la Consultation.

Fait à Ouagadougou, le 15 avril 1996
La Consultation régionale.


Annexe 1

CONSULTATION REGIONALE DES ONG AFRICAINES
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

Ouagadougou, Burkina Faso, 14 et 15 avril 1996

ORDRE DU JOUR


Dimanche 14 avril
Matin
Séance plénière
8.00-9.30 Enregistrement.
Ouverture.
Le Sommet mondial de l'alimentation: Objectifs, préparatifs, participants, résultats escomptés. Le rôle des ONG.
Objectifs de la Consultation.
Situation de la sécurité alimentaire et problèmes engendrés en Afrique (y compris le rôle des femmes).
Après-midi Sessions séparées
Mise en oeuvre des buts et objectifs régionaux en tant que possibilité pour une nouvelle collaboration entre les organisations de la société civile, les gouvernements et la FAO.
Préparation de la (des) déclaration(s) de la Consultation.
Lundi 15 avril
Matin
Sessions séparées (suite)
Mise en oeuvre des buts et objectifs régionaux en tant que possibilité pour une nouvelle collaboration entre les organisations de la société civile, les gouvernements et la FAO.
Préparation de la (des) déclaration(s) de la Consultation.
Après-midi Séance plénière
Présentation et discussion des déclarations préparées par les groupes de travail.
Accord sur la (les) déclaration(s) consensuelle(s) et sur sa (leur) présentation durant la Conférence régionale.
Clôture.


Annexe 2

CONSULTATION REGIONALE DES ONG AFRICAINES
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

Ouagadougou, Burkina Faso, 14-15 avril 1996

LISTE DES PARTICIPANTS

ACABAM
01 B. P. 277
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel: (226) 30-65-27/31-40-17
Fax: (226) 30-65-28
- Mr. Anatole Nikiema

Association Tin Tna
B. P. 167
Fada
BURKINA FASO
Tel: 77-01-26
- Mr. Emmanuel Mono

Action Micro-Barrages (AMB) Burkina
B. P. 26
Koudougou
BURKINA FASO
Tel & Fax : 44-03-34
- Mme Bernadette Zabre

Adventist Development and Relief Agency (ADRA)
B. P. 4273
01 Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel & Fax : 30-09-38
- Mr. Allain Long

Association des Femmes
Pag-La-Yiri de Zabre
B. P. 335
Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel : 36-34-00
- Mme Pauline Kobanka

Association Vive le Paysan
05 BP 6274
Ouagadougou 05
BURKINA FASO
Tel : (226) 31-73-69
Fax : (226) 30-52-80
- Mr. André-Eugène Ilboudo

Association Burkinabé des Sages Femmes
(ABST)
01 BP 4686
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel & Fax : (226) 30-72-59
- Mme Brigitte Thiombiano

Association pour le Développement des Communautés Rurales
(ADECOR)
B. P. 27050
Brazzaville
CONGO
Tel & Fax : (242) 83-84-12
- Mr. Niel Mpassi

Association of Farmers Education and Traders (AFET)
Brukama Town
THE GAMBIA
Tel : (220) 48-42-78
Fax : (220) 48-41-00
- Mr. Doudou K. Darbo

African Centre For Human Development
P. O. Box 0273
OSU
Accra
GHANA
Tel : (233-21) 223031
Fax : (233-21) 220138
- Mr. Samuel Ocran

Association Entraide et Développement Concertes (AEDEC)
B. P. 4109
Dakar
SENEGAL
Tel : 24-41-16
Fax : 24-43-13
- Mme Fernanda Ramos Dasilva

ANMER
B. P. 131
Thies
SENEGAL
Tel : 51-19-23
Fax : 51-14-61
- Mr. Abdourahmane Ly

ACTIONAID
36A Freetown Road - LUMLEY
PMB 1058
Freetown
SIERRA LEONE
Tel : 23-13-92/23-10-94
Fax : 232 22 232 352
- Mr. Samuel Tamba Musa

APRETECTRA
B. P. 18
Come-Mono
REP. DU BENIN
Tel : 43-01-41
- Mr. Gabriel Houessou Degbeffand

Association Culturelle d'Aide à la Promotion Educative et Sociale
(ACAPES)
Parcelles assainies UV 20
B. P. 3432
Dakar
SENEGAL
Tel : (221) 35-10-66
Fax : (221) 35-66-41
- M. Diagne El Haj Thierno Yoro

Association des Jeunes Agriculteurs de la Casamance
(AJAC et FONGS)
B.P. 72
Bignona
SENEGAL
Tel : 94-10-21
Fax : 91-14-15
- Mr. Kalilou Sonko

Association Villages Entreprises
B. P. 23
Kpalimé
TOGO
Tel : (00228) 410062
Fax : (00228) 410062
- Mr. Komi Afelete Julien Nyuiadzi

Association des Volontaires pour le Développement
(Bureau de Liaison des ONG et Associations du Burkina)
AVD/B. LONGA
01 B.P. 4683
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : (226) 30 86-16/ 31-47-87
Fax : (226) 30-86-17/31-47-87
- Mr. Florent S. Ouédraogo

Bureau de suivi des ONG (BSIONG)
B. P. 7124
Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel : 30-67-40
Fax : 31-54-09
- Mr. Patrice Syan

Comité de Dédougou (FWY)
B. P. 321
Ziniare
BURKINA FASO
Tel : 30-97-75/30-97-69
- Mr. Zoungrana Wenegoundy

La Commission Inter-Franciscaine
Pour la Justice et la Paix
B. P. 560
Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel : 30-06-24
- Mme Armelle Waree

Caritas Internationalis
01 BP 1083
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : 30-64-73
- Mr. Martin Nabolle

Centre Béninois pour le Développement des Initiatives de Base
B. P. 276
Bohicon
BENIN
Tel : 51-04-85
Fax : (229) 51-07-33
- Ms Sophie Agbidi

Christian Relief and Development Agency (CRDA)
P. O. Box 5674
Addis-Ababa
ETHIOPIA
Tel : (251) 1-650100
Fax : (251) 1-652280
- Mr. Asrat Kebede

Conseil de Concertation des Organisations d'Appui aux Initiatives de Base (CCOAIB)
B. P. 1993
Kigali
RWANDA
Tel : (250) 75883
Fax : (250) 75883
- Mr. Jean Damascene Gahigiro

CARITAS - Niger
B. P. 2381 (NY)
Niamey
NIGER
Tel : 73-53-00/77-45-84
Fax : 73-38-55
- Mr. Christian K. Issifu

Comité National de Concertation des ONG Féminines (CNACOF)
B. P. 13961
Brazzaville
CONGO
Tel : (242) 83-51-67
Fax : (242) 83-79-51
- Mme Henriette Makoumba-Nzambi

Comité International des Femmes Africaines pour le Développement (CIFAD)
01 B. P. 5147
Abidjan
COTE D’IVOIRE
Tel : (225) 22-93-84
Fax : (225) 22-70-23
- Mme Jeanine Bugain

Centre d'Information de Recherche et d'Action pour la Promotion
des Initiatives Paysannes (CIRAPIP)
B. P. 03 314
Cotonou
BENIN
Tel & Fax : 32-16-10
- Mr. Maixent M. Gervais Ogou

Centre Européen de Gestion des Politiques de Développement
(ECDPM)
OLV Plein 21
6211 HE
Maastricht
The Netherlands
Tel : (31) 43-325-51-21
Fax : (31) 43-435-36-36
E-Mail : AO@ECDPM.ORG
- Mr. Andrien Oomen

Collectif Stratégies Alimentaires
9 Quai du Commerce
Bruxelles
Belgique
Tel : (32) 22-23-03-81
Fax : (32) 22-17-60-78
E-Mail : CSAOGN.APC.ORG
- Mr. Marek Posnanski
- Mr. Alex Danau

Comité International des Femmes Africaines pour le Développement
(CIFAD/RCA)
B. P. 85
Lakouanga
Bangui
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Tel : (236) 61-08-29
- Mme Lucienne Mboka

COA/FEB
01 BP 3228
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel: 31-23-06/31-23-07
Fax : 31-23-08
- Mme Marie Louise Nignan

EDEN - TOGO
Les Femmes au Service de l'Environnement
B. P. 4146
Lome
TOGO
Tel : 21-20-39
- Adaku Sittu De Gonzague

Environmental Alert
P. O. Box 11259
Kampala
UGANDA
Tel : (256) 41-23-36-84
Fax : (256) 41-26-61-09
- Mr. Patrick Kivumbi

Environment Liaison Centre International
P. O. Box 72461
Nairobi
KENYA
Tel : (254) 2-56-20-15/56-20-22
Fax : (254) 2-56-21-75
- M. Jean-Marie Fayemi

Fédération Internationale de l’Economie Familiale
B. P. 4732
Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel : (226) 30-23-26
- Mme Georgette Tamboura

Fédération des ONG du Sénégal - FONGS
B. P. 269
Thies
SENEGAL
Tel : (221) 51-12-37
Fax : (221) 51-20-59
- Mme. N'Diaye M'Bodji Sarr
- Mr. Ibrahima Seck
- Mr. Ndiogou Fall

Forum des Organisations Volontaires Africaines de Développement
(FOVAD)
Gibralta II No 282 B. P. 12085
Dakar
SENEGAL
Tel : (221) 25-55-47
Fax : (221) 25-55-64
E-Mail : RADI@GEO2.GEONET.DE
- Mr. Mazide N'Diaye

Fédération Nationale des Associations de Femmes Béninoises
(FNAFB)
B. P. 04 0706
Cotonou
BENIN
Tel : (229) 33-57-52
Fax : 31-50-84/33-36-68
- Mme Laurence Monteiro

Fédération des Unions des Groupements NAAM (FUGN)
B. P. 100
Ouahigouya
BURKINA FASO
Tel : 55-04-11
Fax : 55 01 62
- Mr. Alidou Gueteba Sawadogo
- Mr. Jean-Marc Ki

Groupe de Recherche d'Etudes et de Formation
"Femmes-d'Action" (GREFFA)
01 BP 633
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : (226) 36-33-70/36-36-89
Fax : (226) 30-67-67
- Mme Bernadette Palle

Freedom from Hunger Campaign and TANGO
P. O. Box 2174
Banjul
THE GAMBIA
Tel : 97-08-82
Fax : 97-16-2
- Mr. Ndondy S. Z Njie

Gambia Food and Nutrition Association (GAFNA)
P. M. B. 111
Banjul
THE GAMBIA
Tel : 39-04-33/4
Fax : 39-04-35
- Mr. Albert Cox

Institut Africain pour le Développement Economique et Social
INADES Formation - Burkina
01 BP 1022
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : 30-20-70/34-03-41
- Mr. Emile Paré

International Commission on Irrigation and Drainage (ICID)
c/o University of ILORIN
NIGERIA
Tel : 031-221-692 or 4
- Prof. Emem Nwa, Vice-President Hon.

International Fertilizer Industry Association (IFA)
ICS BP 3835
Dakar
SENEGAL
Tel : (221) 340122
Fax : (221) 340701
- Mr. Amadou Bâ

Innovation et Réseau pour le Développement (IRED)
P. O. Box CY 3
CAUSEWAY
Harare
ZIMBABWE
Tel : 263-4-79-68-53
Fax : 263-4-722421
E-Mail : IRED@MANGO ZW
- Ms. Rudo Mabel Chitiga

Innovation et Réseau pour le Développement (IRED)
B. P. 12675
Niamey
NIGER
- Mr. Doulaye Issaka Maiga

International Centre of Insect Physiology and Ecology
(ICIPE)
P. O. Box 30772
Nairobi
KENYA
Tel : 254-2-86-01-11
Fax : (254) 2-80-33-60
E-Mail : ICIPE@CGNET.COM
- Mrs. Rhoda Odingo

International Group of National Associations of Manufacturers of
Agro-Chemical Products (GIFAP)
P. O. Box 30321
Nairobi
KENYA
Tel : (254) 2 43276
Fax : (254) 2 47279
- Mr. John Aston

Institut Mondial du Phosphate (IMPHOS)
3, rue Abdelkader Al Manzini
Casablanca
Maroc
Tel : (212) 2-48-41-24
Fax : (212) 2-48-41-21
- Mr. Abdelouahed Benjelloun

Kigulu Development Group
P. O. Box 619
Iganga
UGANDA
Tel : (256) 495 2359
- Mr. Patrick Kayemba

Lesotho Council on NGOs (LCN)
P. O. Box 0523
Maseru West 108
LESOTHO
Tel : 311279
Fax : (266) 310196
- Mrs. Ntatoleng Francina Mampho Thulo

Lutheran World Federation - Uganda
P. O. Box 5827
Kampala
UGANDA
Tel : 267873/267297
Fax : (256) 41-268166
- Mr. Daniel Matthews

Lutheran Development Service
P. O. Box 388
Mbabane
SWAZILAND
Tel : (268) 42-562
Fax : (268) 43-870
- Mrs. Pamela Meggitt

Mozambique National Association for Rural Women Development (ANRU)
P. O. Box 1892
Maputo
MOZAMBIQUE
Tel : (258) 1-422809/429405/428214
Fax : (258) 1-422893
- Ms Amelia Zambeze Macassane

Mutuelle "ADZEDZI"
B. P. 479
Kpqlime
TOGO
Tel : (00228) 41-01-99
- Mme Essivi Buagbe

Network of African Rural Women Association (NARWA) and
Country Women Association of Nigeria (COWAN)
No. 9 Awosika Crescent
Ijapo Estate
Akure - Ondo State
NIGERIA
Tel : (234) 34-231-945/234-1-861-714
Fax : (234) 34-231-633
- Chief Bisi Ogunleye

Namibia Development Trust
P. O. Box 8226
Pasteur Street 57
WINDHEOK West
Namibia
Tel : (061) 238002/3
Fax : (061) 233261
- Ms Rose-Mary Popyeni Sheehama

Organisation Mondiale du Mouvement Scout
B. P. 5988
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel: Bureau: 31-44-49
Dom.: 36-70-57
Fax : 314580
- Mr. Sanné Mohamed Topan (Député)

Organisation des Femmes pour la Sécurité
Alimentaire et le Développement (OFSAD)
B. P. 13683
Yaoundé
CAMEROUN
Tel : 31-77-74
- Mme Marie Béatrice Kenfack

Organization of African Trade Union Unity
OATUU/OUSA
P. O. Box M 386
Accra
GHANA
Tel : (233) 21- 774531/772574
Fax : (233) 21- 772621
- Mr. Augustin Mujyambere

Organisation des Femmes Centrafricaines
(OFCA)
- Mme Charlotte Bembe

Pan-African Federation of Agricultural and Food Workers (PFAFW)
c/o General Agricultural Workers' Union
of Trades Union Congress
P. O. Box 701
Accra
GHANA
Tel : (233) 21-66-55-14
Fax : (233) 21-66-93-94
- Mr. Samuel Kangah

Plate-Forme des Organisations Paysannes du Sahel
B. P. 49 Kati KA (Chambre d'Agriculture)
(APCAM) Bamako
Mali
Tel : 22-87-25
Fax : 22-87-37
- Mr. Soulayemane Mansamakan Keïta

Plate-Forme des Organisations Paysannes du Sahel
01 B. P. 522
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : (226) 30-65-27/31-40-17
Dom. (226) 30-04-54/45-32-32-67
Fax : (226) 30-65-28
- Mr. Prosper Y. Ouédraogo

Plate-Forme des Organisations Paysannes du Sahel
UNC
B. P. 296/ou 25SAY
Niamey
NIGER
Tel : 73-44-48/78-42-17
- Mr. Alfa Cissé Yacouba

Plate-Forme des Organisations Paysannes du Sahel
Conseil national d'Appui au Mouvement Associatif Coop.
(CONAMAC)
B. P. 963
N'djamena
TCHAD
Tel : (235) 52-78-36
Fax : (225) 51-28-05
- Mr. Angui Defe

Plate-Forme des Organisations Paysannes du Sahel
B. P. 84
Priaia
CAP VERT
Tel : (238) 71-11-65/61-46-82
Fax : (238) 71-11-55/61-50-95
- Mr. Emiliano Semedo Brito

Projet D'Appui au Développement Local au Sahel
PADLOS/CILSS
B. P. 7049
Ouagadougou
BURKINA FASO
Tel : (226) 31-26-40
Fax : (226) 31-19-82
- Mr. Yacouba Moustapha

Programme Against Malnutrition
P. O. Box 30599
Lusaka
ZAMBIA
Tel : (260) 1 23-82 57
Fax : (260) 1 23-82-57
- Mr. Felix Chizhuka

Que Choisir Bénin ONG
Association Consommateurs
B. P. 04-142
Cotonou
BENIN
Tel : 335853
Fax : (229) 21-25-25
- Mr. Bernard Dossou-Dossa

Réseau Guinéen Traction Animale
B. P. 148
Kindia
GUINEA
Tel : 60-03-73/61-04-63
Fax : (224) 61-09-60
- Mr. Almamy Seny Soumah

Recherche, Appui et Formation aux Initiatives
d'Auto développement (RAFIA)
B. P. 43
Dapaong
TOGO
Tel : (00228) 70-80-89
Fax : (00228) 70-82-37
- Mr. Noigue Tambila Lenne

Secrétariat Permanent des ONG (SPONG)
01 B.P. 131
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : 30-62-63/31-18-85
Fax : s/c 31-71-22/31-18-85
- Mr. Casimir Bambara

Tanzania Home Economics Association (TAHEA)
Home Economics for Africa (HEAA)
P. O. Box 1125
Dar-Es-Salaam
TANZANIA
Tel : (255) 51-74372 or 27211 Ext. 367/140
Fax : 255-51-46450 c/o Mr. Tony Thompson/ (225) 50-66-15-2 c/o UNFPA Representative
- Mrs. Freda U. Chale

Uganda Women Tree Planting Movement
(UWTPM)
P. O. Box 10351
Kampala
UGANDA
Tel : (256) 014-25-42-40
Fax : (256) 041-25-52-88
- Mrs. Ruth Mubiru

Union des Groupements Villageois
Bouche
B.P. 74
Dedougou
BURKINA FASO
Tel : 52-01-19
Fax : 52-03-74
- Mr. FidE8Šle Toe

Winrock International
08 BP 1603
Abidjan 08
COTE D'IVOIRE
Tel : (225) 44 94 14
Fax : (225) 44 94 11
E-Mail : Winrock-Abidjan@CGNET.COM
- Mrs. Reine Brigitte Boni

Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
01 BP 575
Ouagadougou 01
BURKINA FASO
Tel : 30-67-62/64
Fax : 31-70-04
- Mme Alizatta Tamboula

Ministère du Développement Rural
B. P. 341
Lome
TOGO
Tel : 21-52-86
- Mme Ayélé-Mawuto

Ministère du Développement Rural
B. P. 385
Lome
TOGO
- Akossiwa Duyiboe

Office of the FAO Representative in Burkina Faso

Mr. A. T. Ibrahim
Représentant de la FAO au Burkina Faso
B. P. 2540
Ouagadougou, BURKINA FASO
Tel : 30-60-57/8
Fax : 31-00-84

FAO Regional Office for Africa

Ms. Laurencia Adams
NGO Unit
FAO Regional Office for Africa
Accra, GHANA
Tel: (233) 21 666851
Fax: (233) 21 668427

Mr. Godfrey Coker
Regional Statistician
FOA Regional Office for Africa
P. O. Box 1628
Accra
Tel: (233) 21 666851-4
Fax: (233) 21 668427

Mr. B. F. Dada
Assistant Director-General and Regional Representative for Africa
FAO Regional Office for Africa
P. O. Box 1628
Accra, GHANA
Tel : (233) 21 666851-4
Fax: (233) 21 234003

Mr. A. Haribou
Policy Officer
FAO Regional Office for Africa
P. O. Box 1628
Accra, GHANA
Tel: (233) 21 666851-4/664607/8
Fax: (233) 21 668427

Dr. S. N. Kassapu
Regional Science and Technology Officer
FAO Regional Officer for Africa
P. O. Box 1628
Accra, GHANA
Tel : (233) 21 666851-4
Fax: (233) 21 668427

Ms. Diana Tempelman
Women In Development Officer
FAO Regional Office for Africa
P. O. Box 1628
Accra, GHANA
Tel : (233) 21 666851-4
Fax: (233) 21 668427

FAO Headquarters Rome

Ms. Kay Killingsworth
Secretary-General
World Food Summit
Tel: 39-6 5225 3420
Fax: 39-6 5225 5249

Ms. Marlynne Hopper
Associate Professional Officer
World Food Summit Secretariat
Tel: 39-6 5225 4246
Fax: 39-6 5225 5249

Ms. Marie-Christine Laporte
World Food Day Officer
Information Division
Tel: 39-6 5225 5655
Fax: 39-6 5225 3961

Ms. Nora McKeon
Programme Officer
Unit for Cooperation with Private Sector and NGOs
Tel: 39-6 5225 3852
Fax: 39-6 5225 4385

Ms. Frances Vieta
Consultant
World Food Summit Secretariat
New York
Tel: 1-212-963-6036
Fax: 1-212-888-6188


Avril 1996 Annexe 3

CONSULTATION REGIONALE DES ONG AFRICAINES
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

Ouagadougou, Burkina Faso, 14 et 15 avril 1996

Rapports des Groupes de Travail

Groupe I - La production alimentaire

    Les gouvernements devraient assurer la stabilité et la sécurité nationale en tant que condition préalable de la sécurité alimentaire.
  1. Le régime foncier devrait être amélioré et reformé de manière à prendre en considération les petits producteurs et plus particulièrement les femmes.
  2. Les modèles de production et de consommation alimentaires appliqués en Afrique devraient être transformés pour encourager la production et l'utilisation de produits locaux.
  3. Les intérêts des petits producteurs devraient toujours être pris en compte dans la détermination des politiques affectant la production alimentaire.
  4. Les méthodes mises au point en vue d'améliorer la production alimentaire devraient assurer la durabilité de la base des ressources naturelles.
  5. Les techniques locales appropriées à la portée des agriculteurs devraient être améliorées en faisant plus spécialement appel aux connaissances indigènes, ainsi qu’à la technologie introduite.
  6. Les services de vulgarisation devraient être adaptés aux besoins des petits agriculteurs et non pas seulement aux agriculteurs commerciaux.
  7. Il devrait y avoir une décentralisation de la prise des décisions relatives aux politiques et programmes qui affectent la production alimentaire.
  8. Il faudrait mobiliser davantage de ressources locales en vue d'assurer la durabilité de la production alimentaire.
  9. Les financements par les donateurs devraient être mieux garantis, dirigés et surveillés, afin de s'assurer qu'ils atteignent les petits agriculteurs - hommes et femmes - qui sont les principaux producteurs d'aliments.
  10. Il faudrait renforcer la coordination entre les gouvernements, les ONG et les agriculteurs.
  11. Les équipes de travail créées dans les pays pour mettre en oeuvre les plans d'action découlant du Sommet mondial de l'alimentation devraient comprendre des ONG et des organisations d'agriculteurs.
  12. Les systèmes de production alimentaire sont déterminés par des facteurs techniques, culturels, écologiques, sociaux, économiques et politiques. Sans volonté politique, rien ne peut être réalisé.

Groupe II - Accès à l'alimentation et distribution

1. La qualité et le coût de production sont des aspects qui seront abordés dans la première Commission. Néanmoins, il est important de préciser que ces éléments restent des conditions nécessaires à la commercialisation.

2.Interface production/distribution

2.1Accessibilité

Ce terme renvoie à la notion de consommateurs. Il fait aussi référence à la stabilité, à la disponibilité et à la durabilité (permanence). L'accessibilité reste étroitement liée aux question-clés:

Recommandations:

2.2 Compétitivité

Cette compétitivité se fait entre les produits (notamment entre produits locaux et produits importés) mais aussi entre les pays. Elle renvoie a la commercialisationet à la qualité (cette qualité a un prix). Il est important de souligner que les programmes d'ajustement structurel ont entraîné l'augmentation des prix des facteurs de production. Cela ne permet pas aux paysans africains d'avoir des produits alimentaires compétitifs. Les produits importés coûtent parfois moins cher et bénéficient d'une grande publicité même s'ils ne sont pas nutritifs. La compétitivité pose des problèmes sérieux au niveau de la manipulation des produits chimiques utilisés pour atteindre un haut niveau de compétitivité. Les multinationales jouent un rôle important dans cette course effrénée vers la compétitivité.

Recommandations:

2.3 Disponibilité

La disponibilité suppose: a) la proximité; b) la quantité; c) la qualité; et d) le reconditionnement des produits alimentaires selon les moyens des consommateurs. Il est clair que la disponibilité reste fortement liée à la production, à l'infrastructure (état des axes routiers) au stockage et à la conservation. Pour accroître la disponibilité, il est nécessaire de ne pas privilégier les cultures de rente au détriment des cultures vivrières.

Recommandations:

2.4Transport

Le transport renvoie à la distribution/commercialisation (écoulement des produits) et à l'accessibilité.

Recommandations:

2.5 Stockage/conservation/transformation/conditionnement

Une grande partie de la production est perdue pour des problèmes de conservation (30% selon la FAO). Il est donc important de trouver des systèmes performants de conservation selon le type de produit alimentaire. Face au désengagement de l’Etat, il faut susciter la création d'unités de conservation sur la base de crédits souples. Les structures de transformation devraient aussi être développées, surtout au profit des organisations féminines, avec un système de formation adéquat. Il faut souligner que le développement de la transformation exige des marchés sûrs et des débouchés permanents.

Recommandations:

2.6 Infrastructures/Communication

Il est nécessaire de mobiliser les populations et les ONG pour le développement des axes routiers en collaboration avec l’Etat.

3.Intégration economique régionale

Les paysans doivent être impliqués dans ce processus d'intégration régionale sur la base de la gestion des marchés collectifs. Il est indispensable de mieux organiser les échanges inter-Etats dans un esprit de solidarité. Cela sous-entend la solution des problèmes d'infrastructures, de prix - des considérations liées à l'intérêt national et au fonctionnement des structures existantes.

4.Aide alimentaire

En dehors des calamités et des catastrophes naturelles, l'aide alimentaire doit être interdite. Il y a une accoutumance des populations aux dons ("Food For Work"). L'aide alimentaire régulière doit tenir compte des besoins des femmes et des enfants.

Recommandations:

5.Condition de réalisation de la sécurité alimentaire en Afrique

Des conditions restent nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire:

Groupe III - Questions institutionnelles

1. Par rapport au document:

  1. Le groupe a noté au niveau du préambule qu’un accent trop important est porté sur les désordres sociaux et l’instabilité politique des pays africains. Il suggère de mettre plus l’accent sur les autres raisons de l’insécurité alimentaire (les aléas climatiques, les pluies irrégulières, les calamités naturelles, la dégradation des ressources naturelles, etc.).
  2. Il a été noté également que le document mérite un approfondissement au niveau des actions à mener aux niveaux international, national et local; les rôles des gouvernements, des ONG et autres devraient être mieux précisés.
  3. Le document fait état des rôles traditionnels des ONG (aide d’urgence et autres) et occulte le rôle d’assistance que doivent jouer les ONG auprès des gouvernements dans la formulation des politiques et programmes de sécurité alimentaire.

2.Fort de ce constat, voici quelques actions concrètes suggérées par le groupe:

  1. Au moment où l’on parle de la globalisation de l’économie, des mesures de libéralisation de l’économie, de la privatisation des services publics, des accords de libre échange et de l’intégration économique régionale, la mise en oeuvre du Plan d’action pour la sécurité alimentaire interpelle l’implication des différents acteurs dans la définition des rôles et des responsabilités pour garantir la sécurité alimentaire.
  2. Les principaux acteurs ont été retenus: l’Etat, les ONG, les consommateurs, les institutions de recherche, les institutions financières, les opérateurs privés, les organisations des producteurs, les médias, les collectivités locales.

3.Par rapport à l’Etat:

Face aux désengagements de l’Etat et à la décentralisation des responsabilités:

  1. L’Etat doit créer un cadre de concertation permanent avec les ONG, les organisations des producteurs et productrices et les collectivités locales pour une meilleure définition, exécution et coordination des programmes de sécurité alimentaire.
  2. La participation effective des femmes rurales à ce cadre a été spécialement recommandée aux niveaux local, national, sous-régional et international.
  3. L’Etat doit établir les conditions favorables à la mise en oeuvre du Plan d’action (une législation sur les régimes fonciers adéquats, sans discrimination de sexe, la mise en place d’infrastructures, des tarifs douaniers adéquats, etc.).
  4. L’Etat doit créer aussi les conditions pour renforcer ou appuyer les ONG et les organisations des producteurs dans les domaines de la formulation, de l’accès aux ressources financières et à la technologie appropriée.
  5. L’Etat doit enfin préconiser un mécanisme de suivi adéquat pour apprécier les progrès en matière de sécurité alimentaire. Ce mécanisme doit inclure les ONG, les producteurs et les productrices.

4.Par rapport aux ONG:

  1. Les ONG doivent participer à la définition, l’exécution et l’évaluation des programmes et politiques de sécurité alimentaire aux niveaux local, national, sous-régional et international.
  2. En collaboration avec les médias, les ONG doivent sensibiliser et mobiliser l’opinion publique sur la nécessité de garantir la sécurité alimentaire et s’y employer à y contribuer dans les différents domaines d’intervention par leur approche basée sur la participation des populations.
  3. Les ONG doivent continuer à assurer la formation, l’encadrement des producteurs et productrices en collaboration avec la recherche ou les services compétents.

5.Par rapport aux organisations des producteurs et productrices:

  1. Une participation des organisations des producteurs et productrices à la définition des politiques en programmes de sécurité alimentaire aux niveaux local, national, sous-régional et/ou international avec les différents partenaires (l’Etat, la recherche etc.).
  2. La création d’un réseau de communication et d’information entre producteurs et productrices pour une meilleure gestion des prix de leur production.
  3. Les producteurs doivent diversifier les sources de revenus par la promotion de l’artisanat.
  4. Les producteurs doivent constituer des stocks de sécurité.
  5. Les producteurs doivent avoir accès à la technologie appropriée et aux nouvelles techniques culturales durables.
  6. Les producteurs doivent constituer ou contracter des assurances pour leurs activités.
  7. Valorisation du savoir-faire des producteurs et productrices et diffusion de ce savoir-faire.